
BRUXELLES-Une jeune Guinéenne, habitant Charleroi, pourrait être expulsée alors qu’elle est menacée de mort dans son pays. Sa demande d'asile a été rejetée. Pour son avocate pourtant, le dossier remplit tous les critères.
C'est un évènement familial qui a provoqué le départ de cette jeune Guinéenne de son pays : l'excision de sa fille de 4 ans. La jeune femme avait elle-même subit une telle mutilation et l'a refusée pour sa fille. Résultat : son père et son mari la menaçant de mort, elle a été contrainte de fuir son village natal. Toujours poursuivie par sa famille, elle a entre-temps quitté la Guinée. "J’ai peur de mon père. Si je reste en Guinée, je vais mourir. Il m’a déjà menacé avec un couteau."
Aujourd'hui, la jeune femme habite Charleroi. Elle a introduit une demande d'asile, refusée jusqu'ici. Pour son avocate, la menace de mort est pourtant l'un des critères requis. Argument retenu par le CGRA (le commissariat général aux réfugiés) : le récit de la jeune Guinéenne est incohérent.
"C’est le problème que rencontrent bon nombre de demandeurs d’asile lorsqu’ils doivent se livrer à une audition qui dure très longtemps, déclare Stéphanie Denaro (son avocate). D’autant plus quand c’est un cas de violences faites aux femmes. Celles-ci ont généralement un niveau d’éducation assez faible et éprouvent beaucoup de difficultés à se livrer à ce genre d’exercice devant le CGRA. Il arrive fréquemment que l’on reçoive des décisions négatives."
L'avocate de la jeune Guinéenne compte introduire un ultime recours pour que sa cliente obtienne le statut de réfugié. Si ce recours est lui-aussi rejeté, la jeune femme recevra l'ordre de quitter le territoire belge.
Source:RTBF.BE |
  Rubrique: Diaspora GuinĂ©enne  date: 16-Jul-2012 ŕ 11:53:56  Partager:   :  |