[IMG1]La longue file d'attente a redémarré, ce lundi 3 mars, devant les stations d'essence à Conakry. Et pour cause, le carburant devient de plus plus rare dans les essenceries et les rumeurs d'une nouvelle augmentation des prix gagnent la capitale et l'intérieur du pays.
Déjà , ce lundi soir, automobilistes et autres propriétaires d'engins roulants ont préféré boudé leurs services pour tenter de s'offrir du carburant. Les spéculateurs quant à eux sont déjà en fête avec un litre vendu à 6500 voire 7000 fg selon l'humeur du vendeur.
Pourtant, au Palais du peuple, le Comité de veille, lors de sa rencontre avec le ministre du Commerce, Mamadi Traoré (sur la photo) avait opposé son niet catégorique quant à une nouvelle flambée des prix des produits pétroliers.
Dr Ibrahima Fofana de l'USTG, n'a pas hésité à brandir la menace d'un soulèvement populaire aux conséquences dangereuses si le Gouvernement maintient sa décision d'ajuster les prix à la pompe. Pour l'instant, cette annonce fait déjà des mécontents.
En témoignent les différents propos et menaces proférés ça et là par les citoyens. Surtout que Premier ministre Lansana Kouyaté, aujourd'hui en visite de travail en Afrique centrale, avait, à sa nomination, promis un stock de sécurité qui attend encore de voir le jour.
En attendant la réaction du ministre du Commerce et du Gouvernement tout entier pour mettre fin à cette crise cyclique du carburant, les citoyens comme ils peuvent, continuent à revendiquer le bien-être et le mieux-être.
Mamadi Camara
Depuis Conakry pour africaguinee.com |
  Rubrique: Economie  date: 03-Mar-2008 à 23:17:55  Partager:   :  |