
FRIA- C’est un euphémisme de dire qu’actuellement les populations de Fria sont dans la détresse depuis l’arrêt il y a cinq mois des activités de l’usine. Cette ville minière qui abrite pas moins de 120.000 âmes est aujourd’hui dans le ‘’ qui-vive’’ a constaté Africaguinee.com.Les citoyens de Fria dont la vie ne dépend que des revenus qui proviennent des recettes de l’usine sont dans une angoisse et se demandent à quel saint se prêter. C’est du moins le constat qui ressort du micro trottoir réalisé par notre reporter dans cette ville.
« Si l’usine ne travaille pas, Fria n’est rien » estime une jeune femme ménagère…
On ne sait pas ce qu’il y a à l’intérieur de l’usine. La seule chose que l’on connait, c’est que rien n’est normal maintenant à Fria. Les gens vivent très difficilement. Nous demandons au gouvernement de trouver une solution. Même si ce ne sont pas les russes qui vont revenir. Le gouvernement n’a qu’à faire en sorte que l’usine recommence ses activités. Si l’usine ne travaille pas, Fria n’est rien. s’est lamenté cette pauvre jeune femme rencontré dans la ville et qui a requit l’anonymat.
« On ne vit pas bien ici, tout nous manque » estime Jean Guilavogui
Depuis le mois d’avril 2012, la population de Fria souffre. On ne vit pas bien ici, tout nous manque. Même l’électricité qu’on avait avant, est déficitaire maintenant. Nos téléphones sont déchargés, on n’arrive pas à communiquer de l’extérieur. Il faut que le gouvernement nous vienne au secours » interpelle ce jeune d’une vingtaine d’année.
« Actuellement les gens ont fini de revendre leurs ustensiles pour nourrir leur famille » avoue Mamadou Sow, travailleur à Fria
On est là avec une souffrance qui ne dit pas son nom. L’usine a été fermée sans nous avertir. Si on nous avait alerté, on allait se préparer. Notre syndicat a revendiqué nos droits, Rusal a fermé les portes pour aller s’asseoir à Conakry avec le gouvernement. Depuis 5 mois comme ça, on est assis sans rien. Dans la ville actuellement les gens ont fini de revendre leurs ustensiles pour nourrir leur famille. Les chrétiens ont passé comme ça leur carême, après eux, les musulmans aussi sont aussi dans la même situation, dans la même souffrance. Vraiment on ne peut pas expliquer tout ce que les gens endurent ici. s’est confié ce quinquagénaire.
Boubacar 1 Diallo
Envoyé spécial à Fria
Pour Africaguinee.com
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  Rubrique: A vous la parole  date: 08-Aug-2012 à 20:09:17  Partager:   :  |