[IMG1] Adopter l’enseignement des langues nationales en articulation avec la langue française et élaborer une politique nationale linguistique c’est l’objectif d’une rencontre de quatre jours depuis Mardi à l'Institut National de Recherche et d'Action Pédagogique(INRAP)de Donka.
Organisé par le Ministère de l’Enseignement Pré universitaire et de l’Education Civique(MEPU-EC) avec l'Organisation internationale de la francophoni(OIF),cet atelier regroupe des cadres venus du MEPU-EC et de ses structures déconcentrées, des Inspections régionales et Directions préfectorales de l’éducation ainsi que des représentants du Conseil Economique et Social et ceux du Conseil Nationale de la Communication.
C’est le 1er vice président de l’Assemblée Nationale Germain Doualamou qui a présidé la cérémonie d’ouverture. Dans leurs discours, le directeur de l’Enseignement élémentaire, le représentant de l’OIF (formateur), le secrétaire général du MEPU-EC et le 1er vice président de l’Assemblée Nationale ont tous souligné la nécessité de parler plusieurs langues , l’apport de l’étude et l’utilisation des langues nationales en articulation avec la langue franc aise en vue de faciliter la maîtrise de cette dernière.
Le Mali, le Burkina et la Tanzanie ont été cités comme exemple de réussite.
Quatre thèmes ont été développé pendant ces deux premières journées dont « politique linguistique et stratégie de mise en œuvre » par le représentant de l’OIF et « Bilan de l’expérience de l’enseignement des langues nationales à l’école en Guinée ».
En Guinée plusieurs langues nationales sont parlées dont trois sont dominantes et favorites pour un tel projet : le poular, le malinké et le sussu.
La politique nationale linguistique une fois élaborée sera soumise à l’approbation des députés pour adoption. Et si cette politique est adoptée, le retour définitif des langues nationales dans les écoles élémentaire en Guinée prendra encore plusieurs années car il y a de préalables à remplir : élaboration des documents pédagogiques appropriés, formation des enseignants…Ce qui pourrait commencer par cibler quelques écoles échantillons à travers le pays pour une expérimentation. Donc il y a aura du pain sur la planche.
L’école guinéenne est confrontée de nos jours à des problèmes qui ont pour nom : manque d’infrastructure suffisantes, effectifs pléthoriques dans les classes, (on peut trouver jusqu’à 150 élèves/classe dans les collèges et lycées), insuffisance du personnel enseignant. La plupart des enseignants en service sont constitués de contractuels sortis des ENI et des Universités. Des enseignants dont la formation académique et celui pédagogique laissent à désirer. L’autre problème au niveau des élèves c’est la non maîtrise de la lecture à partir de l’élémentaire.
Pour rappel,les années scolaires 2004-2005 et 2005-2006 avaient été déclarées par le département du pré-universitaire "années de la lecture". Mais le problème reste encore à résoudre.
Nous y reviendrons...
Alpha Madiou TOURE
Coordonnateur d'Africaguinee.com
Conakry-Guinée
|
  Rubrique: Culture  date: 22-Nov-2006 ŕ 00:00:00  Partager:   :  |