 |
| Detail de la News |
Chantal colle toujours à la DPJ : Le CNC demande sa libération
[IMG1]L’affaire Chantal colle continue à provoquer des débats. L’interpellation, hier mardi, de la responsable de Alo à la DPJ fait bouger certains ‘’gros bonnets’’ et autres proches de la dame d’affaires. Contre toute attente, c’est le Conseil National de la Communication (CNC) qui invite le Premier ministre et les membres du Gouvernement à libérer Chantal Colle. Ledit communiqué, premier du genre en Guinée en faveur d’un non journaliste, provoque déjà des vagues dans certains milieux. Qu’est-ce qui se trame donc à l‘horizon ? Bien malin qui y répondra.
Nous vous livrons, in extenso, le contenu dudit communiqué signé par le Président de ladite institution, M. Tibou Kamara...
COMMUNIQUE DU CNC
N°070/SP/CNC/03/2008
Le Conseil national de la communication a été informé de l'interpellation suivie de l'arrestation de Madame Chantal Cole, PDG de ''Allo-Guinée'' le mardi 18 mars 2008 en fin d'après midi. Il est reproché à Madame Chantal Cole d'avoir tenu à l'occasion d'une conférence de presse qu'elle a animée le lundi 17 mars des propos qualifiés de ''diffamatoires'' à l'encontre du Premier ministre et du gouvernement. A cet égard, le CNC rappelle qu'en son article 7, la loi fondamentale stipule:
« Il (citoyen) est libre d'exprimer, de manifester et de diffuser ses idées, ses opinions par la parole, l'écrit et l'image"; plus haut, il est dit qu'il "est libre de croire, de penser et de professer sa foi religieuse, ses politiques et philosophiques ».
Le CNC en conséquence tient à rappeler que la loi portant création du conseil national de la communication stipule: « Le CNC est un organisme de défense du droit des citoyens à l'information ».
-La loi sur la liberté de la presse en son article 74, alinéa 4, dispose: « dans le cas d'injure ou de diffamation envers un ou plusieurs membres de l'assemblée nationale, un ou plusieurs membres du gouvernement, la poursuite n'aura lieu que sur la plainte de la ou des victimes ».
Dans tous les cas, la détention préventive n'est pas prévue en l'occurrence.
Il s'oppose donc à toute tentative d'entrave aux droits légitimes et constitutionnels des citoyens en matière de liberté de presse et d'expression. En cas d'abus de la part de ces derniers, il existe de voies de recours et des procédures que tout citoyen, plus encore les responsables à tous les niveaux, ont l'obligation d'épuiser et de respecter avant toute privation de liberté. S'il y a délit de presse, il revient à la justice, et non aux services de police, de se prononcer e de statuer comme l'indique la loi L91/05/CTRN du 23 décembre 1991.
Aussi, le CNC invite-t-il le Premier ministre, les ministres de l'intérieur et de la sécurité, de la justice, ainsi que l'ensemble du gouvernement à tout mettre en oeuvre pour la libération de Madame Chantal Cole et recommande vivement par la même occasion le respect de l'Etat de droit, en général, du droit à l'information et à la parle de tous les citoyens en particulier. Au risque d'entamer l'image et la crédibilité de la Guinée à l'intérieur et à l'extérieur du pays.
Le Président du CNC
M. Tibou KAMARA
Africaguinee.com
|
  Rubrique: Politique  date: 19-Mar-2008 à 17:17:54  Partager:   :  |
|
|
|
The Nun'S copyright -- design by Nun'S