[IMG1]Le Premier ministre ivoirien Guillaume Soro, chef de l'ex-rébellion des Forces nouvelles (FN), affirmera ses "ambitions" politiques au lendemain de la présidentielle de 2008, selon une interview publiée dans la dernière édition du journal Jeune Afrique.
"L'accord de (paix de) Ouagadougou m'interdisant d'être candidat, j'ai hâte d'être au lendemain du scrutin pour pouvoir enfin exprimer mes ambitions pour mon pays", a-t-il dit dans cette interview, la première depuis sa nomination au poste de Premier ministre en mars 2007.
"Si le futur président élu souhaite associer les Forces nouvelles à la gestion du pays, nous aviserons. Sinon, nous aurons tout un champ politique à investir", a poursuivi le chef du gouvernement de transition né de l'accord de paix qu'il a signé le 4 mars 2007 avec le président Laurent Gbagbo.
"Vivement les élections qui vont clore un cycle politique et ouvrir la voie à de nouvelles générations", a ajouté l'ancien leader étudiant, âgé de 35 ans, qui avoue être "souvent mal à l'aise dans les habits de Premier ministre".
"D'un mouvement armé, les FN sont en train de se muer en une force responsable, crédible et apte à gérer les affaires de l'Etat", a ajouté M. Soro précisant que l'avenir de l'ex-rébellion serait également évoqué après la présidentielle.
Les FN ne soutiendront "aucun candidat" mais ses membres feront individuellement "ce qu'ils veulent", a-t-il précisé en posant lui-même en "arbitre du processus électoral".
Guillaume Soro a aussi qualifié de "ragots" les rumeurs selon lesquelles il aurait passé un pacte avec Laurent Gbagbo pour le soutenir lors de l'élection à venir en échange de l'aide du chef de l'Etat à la présidentielle suivante.
"Reconnaissez-moi un minimum de bon sens pour ne pas me brûler les ailes avec des calculs sur une transition aussi précaire qu'aléatoire", a ironisé M. Soro.
Interrogé sur sa sécurité, Guillaume Soro a dit ne pas croire "à un danger émanant des FN" malgré l'attentat meurtrier qui a visé son avion le 29 juin 2007 alors qu'il atterrissait à Bouaké (centre), le fief de la rébellion.
L'ancien leader étudiant (1995-1998) a aussi défendu sa légitimité sur la rébellion et mis en doute celle de l'ex-putschiste Ibrahim Coulibaly, dit IB, considéré comme l'un de ses fondateurs.
"Soit le sergent-chef IB n'est pas suffisamment intelligent pour garder son bébé, soit il ne l'a pas conçu seul", a estimé M. Soro, affirmant qu'après le coup d'Etat manqué des FN, le 19 septembre 2002, il avait quitté Abidjan et "pris des risques pour rejoindre Bouaké, mener les hommes, affronter avec eux les balles et les privations" alors que "IB était introuvable".
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Source.AFP |
  Rubrique: News Afrique  date: 17-Mar-2008 à 20:12:38  Partager:   :  |