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Crise politique en Guinée, guerre au Mali: Jean-Marie Doré se prononce...

CONAKRY-Face au blocage politique en Guinée, l'ancien premier ministre Jean-Marie Doré revient à la charge!Dans un langage direct, M. Doré exprime ses inquiétudes et lance un appel au président Alpha Condé.Autre sujet évoqué, celui de l'envoi des troupes guinéennes au Nord du Mali.L'ancien chef du gouvernement de transition est catégorique: le président Condé ne doit envoyer des soldats guinéens dans cette zone hostile!Quand aux préparatifs des législatives au niveau de son parti, l'Union pour le progrès de la Guinée (UPG), Jean-Marie Doré garde le suspense.Il s'est confié au micro d'Africaguinee.com, pour cet entretien exclusif!
AFRICAGUINEE.COM : Bonjour M. Doré !
JEAN MARIE DORE : Bonjour!
AFRICAGUINEE.COM : Lors de son récent séjour parisien, le président Alpha Condé a annoncé que les élections législatives se tiendront avant la fin de cette année. Est-ce qu’à ce stade vous pensez que ce calendrier est tenable ?
JEAN MARIE DORE : Oui mais, depuis qu’il est revenu de Paris les choses ont évolué. Moi comme je n’ai pas entendu ça en direct, il m’est difficile de commenter sur la foi de ce que vous dites. Le problème n’est pas de faire des élections ! Il s’agit de faire des élections crédibles. Faire des élections crédibles, c’est éviter que, soit le gouvernement, soit un parti ne s’arroge le droit de frauder les résultats. C’est insulter le peuple de Guinée que de dévier le vote des citoyens. Quand quelqu’un comme moi, comme Alpha Condé ou comme d’autres, on s’est battu longtemps contre la fraude que Conté et son administration organisaient, notre honneur consiste à faire des élections si propres qu’on regrette qu’on ne soit venu au pouvoir plutôt. Mais si nous venons pour aggraver les fraudes, pour faire pire que Lansana Conté, alors la malédiction sera terrible pour nous, parce qu’on aura trompé la population, le peuple de Guinée.
AFRICAGUINEE.COM : Malgré cette annonce, les divergences entre le pouvoir et l’opposition persistent toujours. Selon vous, qu’est-ce qu’il faut pour aplanir ces divergences ?
JEAN MARIE DORE : il n’y a pas de divergences. On a choisi en catimini pour des raisons obscures Way-Mark, qui n’a organisé nulle part de révision de listes. Vous comprenez ! Et Way-Mark non seulement, est inapte à faire une révision correcte, mais aussi ses machines ne sont pas adaptées à faire ce type de travail. Sur les vingt conditions posées, trois concernent l’inefficacité des machines. Dans combien d’années, le constructeur devrait refaire des nouveaux kits ? S’il n’y a pas de combine en dessous, il y a longtemps qu’on aurait laissé tomber Way-Mark. Mais, il doit y avoir combine quelque part pour frauder aux élections, c’est pourquoi, on tient coûte que coûte à Way-mark. Parce que les raisons techniques, contrairement à l’opinion de certains groupes de partis, le problème institutionnel, on peut en débattre. On peut trouver mille solutions pour qu’on trouve le moyen de s’entendre et aller aux élections. Mais techniquement là où s’organise la fraude, on ne peut pas transiger la dessus. Sinon, nous aurions trahi notre mission de faire encrer la démocratie en Guinée. Nous devons bâtir une République. La République se caractérise par le fonctionnement d’institutions issues de la libre volonté des citoyens, sans trucage. Si vous, vous étiez candidat à Dalaba ou à Télémélé, et que les gens votent à 80% pour vous, et puis le jour de la proclamation des résultats, on dit que vous avez eu 10%. Ce serait insulter gravement les gens qui ont évalué ce que vous pouvez faire pour eux pour vous élire ! Aucun de nous, ni le RPG (Rassemblement du Peuple de Guinée, parti au pouvoir, Ndlr), ni L’UFDG (parti de Cellou Dalein Diallo, Ndlr), ni le PEDN (parti de Lansana Kouyaté, Ndlr), ni l’UFR (parti de Sidya Touré, Ndlr), ni l’UPG (sa formation politique, Ndlr), n’avons le droit de contribuer par notre lâcheté à l’organisation à cette échelle la fraude immense dans notre pays. Ce serait bafouer notre pays ! Ce serait nier à la Guinée et au peuple de Guinée le droit à entrer dans l’ère de la démocratie. Une seule voix volée à un citoyen pour agrandir le score d’un autre citoyen, est un crime contre la liberté et contre la démocratie.
FRICAGUINEE.COM : Et le problème de la CENI ?
JEAN MARIE DORE : Non ! On peut négocier, on peut s’entendre. Je vous ai déjà dit ça. Moi j’avais proposé une solution qui consistait, puisque le président a dit qu’on ne touche pas à la CENI (commission électorale nationale indépendante, Ndlr), mais nous sommes assez fertiles en intelligence, donc on va donner raison au président. Le collectif et l’ADP disent qu’ils ne veulent pas entendre parler de Lounceny (actuel président de la CENI, Ndlr), on peut aussi leur donner raison. Mais pour que quelqu’un tire sur vous, si vous prenez une balle, il peut vous viser mille fois, il ne vous tuera pas, à moins de vous frapper avec le canon. Et puis tout compte fait pourquoi tient-on à Lounsény qui a certainement des talents à faire valoir ailleurs qu’à la tête de la CENI dont le fonctionnement est bloqué de l’intérieur comme de l’extérieur à cause de lui. Je continue toujours de m’interroger sans trouver de réponses cohérentes et suffisantes à ce constat affligeant. En fin de compte quel est l’intérêt que l’on défend dans cette affaire ? Celui du peuple de Guinée ou du particulier ?
AFRICAGUINEE.COM : Mais c’est un peu vague…
JEAN MARIE DORE : Non, ce que j’ai dit est clair.
AFRICAGUINEE.COM : Un peu philosophique alors…
JEAN MARIE DORE : Non ce n’est pas philosophique, du tout. Si on soupçonne le président de la CENI de vouloir frauder, c’est parce qu’il dispose des moyens de la fraude. L’outil de la fraude, ce sont les machines affectées à la révision et à la distribution des bureaux de vote. Alors, si on rend impossible techniquement qu’un président de la CENI puisse truquer, vous pouvez multiplier le président par 20, il ne pourra pas tricher. Il restera à la limite, les possibilités pour les préfets exaltés, de vouloir manipuler dans quelques bureaux de vote. Mais on peut contenir ces limites parce qu’il y a aussi des préfets zélés qui, sans avoir reçu l’ordre du président, veulent rester longtemps dans leur fonction, et donc par lâcheté et par opportunisme, vont donner de notre pays que la Guinée est inapte à entrer dans l’ère de la démocratie. Parce qu’ils ne pensent pas à ça, ils ne pensent qu’à leur poste. C’est pourquoi, j’ai toujours dit qu’il faut faire de telle sorte que les agents de commandement de notre administration aient la garantie de l’emploi quelque soit le régime qui vient. Mais si chaque président veut utiliser les préfets, les sous-préfets, comme ses instruments pour épouvanter la population, alors la Guinée ne s’en sortira jamais, nous allons partir à reculons.
Il parait que le FMI (Fonds monétaire international, Ndlr) a donné 25 millions de dollars à la Guinée, c’est une bonne chose. Mais Alhassane Ouattara est à Paris pour la remise de la dette de son pays. La France a annulé 3 milliards d’euros de dette de la Côte d’Ivoire. C’est une manière de mesurer l’estime dans laquelle on nous tient du dehors. C’est quoi 25 millions de dollars par rapport à trois milliards d’euros ? D’abord, les deux monnaies n’ont pas la même valeur, l’euro est plus fort que le dollar. Donc ici, c’est dans l’intérêt du président de la République que les élections soient claires. Même s’il n’a que 20 députés, cela va le grandir. Si le président Alpha Condé organise des élections et qu’il ne gagne que 25 ou 20 députés, c’est un nombre que je cite, mais ce n’est pas au hasard, puisque le RPG a eu 18% aux élections présidentielles. Alors, 18% pour 114 députés, cela fait environs 21 députés. Mais avec le comportement des préfets, dont je parle, on peut améliorer ça à 25 députés. Là , le président se sera honoré parmi les bâtisseurs de la démocratie. Regarde tout ce que l’on dit du président ghanéen qui vient de mourir, ça honore tout le monde, même l’opposition est honorée par ce que l’on dit du président du dehors. Mais si on veut forcer pour être là , dans la menace comme ça, alors soi-même on se fait du tort. Parce que celui qui a lutté pendant 20 ans, 30 ans pour la démocratie, on ne l’attend pas tellement aux résultats économiques, on l’attend à sa façon d’organiser les élections. Si moi j’étais président de la République, je ne me serai pas tellement occupé de savoir si je vais gagner ou non, ces élections. Parce que tout le monde ne peut pas être contre moi à l’assemblée, si je fais de bonnes propositions, à moins que j’ai l’intention de faire de l’assemblée une simple chambre d’enregistrement de mes fantaisies et de mes volontés.
AFRICAGUINEE.COM : Ces derniers temps, le gouvernement du président Alpha Condé a été cité dans plusieurs cas scandales financiers. Quel est votre point de vue par rapport à cela ?
JEAN MARIE DORE : Non, à ce stade, je ne peux pas me prononcer. Vous m’avez interrogé, on s’est convenu qu’on parle des élections. Je n’ai pas le dossier des scandales financiers, je ne vais pas aller dans un domaine où je n’ai pas les textes. Tout ce que j’entends, ce sont les commentaires lus dans la presse, et les informations téléphoniques reçues par des amis du dehors etc. je n’ai pas encore fait la synthèse pour porter un jugement de valeur de façon catégorique et définitive sur cette question. Mais sur les élections, je me prononce définitivement parce que j’ai une copie du rapport du PNUD (programme des nations unies pour le développement, Ndlr) qui, dans un premier temps a invalidé Way-mark. Way-mark le 31 mai et le 1er juin a nié en disant qu’il ne se reconnait pas dans ce rapport du PNUD. C’est comme ça qu’on s’est rabattu d’un commun accord sur l’OIF (Organisation internationale de la francophonie, Ndlr). Donc, ceux d’en face auraient dû être logiques pour tirer les leçons. Je peux affirmer qu’il y a une combine derrière, si non je ne vois pas pourquoi on tient à une société qui a montré son inaptitude à rendre service à la Guinée. Les Nations-Unies ont une short list d’experts qui n’ont pas besoin d’être tenus par la main comme Way-mark. Pourquoi on ne veut pas les prendre, c’est parce qu’il y a pas le temps de mettre la combine ! En ce qui concerne la CENI, on peut trouver une solution, à forte d’imagination qui puisse coller au terrain. Et on passe à cette difficulté. Mais les problèmes techniques, mon parti ne transigera pas, jamais. Il ne faut pas croire que nous sommes des eunuques ! On ne peut pas accepter ouvertement qu’on fraude devant tout le monde.
AFRICAGUINEE.COM : Autre sujet M. Doré, c’est bien sûre la crise Malienne. Quelle lecture faites-vous de la décision du président de la République d’envoyer un contingent de militaires guinéens au nord du Mali pour combattre les islamistes ?
JEAN MARIE DORE : 
Ce n’est pas la première fois que se pose le problème de l’envoi de nos troupes sur des champs d’opération en Afrique. La question a été posée en 2010 lorsque j’étais aux affaires. Il s’agissait d’envoyer des troupes guinéennes en Somalie. Je m’y suis opposé catégoriquement et on a annulé la décision pour les raisons suivantes : les combats ont lieu dans un pays désertique presque saharien. Nos troupes n’ont pas l’habitude de se battre dans le désert. Elles ne sont pas préparées à ce type de combat. Elles ne vont pas se battre contre une armée classique, elles vont se battre contre des hommes et des femmes qui ont vécu dans le désert, qui continuent de vivre dans le désert, qui connaissent le climat et le relief, et qui supportent le vent du désert. J’ai estimé que compte tenu des insuffisances ou l’absence de manœuvre de nos troupes, selon les différents schémas, suivant les différents cas de figure, ce serait les envoyer à la mort certaine. Ça ne met pas en cause leur valeur intrinsèque, mais la valeur d’un militaire est découplée en fonction de la connaissance parfaite du terrain entre autres, mais ici, c’est très dangereux. Et c’est la même situation qui se présente au nord Mali. Donc je pense que, même d’une façon symbolique, il ne faut pas envoyer des troupes guinéennes là -bas. Ce serait les envoyer à la mort. Il faut un certain type d’endurance que n’ont pas nos militaires, parce que le relief est déterminent, et puis, depuis un certain temps, nos troupes ne font pas de manœuvre. Je ne vois pas pourquoi on veut les envoyer pour le plaisir de les envoyer ! Mais la décision appartient au Chef de l’Etat qui est le chef des armées. Il est bon, moi en tant que citoyen, en tant que leader politique, que je donne mon opinion, même si elle n’importe pas sur celle du président de la République. Mais il est bon que l’on sache que c’est une mauvaise décision d’envoyer nos troupes dans le sahel.
AFRICAGUINEE.COM : Vous semblez très sceptiques M. Doré, pourtant le président Alpha Condé a rassuré que les troupes étaient déjà en formation avec des experts de l’armée Française…
JEAN MARIE DORE : Non ! Former quelqu’un pendant 15 jours ne fais pas de lui un guerrier du désert. Est-ce que vous avez été au désert ?
AFRICAGUINEE.COM : Non…
JEAN MARIE DORE : Alors, donc n’en parlez pas. C’est impossible, je vous dis que la vie du désert est telle qu’il faut y avoir vécu ou y avoir fait des entrainements. Vous connaissez l’armée américaine, elle a été mise en déroute en Somalie avec toute l’armada d’hélicoptères de combat, de canons, de fusées, d’armes sophistiquées, mais elle a été écrasée en Somalie. C’est pourquoi l’Amérique n’envoie plus de troupes en Somalie ! Pourquoi l’Alliance Atlantique piétine en Afghanistan, ce n’est pas le manque de formation ni le manque d’entrainement, mais le climat, le relief y sont tels que les soldats, Français, Allemands, Anglais, Canadiens, Américains n’arrivent que difficilement à contrer une poignée de talibans. C’est très important, alors à plus forte raison les nôtres qui n’ont pas les mêmes types d’armement, qui n’ont pas d’hélicoptères de combats qui sont spécialisés dans ces types de situations, et qui ne font pas d’entraînement. Parce que la troupe doit toujours participer à des manœuvres pour être prête au combat quelque soit l’état du terrain. Mais si on ne le fait pas, on n’a pas l’armement qu’il faut, ce n’est pas quelques jours d’entrainement au Sénégal qui vont faire d’eux des gens susceptibles de venir à bout d’Ansar Dine, d’Aqmi et les autres nébuleuses. Donc, c’est dans l’intérêt supérieur de nos soldats, de leurs familles et du peuple de Guinée que je conseille avec insistance de ne pas mettre à exécution cette décision d’envoyer nos troupes au Mali. Nous pouvons aider nos frères du Mali de différentes autres manières, pour renforcer leur capacité d’intervention au nord et refaire l’unité de leur pays. Nous aurions dû commencer par invalider Sanogo, ce Capitaine de parade qui a renversé Amadou Toumany Touré, qui, au lieu d’aller sur la même lancée à Gao, est assis entrain de revendiquer des avantages matériels, d’attraper des journalistes pour les torturer, d’attraper des soldats pour les torturer, non ! Il faut être un peu sérieux. Je pense que la Guinée peut aider le Mali de plusieurs manières, mais pas en envoyant nos soldats. Les soldats Nigériens, les soldats Nigérians, du Faso, de la Mauritanie et certains soldats Sénégalais peuvent être plus efficace sur le terrain que les soldats guinéens, libériens, sierra léonais, ivoiriens ou béninois. Vous comprenez ! Ce n’est pas seulement spécifique à la Guinée, mais tous les pays du Sud qui vivent dans un contexte de brousse ou de forêt. Je ne conseille pas qu’on les envoie. Pourquoi on a pris l’Ouganda pour aller en Somalie, ou l’armée ougandaise marque des points, c’est parce que le paysage ressemble au paysage de la Somalie. Quand le vent du désert souffle, c’est terrible. Il faut être né dedans pour supporter. Et puis je vais vous dire quelque chose, les rebelles Chebab peuvent rester coucher dans le sable pendant 12 heures sans bouger, le vent vient les recouvre de sable, ils sont là , on ne les voit pas. Quand vous regardez, vous ne voyez personne. C’est quand vous êtes dans leur étau, ils se lèvent, ils tirent. Ce n’est pas parce qu’ils ont des armes sophistiquées, c’est parce qu’ils épousent le paysage. Je ne conseille pas qu’on envoi nos troupes là -bas.
AFRICAGUINEE.COM : Ne pensez-vous pas qu’une telle décision ne mette le président Alpha Condé en mal avec ses collègues de la CEDEAO et de l’Union Africaine ?
JEAN MARIE DORE : Mais non… ! Votre position est décalée par rapport à la réalité. Aider un pays qui est en crise, ce n’est pas forcement d’envoyer des troupes. Vous n’avez pas compris ? J’ai dit que parmi les pays qui peuvent envoyer efficacement des troupes, vous avez : la Mauritanie, dans une certaine mesure le Sénégal, ensuite vous avez le Niger, le Burkina Faso et le Nigéria. Parce qu’une grande partie du territoire et des populations du Nigéria ressemble étrangement au paysage de Gao, de Tombouctou etc. il ne faut pas croire, parce qu’on n’envoie pas de troupes, on n’est pas solidaire du Mali. La Guinée peut envoyer des médicaments, et beaucoup d’autres choses, c’est aussi une aide, parce que je ne vois pas de troupes sans l’intendance médicale. Nous sommes obligés de manifester notre solidarité au peuple malien trompé par certains de ses soldats qui sont la cause de l’occupation de Tombouctou et de Gao. Parce qu’ATT (Amadou Toumani Touré, ancien président Malein, Ndlr) aurait fini de trouver le joint par le jeu des alliances pour bouter les gens là . Mais Sanogo (capitaine de l’armée Malienne qui a renversé Amadou Toumani Touré, Ndlr) en semant la pagaille à Bamako, a encore aggravé l’affaiblissement de l’armée malienne. Il faut avoir le courage de le mettre hors d’état de nuire. Mais les gens tournent autour de la vérité comme si ça leur faisait mal de le dire. On ne fait rien, en disant que Sanogo est la cause principale du blocage actuel. Jusqu’ici, son courage s’acharne contre les journalistes. Il voulait être considéré comme un ancien chef d’Etat, il faudrait qu’il soit au fer, emprisonné. C’est ça ! Et l’assemblée nationale du Mali a commis l’erreur monumentale de voter la loi d’amnistie, il faudrait révoquer cette loi. Parce qu’on ne peut amnistier des gens qui sont la cause de la marche du Mali vers la destruction.
AFRICAGUINEE.COM : Comment se prépare l’UPG pour ces élections ?
JEAN MARIE DORE : ça, on en parlera après.
Interview réalisée par Boubacar 1 Diallo
En collaboration avec SOUARE Mamadou Hassimiou
Pour Africaguinee.com
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  Rubrique: Interview  date: 30-Jul-2012 ŕ 11:16:24  Partager:   :  |
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