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Visite historique de Georges W.Bush au Libéria


[IMG1]Le président américain George W. Bush a effectué jeudi au Liberia une brève visite visant à consolider des rapports privilégiés établis de longue date avec ce pays fondé au 19e siècle par des esclaves affranchis venus des Etats-Unis.

Arrivé en compagnie de la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice et de son épouse Laura, M. Bush a été reçu par son homologue libérienne Ellen Johnson Sirleaf, la première femme élue chef d'Etat sur le continent.

M. Bush, qui visite le Liberia 30 ans après le dernier déplacement d'un président américain, clôt jeudi une tournée africaine d'une semaine qui l'a successivement mené au Bénin, en Tanzanie, au Rwanda et au Ghana.

Ce séjour intervient au moment où le Liberia est engagé dans une longue et difficile reconstruction après 14 années de guerres civiles (1989-2003) ayant fait quelque 300.000 morts, selon l'ONU. Avec l'élection démocratique de Mme Sirleaf en 2005, ce pays est toutefois redevenu un allié privilégié des Etats-Unis, renouant ainsi des liens séculaires entre les deux pays "frères" qui ont quasiment le même drapeau (celui du Liberia ne comprenant qu'une étoile).

La question du transfert en Afrique du quartier général du Commandement militaire africain (Africom), actuellement basé en Allemagne, devrait figurer en bonne place dans les discussions bilatérales, le Liberia ayant officiellement fait acte de candidature pour l'accueillir. A Accra mercredi, M. Bush a assuré que les Etats-Unis n'avaient pas l'intention d'implanter de nouvelles bases militaires sur le continent.

Plusieurs pays africains se disent inquiets de voir l'Africom se transformer en nouvelle présence militaire américaine, après celle de Camp Lemonier, à Djibouti. Washington chercherait ainsi à sécuriser son approvisionnement énergétique, sachant que d'ici à 2015 un quart de ses importations pétrolières proviendront d'Afrique, et notamment du golfe de Guinée, où est situé le Liberia.

Après des entretiens avec Mme Sirleaf au palais présidentiel, M. Bush doit déjeuner avec des représentants de la société civile avant de visiter un centre de formation de militaires financé par les Etats-Unis à Monrovia, dont les rues ont été ornées des nombreux drapeaux des deux pays. En fin d'après-midi, il doit participer à un débat portant sur la formation de professeurs à l'Université de Monrovia, avant de reprendre la direction de Washington.

La présidente Sirleaf a espéré la semaine dernière que la visite du président Bush, après celle de Jimmy Carter en 1978 - qui fut la première visite d'Etat d'un président américain en Afrique subsaharienne - aboutirait à un "partenariat renforcé" entre les deux pays.

Monrovia doit bénéficier entre 2002 et 2010, dans le cadre du programme Africa Education Initiative, d'environ 600 millions de dollars. Depuis l'élection de Mme Sirleaf, quatre accords d'un montant total de 300 millions de dollars ont été signés pour reconstruire le pays et consolider la paix.

[IMG2]Toutes les rues de Monrovia - nom donné en 1822 en l'honneur du président américain James Monroe (1817-1825) - ont été fermées à la circulation dans la matinée et un dispositif de sécurité draconien a été mis en place.

L'afflux de badauds au passage de M. Bush doit être limité par des policiers "pour des raisons de sécurité", selon l'ambassade américaine.

La Mission des Nations unies au Liberia (Minul), une des plus importantes missions de l'ONU dans le monde, est déployée depuis septembre 2003 dans ce pays de 3,5 millions d'habitants. Elle compte 14.000 hommes, contre 17.000 au plus fort de son engagement en 2006.

Africaguinee.com
Source:AFP

  Rubrique: News Afrique  date: 21-Feb-2008 à 16:38:21  Partager:   :

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