
CONAKRY- Un comité de crise sur les « massacres de Zogota » entend porter plainte contre l’Etat guinéen pour son rôle présumé dans les violences survenues la semaine dernière dans la préfecture de N’zérékoré, et qui ont entrainé la mort de cinq personnes et plusieurs blessés.
Les membres de ce comité l’ont fait savoir à la faveur d’une conférence de presse qu’ils ont animée cet après midi.
« Il ya des lois, il faudrait qu’elles soient appliquées dans toutes leur rigueur. Il faut situer les responsabilités et traduire les responsables en justice. On ne peut pas aller punir tout un village. Sil y avait eu des sanctions on en serait pas là aujourd’hui. Nous allons veiller à ce que la justice soit rendue, pas seulement pour les populations de Zogota, mais pour toute la Guinée. Nous allons porter plainte contre l’Etat, et évaluer la responsabilité de la société Vale. Il n y a aucune personne qui est au dessus de la loi » a déclaré Maitre Thierno Baldé, un des avocats contacté par ce comité.
Ce comité, constitué en partie par des hommes politiques dont l’ancien vice-président du parti NGR, Dr Faya Millimono, et du vice-président du parti NFD, Etienne Soropogui, entend saisir les tribunaux internationaux au cas où leur démarche n’aboutirait pas en Guinée « Nous irons aux tribunaux internationaux s’il le faut, nous exigerons une commission d’enquête indépendante afin de situer les responsabilités. La justice sera dite, que ça soit en Guinée ou ailleurs » martèlera Dr Faya Millimono.
Pour sa part, Etienne Soropogui dira que les évènements survenus à Zogota constituent une « honte » pour le pays. Le vice-président des NFD estimera par la suite, qu’il est « inadmissible » que les autorités guinéennes se comportent de cette façon.
Présent à cette conférence de presse, le leader du parti CADRE, Daniel Kolié reviendra d’abord en substance, sur les circonstances des évènements survenus à Zogota avant de dénoncer ce qu’il a qualifié de « campagne de manipulation » qui serait organisée par le pouvoir en place.
Avant de clôturer la conférence de presse, Hadja Biya Diallo, membre du bureau exécutif de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée a invité le président Alpha Condé à ne pas se taire sur cette affaire, « puisqu’il est le père de la nation » a-t-elle renchérit.
A noter que ce comité demande aussi la destitution et la poursuite en justice des cinq ministres qui étaient à N’zérékoré au moment des faits.
Il s’agit notamment des ministres de l’administration du territoire et de la décentralisation, Alhassane Condé, et de celui de la sécurité et de la protection civile, Général Mamadouba Toto Camara.
SOUARE Mamadou Hassimiou
Pour AFRICAGUINEE.COM
|
  Rubrique: Politique  date: 09-Aug-2012 ŕ 21:16:03  Partager:   :  |