
CONAKRY- Alors que les élections doivent normalement se tenir avant la fin de cette année, aucun compromis ne semble pourtant se dégager entre la mouvance présidentielle et l’opposition guinéenne, sur le choix de l’opérateur chargé de la révision des listes électorales.
Après la publication la semaine dernière du rapport des experts de l’Organisation Internationale de la Francophonie, l’opposition guinéenne était montée au créneau pour exiger le remplacement de « Way Marks », cette société Sud Africaine qui est chargée des opérations de révision des listes électorales.
Cette opposition s’est basée sur les conclusions du rapport de l’OIF qui a décelé quelques défaillances du système de Way Marks.
Elle met surtout en doute le contrat d’attribution de ce contrat à cette entreprise par la commission électorale nationale indépendante.
Pour sa part, la mouvance présidentielle dit avoir « accepté » les conclusions du rapport de l’OIF, mais refuse le changement de l’opérateur.
Elle estime que toutes les défaillances soulevées par les uns et les autres, peuvent être corrigées par Way Marks.
Autres ces questions d’ordre technique, l’opposition et la mouvance présidentielle sont toujours à couteaux tirés sur le problème de restructuration de la commission électorale nationale indépendante.
Si l’opposition exige une recomposition paritaire de cette institution en charge de l’organisation des élections en Guinée, la mouvance présidentielle quant à elle estime que la CENI actuelle ne sera remplacée qu’après la tenue des prochaines élections législatives.
Avec tous ces problèmes, les guinéens s’interrogent sur quand ces élections devant mettre un terme à la transition, vont se tenir.
A rappeler que le président Alpha Condé a récemment réaffirmé sa volonté, ainsi que celle de son gouvernement, d’organiser ce scrutin au plus tard avant la fin de cette année.
SOUARE Mamadou Hassimiou
Pour AFRICAGUINEE.COM
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  Rubrique: Politique  date: 24-Jul-2012 ŕ 23:38:21  Partager:   :  |