Detail de la News

La CPI reporte l'audience de confirmation des charges qui pĂšsent sur Laurent Gbagbo





LA HAYE-L'audience de confirmation des charges pesant contre l'ancien président ivoirien Laurent Gbagbo, prévue à partir de lundi devant la Cour pénale internationale, a été reportée à une date qui n'a pas été fixée, a annoncé mardi la CPI.

"La chambre préliminaire I de la Cour pénale internationale (CPI) a décidé de reporter l'ouverture de l'audience de confirmation des charges dans l'affaire le procureur contre Laurent Gbagbo afin de garantir les droits de la défense à une procédure équitable", a indiqué la Cour dans un communiqué.

"La nouvelle date sera communiquée sous peu", précise le texte.

L'audience de confirmation des charges doit permettre aux juges de déterminer si les éléments de preuve rassemblés par l'accusation sont assez solides pour la tenue d'un procÚs.

Les juges ont fait droit Ă  une requĂȘte dĂ©posĂ©e le 5 juin par la dĂ©fense de M. Gbagbo selon laquelle l'ancien prĂ©sident ivoirien "serait victime d'une violation de son droit Ă  un procĂšs Ă©quitable" si l'audience, prĂ©vue sur cinq jours, avait lieu Ă  la date prĂ©vue.

La défense avait dénoncé une "disproportion flagrante" entre les ressources financiÚres et humaines du bureau du procureur et de la défense, qui ne bénéficient pas par conséquent "de l'égalité des armes".

Les juges ont "pris en considération le fait que, dans le cadre de l'aide judiciaire accordée à M. Gbagbo, l'équipe de la défense a obtenu de la Cour des ressources additionnelles", souligne le communiqué.

Le report de l'audience doit permettre à la défense "de mettre effectivement ces ressources additionnelles au service de sa préparation pour l'audience de confirmation des charges".

La défense a obtenu un poste d'assistant juridique supplémentaire, a précisé à l'AFP l'avocat de Laurent Gbagbo, Emmanuel Altit.

Premier ex-chef d'Etat remis Ă  la CPI, Laurent Gbagbo, 67 ans, Ă©crouĂ© Ă  la Haye depuis novembre 2011, est soupçonnĂ© par la CPI d'ĂȘtre "co-auteur indirect" de crimes contre l'humanitĂ© commis pendant les violences post-Ă©lectorales de 2010-2011.

Son refus de céder le pouvoir à son rival élu, l'actuel président Alassane Ouattara, avait plongé le pays dans une crise qui avait fait 3.000 morts.

La dĂ©fense de M. Gbagbo a par ailleurs dĂ©posĂ© le 24 mai une requĂȘte contestant la compĂ©tence de la Cour.

Le bureau du procureur de la CPI enquĂȘte Ă©galement sur des crimes qui pourraient avoir Ă©tĂ© commis par l'ex-rĂ©bellion pro-Ouattara, victorieuse de la guerre grĂące Ă  l'appui militaire dĂ©cisif de l'OpĂ©ration des Nations unies en CĂŽte d'Ivoire (Onuci) et de la force française Licorne.

Selon des ONG internationales, les ex-rebelles pro-Ouattara sont fortement impliqués notamment dans des tueries qui ont fait des centaines de morts dans l'Ouest ivoirien fin mars 2011, au début de leur offensive sur Abidjan.

AFP

  Rubrique: News Afrique  date: 12-Jun-2012 à 16:32:56  Partager:   :

The Nun'S copyright -- design by Nun'S