
CONAKRY-« Nous espérons que les démarches entreprises pour concilier les différentes positions vont aboutir. Dans le cas contraire nous nous verrons dans l’obligation de reprendre nos manifestations sur les voies publiques, puisque la loi nous l’autorise ».
Ce sont là quelques propos du porte-parole de l’opposition guinéenne réunie au sein du collectif des partis politiques pour la finalisation de la transition et de l’Alliance pour la Démocratie et le Progrès, lors d’une conférence de presse animée par ces deux blocs ce matin.
Aboubacar Sylla a aussi dénoncé ce qu’il a qualifié « d’absence de cadre de dialogue », qui devait permettre à aplanir les divergences entre la mouvance et l’opposition.
De son côté, le chef de file de l’opposition guinéenne, Elhadj Cellou Dalein Diallo a accusé le pouvoir en place de vouloir retarder la tenue des prochaines élections législatives.
L’ancien challenger du président Alpha Condé à la dernière élection présidentielle a, encore une fois fustigé le choix porté sur la société Sud Africaine Way Mark, pour les opérations de révision des listes électorales.
Revenu récemment d’une visite à Paris, le leader de l’Union des Forces Républicaines a indiqué quant à lui que les rapports produits par les experts du programme des nations unies pour le développement et de l’organisation internationale de la francophonie « ont mis à nue » les défaillances du système Way Mark.
Toujours lors de cette conférence de presse, le président du parti NFD, Mouctar Diallo, s’est quant à lui interrogé sur les raisons de la volonté du pouvoir à maintenir la configuration actuelle de la commission électorale nationale indépendante.
Hier, lors d’un point de presse, une ONG proche de la mouvance présidentielle avait dénoncé ce qu’elle a qualifié de « velléités » de l’opposition.
A noter que selon le président Alpha Condé, les élections législatives sont attendues avant la fin de cette année.
SOUARE Mamadou Hassimiou
Pour AFRICAGUINEE.COM
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  Rubrique: Politique  date: 02-Aug-2012 ŕ 23:41:04  Partager:   :  |