[IMG1]L’accalmie n’aura été que de courte durée pour les populations du sud de la Guinée confrontées en ce moment à un retour des bandits spécialisés dans des attaques des véhicules de transport, empruntant la route nationale Kissidougou-N’Zérékoré, en passant par Macenta, sur une distance de près de 300 km, a appris APA de sources concordantes.
Dans la nuit du 8 avril dernier, des hommes vêtus d’uniformes militaires ont ouvert le feu sur des passagers d’un minibus, qui tentait de rallier Macenta, en provenance de la ville de N’Zérékoré, blessant 6 personnes dont deux grièvement.
Une autre attaque s’était déroulée il y a environ trois semaines, selon des sources policières.
A chaque fois les passagers sont dépouillés de leur argent et de tous les biens qu’ils ont en leur possession, par des bandits qui n’hésitent pas à ouvrir le feu face à la moindre résistance.
Les autorités de la préfecture de Macenta, ville frontalière du Liberia, qui fut l’une des cibles des attaques rebelles de 2000, ont déclenché des opérations en vue de barrer la route à ces coupeurs de route.
Il est prévu la mise en place de brigades de surveillance mixtes et l’érection de barrages dans la zone dont les nuits sont devenues les moments de prédilection pour les coupeurs de route.
L’insécurité en Guinée forestière tire son origine du mauvais état des routes, de la circulation des armes légères et la présence de nombreux ex combattants démobilisés, venus de la Sierra Leone et du Liberia, sans oublier les volontaires recrutés pour appuyer l’armée guinéenne lors de la rébellion dont cette région fut victime en 2000.
Des patrouilles initiées en février dernier par les autorités de N’Zérékoré, en collaboration avec leurs homologues de Gueckedou et Macenta avaient permis d’arrêter 25 coupeurs de route, dont la plupart étaient des hommes en uniforme.
Africaguinee.com
Source:APA |
  Rubrique: SociĂ©tĂ©  date: 12-Apr-2008 ŕ 18:07:00  Partager:   :  |