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Grande Interview: Baadiko Bah du FDP se prononce...

CONAKRY-Le président Condé et son gouvernement dovient ils déclarer leurs biens? Comment sortir de la crise qui oppose le pouvoir et l'opposition?Mamadou Baadiko Bah du Front d'Union pour la démocratie et le progrès (FDP)apporte des éléments de reponses dans cette interview.Au micro de notre reporter, M.Bah donne son avis sur les affaires financières révélées par la presse, la discorde liée à la commission électorale nationale indépendante (CENI), sans oublier la crise malienne après l'envoie d'un contingent militaire guinéen à Dakar.Exclusif!
AFRICAGUINEE.COM: Bonjour M. Bah!
Mamadou Baadiko Bah : Bonjour M. SOUARE !
AFRICAGUINEE.COM: Dans un document rendu public la semaine dernière, vous avez demandé le dépôt de la déclaration des biens du président de la république et des membres du gouvernement. Pensez-vous avoir été entendu par l'exécutif?
Mamadou Baadiko Bah : Je pense que nous avons fait cette demande pour exiger le respect de notre constitution.Puisque ce n’est pas une faculté, c’est une obligation de ceux qui assument des hautes charges de la république, le président de la république, son gouvernement, les institutions, dont certaines ne sont pas encore en place. S’il n’ y avait pas eu tous ces problèmes, ces soupçons d’irrégularité dans la gestion des finances publiques, tous ces scandales qui jalonnent notre actualité, on se serait certainement pas souvenu que nous n’avons pas vu au journal officiel la publication du patrimoine de ceux qui nous gouvernent. C’est donc, toutes ces affaires qui amènent à s’interroger sur le respect de la chose publique, l’engagement de tout le gouvernement et de tous les gouvernés, à respecter et à faire respecter les règles de transparence qui s’imposent à eux dans la gestion du bien public. Ce que nous disons c’est que c’est une disposition constitutionnelle nouvelle, s’il s’agit d’une omission, ils ont l’occasion de réparer l’omission. Maintenant si ce n’est pas une omission et que ça soit une violation délibérée de la constitution, il faut également que le peuple de Guinée le sache.
A l’époque on était très intéressé, on a estimé que c’était des bons signaux lorsqu’on vu deux ministres d’Etat actuels, le ministre Louceny Fall (ministre secrétaire général à la présidence de la république, Ndlr) et M. Ousmane Bah (ministre d’Etat chargé des travaux publics et des transports, Ndlr), qui, semble t-il avaient fait le dépôt de la déclaration de patrimoine.Mais on a pas entendu d’autres échos, d’autres personnalités qui l’ont fait, et on a pas vu la publication au journal officiel. Nous ne savons pas si nous allons être entendus, mais nous rappelons aux uns et aux autres, que la base d’un Etat de droit, c’est sa constitution, et que cette constitution doit être respectée par tous.
AFRICAGUINEE.COM: Vous avez dénoncé également le manque de transparence des engagements financiers de l'Etat. Concernant les 700 millions de dollars, le président Condé a affirmé que 120 millions seront utilisés pour financer le barrage de kaleta et 250 millions sont bloqués sur un compte d'investissements. Etes-vous satisfait de cette explication fournie par le président Condé?
Mamadou Baadiko Bah : Je pense que nous n’avons pas à être satisfaits ou non. Ce que nous disons, c’est un principe, il faut de la transparence absolue dans la gestion des finances publiques, au franc près, ou au dollar près. Beaucoup de questions ont été posées, on sait que ce n’est pas un don, ce n’est pas un versement à fond perdu, nous ne savons pas exactement quelle est la contrepartie réelle de ce prêt. D’aucuns ont parlé d’avance d’impôts à venir, ce qui constitue en ce moment là de la richesse à venir, celle appartenant aux générations futures. Ensuite, il faut une transparence dans l’utilisation du fonds, c’est un compte, il est bon qu’on sache exactement quels sont ses mouvements, qu’est ce qui entre éventuellement en terme d’intérêts, et qu’est-ce que tout cela devient, c’est une exigence de transparence qui, normalement ne devrait pas déranger des gouvernants soucieux de la chose publique.
On avait dit qu’on a injecté 250 millions de dollars à travers le budget de 2012, mais au CNT (Conseil National de Transition, Ndlr), des gens nous ont dit qu’ils ont soupçonné qu’en réalité, le vote du budget de 2012 avec ces 250 millions de dollars n’était qu’une régularisation de dépenses déjà effectuées, et que c’était juste pour couvrir des opérations qui n’ont pas respectées les procédures de la dépense publique.
On ne peut pas dire qu’on est satisfait ou pas satisfait, c’est l’opération dans son ensemble qui comporte énormément de zones d’ombre, et qui fait douter d’elle. Le gouverneur de la Banque Centrale peut prendre tout à fait la responsabilité, ce n’est pas uns secret d’Etat. Les secrets d’Etat se passent à travers les fonds spéciaux, donc il peut parfaitement nous publier les extraits de compte de cette opération, et on sera beaucoup plus rassurés quand on verra ce qui s’y passe.
J’ouvre une parenthèse maintenant pour dire, dans un cadre tout à fait professionnel, non politique, au Cameroun, nous avons eu récemment à faire un audit de la commission des marchés financiers, donc le gendarme de la bourse du Cameroun, portant sur un emprunt de 200 milliards de francs CFA qui a été lancé dans le marché financier par le gouvernement Camerounais . Nous avons eu à décortiquer l’emprunt, de bout en bout, comment l’argent est entré, à quelle date de valeur, qu’est-ce qu’on y a soustrait, quels sont les frais, comment ils ont été calculés en rapport avec les meilleures pratiques ailleurs, et à quoi l’argent a servi. Nous avons récupéré des mains du ministère des finances, les relevés de compte de ses 200 milliards, et nous avons pu aller vérifier auprès de ces banquiers concernés, avoir des extraits similaires pour comparer et voir s’il n’ y avait pas d’écart entre les déclarations et les documents qu’on a reçus.
Il faut donc qu’on aille plus loin et qu’on accepte la transparence absolue dans la gestion des finances publiques.
AFRICAGUINEE.COM: Concernant les 25 millions de dollars de prêt avec une société sud africaine, le président Condé a promis le remboursement de cette somme d'ici 15 ans. Votre réaction?
Mamadou Baadiko Bah : Ça ne répond pas à la question qu’on a posée ! Là également, c’est une exigence de transparence absolue pour tout gouvernant qui respecte les règles de l’Etat de droit, en dehors de la faute de gestion qui constitue à contracter un emprunt et en garder les termes secrets, quand vous gardez des opérations comme ça secrètes, cela veut dire qu’on peut légitimement suspecter la validité de l’opération. Il y a des questions très simples qui ont été posées, quand est-ce exactement l’emprunt a été contracté ? Pour quel objet ? Et quand est-ce a-t-on reçus les fonds ? Où ont-ils été logés ? Et à quoi ont-ils servis ? Avant qu’on ne parle de remboursement maintenant, c’est tout ce qu’on a demandé, et on a rajouté qu’il serait bon que le gouvernement profite de ce scandale né des révélations faites par un journal Britannique (Sunday Times, Ndlr), pour éventuellement prendre sur lui, de révéler tous les contrats similaires qui engagent les finances publiques ou le domaine national.
AFRICAGUINEE.COM: Concernant l'actualité politique de notre pays, les élections législatives sont attendues 'd'ici la fin de l'année selon le président Condé. Votre pronostic sur la tenue de ce scrutin, car il y a eu plusieurs reports …
Mamadou Baadiko Bah : On est toujours dubitatif, mais l’inquiétude c’est surtout que nous avons la CENI (Commission électorale nationale indépendante, Ndlr) que nous considérons être entièrement au service du pouvoir, qui a tout un système opaque. On ne sait pas ce que fait cette CENI, on a dit qu’elle a suspendue ses opérations, mais il y a de ces zones où ces opérations ont continué pendant qu’elles sont arrêtées ailleurs. On ne sait pas ce qui va sortir de cela. Plus grave, en dépit des accords qui ont été passés dans le dialogue inclusif, la CENI, au lieu de faire la révision des listes électorales de 2010, s’est lancée dans une opération de recensement intégral, et vous savez qu’il y a eu des avis qui ont été donnés par l’OIF (Organisation internationale de la Francophonie, Ndlr) par exemple qui dit que le système Way Mark (Société Sud Africaine, Ndlr) qui est utilisé, ne comporte pas des systèmes de sécurité garantissant l’intégrité des données. Ensuite on a vu sur le terrain, des choses incroyables, des gens recensés à Tougué (préfecture de la moyenne Guinée, Ndlr), quand ils ont reçus leurs récépissés, on disait qu’ils étaient de la préfecture de Beyla.
Tous les appareils qui ont été envoyés sur le terrain ne comportent pas de listes originales à corriger, donc on est très dubitatif, on ne sait pas comment ça va se passer, on espère que le pouvoir ne va chercher à résoudre ces problèmes en se lançant dans une fuite en avant pour fabriquer une assemblée monocolore.
AFRICAGUINEE.COM: Le président Condé n'est pas favorable à une recomposition de la CENI, malgré les revendications de l'opposition. Le chef de l'Etat avance l'idée du nombre de partis agréés pour évoquer la difficulté de trouver un compromis quand à la composition de la CENI. Votre réaction?
Mamadou Baadiko Bah : Là également, on cherche la solution au problème là où il n’ y a pas. La majorité des partis politiques sur l’échiquier guinéen appartiennent à des blocs qui, sont des sensibilités politiques connues, et pourquoi ne pas travailler sur cette base là et recomposer le CENI ?
C’est tout à fait possible, à condition qu’il y ait la volonté. Je rappelle que c’est un nouvel argument qu’on vient de nous sortir, lorsque nous avons dit que la CENI actuelle est dans l’illégalité par rapport à son texte fondateur qui impose une parité entre la mouvance et l’opposition, au début on disait que la loi interdit de toucher à la CENI, maintenant on nous dit qu’il y a trop de partis, tout en continuant d’ailleurs à créer des partis qui ne représentent absolument pas à la définition de partis politiques. Nous disons que la solution, elle est là , on a la possibilité de recomposer la CENI avec les blocs politiques existants, qui sont tous connus, du côté de l’opposition ou du côté du pouvoir. Donc cet argument ne pourrait pas du tout tenir la route.
AFRICAGUINEE.COM: Le FDP exige une recomposition et une restructuration de la CENI. De quoi s'agit-il exactement?
Mamadou Baadiko Bah : La recomposition selon nos propositions qui ont été faites depuis le dialogue politique, c’est de faire remplacer d’abord, deux éléments, les plus marqués par tous les conflits qu’il y a eu à la CENI. On a donc dit qu’il fallait qu’il y ait deux commissaires qui démissionnent, M. Louceny Camara, et Elhadj Boubacar Diallo, qui son trainés au tribunal dans les conditions que nous connaissons.
On a dit qu’on ne va pas les vilipender pour dire qu’ils ont démérité, mais on considère que c’est un symbole même du mal qui ronge la CENI, et ensuite demander aux partis qui ont des membres au sein de l’institution, s’ils veulent les conserver, qu’ils le fassent, s’ils veulent les faire remplacer, ils les remplacent. Mais ceci, qu’on essaye de faire en sorte de recycler au maximum, les anciens membres de la CENI qui ont occupé des fonctions opérationnelles, qui sont utiles pour l’organisation immédiate d’élections, pour vu que la parité pouvoir-opposition soit respectée. Ensuite, nous avons dit qu’il faut restructurer la CENI, il faut recadrer la CENI. Il n’est pas normal qu’une institution se déclare complètement en dehors des lois, indépendante de tout, ils (les commissaires de la CENI, Ndlr) fonctionnent en toute opacité comme vous avez dits, ils sont assis sur un énorme pactole, ils le dépensent comme ils le veulent, avec une gestion calamiteuse et inacceptable. Il faut mettre fin à tout cela, personne ne peut se prétendre indépendant et fonctionner pour lui-même, ils fonctionnent pour la république.
AFRICAGUINEE.COM: La CENI vient justement de débloquer 24 milliards de francs guinéens pour payer des agents qui devraient réviser les listes électorales. Un travail interrompu sous la pression de l'opposition. Peut-on parler de gâchis?
Mamadou Baadiko Bah : Il n’ ya aucune transparence dans les comptes de la CENI, c’est une machine à sous, il y a une bande qui est là , qui estime être indépendante de tout et qu’elle peut faire ce qu’elle veut, ce qui est inadmissible. Vous parlez de 24 milliards, nous nous pensons que c’est beaucoup plus que ça, quand l’opinion publique va avoir les révélations sur l’enveloppe qui a été dépensée par cette CENI depuis ses faux départs, que constituent les reports des élections législatives, les gens seront éparés. Il y a un audit qui a été fait l’année dernière et qui comporte des éléments extrêmement graves sur la façon dont la CENI est gérée, mais ça continue, il n’ ya pas de raison pour que ça s’arrête.
AFRICAGUINEE.COM: Ne pensez-vous pas qu’il est paradoxal de critiquer une entité au sein de laquelle vous avez au moins un représentant ?
Mamamdou Baadiko Bah : Pas du tout ! Il n’ ya aucune contradiction. Celui en qui nous avions eu confiance et que nous avions délégué à la CENI en 2007, il a rapidement compris dans quelle case d’Ali Baba il est entré, il a immédiatement rompus les liens avec nous, en nous envoyant des lettres que nous considérons injurieuses. Il fait ses affaires et lorsque nous avons été dans l’alliance Cellou Dalein Président (pendant l’élection présidentielle de 2010, Ndlr), c’est ce monsieur qui était dans l’équipe qui a élu M. Louceny Camara, en sachant que ce dernier ne pouvait pas être le candidat de l’alliance Cellou Dalein Président à l’époque.
Nous n’avons pas voulu faire la chaise vide, nous avons envoyés des gens dans les commissions que la CENI avait créées, il s’est mis à vouloir les harceler et à vouloir les assujettir, et la direction du parti, à mon absence à décidé de l’exclure. Nous ne sommes absolument pas responsables des actes que ce monsieur pose à la CENI, puisqu’il représente lui-même comme il le dit, il ne nous représente pas à la CENI.
AFRICAGUINEE.COM: M. Bah, le président Condé a affirmé récemment qu'il n'a pas peur de perdre les législatives, vu que son gouvernement ne sera pas responsable devant le futur parlement. Qu'en pensez-vous?
Mamadou Baadiko Bah : Moi je pense que c’est déjà une évolution, s’il n’a pas peur de travailler avec une assemblée dans laquelle le courant qui le soutient n’est pas majoritaire, c’est une bonne évolution de sa part. C’est l’acceptation du pluralisme qui ne peut pas être pire que ce que nous vivons aujourd’hui, on ne peut pas présager de ce que seront les résultats d’une élection libre et transparente, nous nous battrons pour faire valoir nos arguments. La constitution a donné des pouvoirs à chaque organe, que ce soit le législatif, l’exécutif ou le judiciaire, que chacun reste dans son rôle, et en ce moment là il n’y aura pas de problèmes, les trois pouvoirs doivent collaborer et pas se faire la guerre.
AFRICAGUINEE.COM: Avec le FDP, quelles sont vos ambitions pour ces législatives?
Mamamdou Baadiko Bah : C’est de continuer le débat politique et de faire voter des lois qui corrigent, qui guérissent les plaies de la Guinée. Vous savez que la Guinée a un problème parce qu’elle n’a pas de bonnes lois, mais encore, il y a des lois qui sont bonnes mais qui ne sont pas respectées.
Notre tâche dans le futur parlement, c’est de faire en sorte qu’on vote de très bonnes lois qui influencent sur la vie quotidienne des populations et non pas des lois en l’air, qui ne servent qu’à des choses simplement formelles. Nous voulons que le citoyen voit quel est l’impact réel des lois que nous faisons voter.
Deuxièmement, nous allons veiller à ce que les lois que nous allons voter, soient respectées par le pouvoir exécutif.
En troisième lieu, la présence de représentants du FDP (Front d’union pour la démocratie et le progrès, Ndlr) au parlement, c’est la garantie que la richesse nationale, le bien public, le domaine national, seront absolument protégés et qu’il n’ y aura pas des cas de corruptions qui vont permettre de brader la richesse nationale, comme par le passé.
AFRICAGUINEE.COM: M. Bah, l'actualité régionale reste dominée par la crise malienne. La Guinée vient d'envoyer un contingent militaire de 150 hommes à Dakar pour renforcer la force en attente de la CEDEAO. Vu le contexte politique et économique de la Guinée, que pensez-vous de cette décision prise par le président Condé?
Mamadou Baadiko Bah : Nous, nous pensons que le problème malien n’est pas uniquement un problème malien, c’est un problème qui nous concerne tous. Il y a une véritable menace existentielle de tous nos Etats face à des bandes de razzieurs qui veulent imposer en réalité, l’arabisme militant. Nous avons tous les devoir de nous mobiliser pour arrêter cette gangrène qui est entrain d’avancer grâce à la corruption du régime du président Amadou Toumani Touré, c’est un régime complètement corrompu, l’armée a ouvert les portes et a installé l’ennemi sur le territoire.
Vous avez vu au Niger, par contraste, avec un Etat responsable, ça ne s’est pas du tout fait comme ça, lorsque ces bandes de mercenaires de Khadafi (ancien président Lybien, Ndlr) sont arrivés, on les a désarmées, on les a immatriculées, et on les a installées dans des camps, quand ils ont vu ça, ils se sont dits, on va aller de l’autre côté et c’est là qu’ils ont donc pu essaimé sur le Mali, qui était une terre absolument hospitalière pour eux, ils ont payé l’argent qu’il fallait, l’armée malienne a gagné beaucoup d’argents pour vendre la liberté de son pays.
Le fait d’envoyer des soldats, je pense que 150 soldats sur les dizaines de milliers que nous avons, ce n’est pas un problème, mais l’autre problème c’est quand même qui va aider les pays Africains, la CEDEAO, à financer ces opérations, en sachant que la Guinée n’a pas de ressources suffisantes pour nourrir, équiper, un corps expéditionnaire au Mali, mais je trouve que c’est une bonne chose, de marquer le coup, de notre volonté à participer à la reconquête du nord-mali, en sachant que c’est notre propre liberté d’expression, notre propre devenir que nous protégeons.
AFRICAGUINEE.COM: Pour terminer, le mois de ramadan approche. Un message pour vos compatriotes?
Mamadou Baadiko Bah : Malheureusement, c’est un message de compassion, nous sommes témoins tous les jours de la détresse de très larges couches de la population de toutes les régions de la Guinée. Les gens souffrent comme ils n’ont jamais souffert auparavant, sans aucune perspective. Nous disons que nous allons nous battre en espérant que nous n’allons jamais connaître le type de ramadan comme celui qui s’annonce en 2012, et qui promet malheureusement d’être terrible par la faute de la crise économique qui sévit, par le fait que le gouvernement n’a pas du tout réussi à améliorer les conditions de vie quotidiennes de la population.
INTERVIEW REALISEE PAR SOUARE Mamadou Hassimiou
Chef de Bureau AFRICAGUINEE.COM
Guinée-Conakry
Tél. : (224) 62 65 75 74/ 64 95 36 33 |
  Rubrique: Interview  date: 11-Jul-2012 ŕ 09:41:28  Partager:   :  |
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