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Elections Présidentielles au Zimbabwe:Le Président Mugabe en fin de règne...
[IMG1]Le règne de 28 ans du président zimbabwéen Robert Mugabe semblait être entré dans sa phase finale mardi, à en croire un haut responsable de son parti, tandis que son rival de longue date Morgan Tsvangirai affirmait que le vote de samedi exprimait une volonté de changement.
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M. Tsvangirai n'a pas voulu confirmer dans la soirée des informations selon lesquelles M. Mugabe était prêt à quitter le pouvoir, ni annoncer sa victoire tant que les résultats finaux des élections générales n'avaient pas été publiés.
"Je suis prêt à attendre que la commission électorale du Zimbabwe confirme les résultats", a déclaré le chef du Mouvement pour le changement démocratique (MDC) lors de sa première apparition publique depuis le scrutin de samedi.
"Toute spéculation sur des accords, des négociations, n'a pas lieu d'être parce que les résultats n'ont pas été annoncés", a-t-il ajouté, estimant toutefois que "le vote de samedi était un vote pour le changement, pour un nouveau commencement".
La Maison Blanche a pressé la commission électorale de proclamer les résultats, jugeant "clair" que les Zimbabwéens avaient "voté pour le changement".
Selon un haut responsable de l'Union nationale africaine du Zimbabwe-Front patriotique (Zanu-PF, au pouvoir) et des responsables diplomatiques occidentaux, des conseillers de MM. Tsvangirai et Mugabe négocient depuis lundi le départ du chef de l'Etat.
"Il est prêt à quitter le pouvoir parce qu'il ne veut pas se mettre dans l'embarras en affrontant un second tour" de scrutin, a déclaré à l'AFP ce responsable de la Zanu-PF, sous couvert de l'anonymat.
"Seule une personne l'en empêche encore, le chef de l'armée" Constantine Chiwenga, a ajouté ce responsable.
Selon lui, M. Tsvangirai étant arrivé en tête avec 48% des suffrages mais sans majorité absolue, un second tour aurait dû être organisé dans les trois semaines.
Deux diplomates européens à Harare ont également indiqué qu'un accord de principe avait été conclu entre l'opposition et les proches du président. "Tout va dans le sens d'un départ en douceur du président Mugabe", a déclaré l'un d'eux à l'AFP.
Selon la BBC, les ambassadeurs britannique, français et américain à Harare ont été convoqués dans la soirée au siège du gouvernement.
Le ministre adjoint de l'Information Bright Matonga a cependant affirmé qu'il n'y avait "aucune discussion en cours".
Robert Mugabe, 84 ans, briguait un 6e mandat à la tête du pays qu'il dirige depuis son indépendance en 1980. Pour la deuxième fois, il affrontait M. Tsvangirai, arrêté à plusieurs reprises et passé à tabac par les forces du régime, notamment il y a un an avant un rassemblement contre le chef de l'Etat.
Seuls des résultats partiels des législatives ont été publiés et la commission électorale a affirmé mardi être toujours "en train de recevoir les résultats du scrutin présidentiel en provenance de plusieurs provinces" et procéder à leur "vérification méticuleuse".
Ces délais ont alimenté la peur de manipulations des résultats, les Occidentaux demandant à la commission de les publier "dès que possible".
La tension est montée d'un cran quand la présidence de l'Union européenne (UE) a évoqué dans la journée le départ de M. Mugabe. Le chef de la diplomatie slovène Dimitrij Rupel, dont le pays préside l'UE, a estimé que le dirigeant zimbabwéen avait "perdu les élections". "J'espère qu'il est sur le départ, la plupart des Européens pensent de même (...) S'il continue, ce sera un coup d'Etat".
"Ils peuvent aller se faire pendre. Ils veulent truquer les élections du Zimbabwe", a rétorqué le porte-parole de M. Mugabe, George Charamba.
Sur 160 des 210 sièges de députés attribués en soirée, le MDC a remporté 82 contre 78 à la Zanu-PF. Cinq des sièges du MDC sont allés à une faction dissidente dirigée par Arthur Mutambara.
Le MDC a dès lundi revendiqué la victoire, estimant que M. Tsvangirai avait remporté 60% des suffrages contre 30% au président Mugabe, tandis qu'un réseau indépendant de quelque 8.000 observateurs assurait que le leader du MDC n'avait pas obtenu la majorité absolue.
Les forces de l'ordre restaient en état d'alerte maximale dans le pays, où le calme continuait à régner.
Quelque 5,9 millions d'électeurs étaient appelés aux urnes samedi pour désigner leurs président, députés, sénateurs et conseillers municipaux, pour la première fois lors d'un scrutin unique dans ce pays en plein marasme économique avec une inflation à plus de 100.000%.
Africaguinee.com
Source:AFP |
  Rubrique: News Afrique  date: 02-Apr-2008 à 00:17:52  Partager:   :  |
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