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Martine Aubry : « Je ne suis pas morte ! »





« C’était écrit. Ça me rend cool et sereine. » Martine Aubry ne boude pas et elle tient à ce que cela se sache. Grande absente du premier gouvernement de Jean-Marc Ayrault, la maire de Lille préfère mettre immédiatement le cap sur les élections législatives. La claque est dure pourtant pour l’ex-numéro deux du gouvernement de Lionel Jospin.

Lundi soir, à l’issue du conseil national du PS qui se tenait au palais de la Mutualité à Paris, François Hollande lui a annoncé « en tête à tête » qu’elle ne serait pas à Matignon. « Il m’a dit à ce moment-là que Jean-Marc Ayrault était un choix de proximité », confie Aubry. Déçue? « Non, répond-elle du tac au tac. Je ne dis pas que je n’en aurais pas été capable. Mais c’est un choix du président de la République. Il a nommé un de ses proches au nom de la cohérence politique. Je sais qu’il fonctionne comme cela. »

elle promet d’être omniprésente durant les législatives

A en croire la maire de Lille, c’est de son propre chef qu’elle a ensuite refusé d’intégrer le gouvernement, évitant toute humiliation personnelle et un risque d’affaiblissement de Jean-Marc Ayrault. « Quand François Mitterrand a désigné Pierre Mauroy en 1981, il n’a pas fait de Michel Rocard un Premier ministre bis, ou un numéro deux », argumente-t-elle, se défendant d’avoir fait monter les enchères pour trouver un lot de consolation. « Tout ça, ce sont des bêtises, s’emporte-t-elle. Si j’avais demandé quelque chose, je l’aurai sûrement eu. Economie, Finances, Justice… N’importe quoi! Je n’ai jamais claqué la porte. »

Aubry conserve pour l’instant la tête du PS. Avec un objectif : « Mener la campagne des législatives pour donner la majorité la plus ample », même si Jean-Marc Ayrault sera en première ligne. Bonne « camarade », elle promet d’être omniprésente durant la campagne et de multiplier les déplacements. « Vous allez voir mon énergie, je ne suis pas morte! » lance-t-elle, bravache. Loin de vouloir s’exiler dans le Nord, Aubry a pris la précaution de placer quelques-uns de ses proches au gouvernement, notamment son bras droit, Lamy, et Lebranchu. Tout en prenant soin de soutenir les candidatures de Jean-Marc Germain, son plus fidèle collaborateur, dans les Hauts-de-Seine, et d’une alliée, Pascale Boistard, dans la Somme, en vue des législatives. Une façon de monter qu’elle est peut-être en retrait… Mais pas en retraite!

Leparisien.fr

  Rubrique: International  date: 17-May-2012 ŕ 13:52:14  Partager:   :

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