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Retour du Capitaine Dadis et situation politique en Guinée: Ce qu'en pense le ministre d'Etat Papa K





CONAKRY-A quand le retour du Capitaine Dadis Camara? L'électorat de la forêt est -il dans le camp du président Condé?C'est autour de ces questions que l'ancien patron du Rassemblement pour la Défense de la République (RDR), Papa Koly Kourouma s'est entretenu avec notre reporet à Conakry. Dans cette interview exclusive qu’il a accordée à notre rédaction, Elhadj Papa Koly Kourouma s’est exprimé sur plusieurs sujets notamment la crise politique que traverse actuellement son pays, le cas du retour de son « ami », le capitaine Dadis et bien d’autres encore…L’actuel ministre d’Etat affiche également ses ambitions politiques en attendant les prochaines législatives...

AFRICAGUINEE.COM : Bonjour M. le ministre !

ELHADJ PAPA KOLY KOUROUMA :
Bonjour M. Souaré !

AFRICAGUINEE.COM : Merci encore une fois d’avoir accepter de répondre à nos questions. Peut-on savoir qu’est-ce qui a motivé votre départ du Rassemblement pour la défense de la république (RDR), cette formation politique qui vous avait porté candidat aux élections présidentielles ?

ELHADJ PAPA KOLY KOUROUMA :
Vous savez le RDR (Rassemblement pour la Défense de la République, Ndlr) a été le parti qui m’a présenté aux élections présidentielles pour le compte d’un certain nombre de partis.Donc c’était un collectif de partis qui s’est réuni et qui a pensé que je pouvais valablement être leur candidat aux élections présidentielles. Et puisqu’il faut un et un seul parti pour présenter un candidat, les autres, de manière consensuelle ont accepté que ça soit le RDR qui me présente, sinon je ne suis pas membre du RDR.

AFRICAGUINEE.COM : Récemment, on a appris que vous avez créé votre propre formation politique. Qu’est-ce qui vous a motivé à prendre cette décision ?

ELHADJ PAPA KOLY KOUROUMA :
Créer ou me solliciter, c’est la même chose. Toujours est-il qu’il ya un parti qu’on appelle le GRUP (Génération pour la Réconciliation, l’Unité et la Prospérité, Ndlr) qui a sollicité ma personne pour présider cette formation politique, ce que j’ai accepté. Et je pense que désormais, j’ai où exercer mon apprentissage politique, parce que je suis encore un apprenti, je ne suis pas encore maître.

AFRICAGUINEE.COM : Récemment, plusieurs leaders politiques ont accepté de fusionner leurs formations politiques dans le RPG. Quelle est votre réaction sur ce sujet ?

ELHADJ PAPA KOLY KOUROUMA :
Vous savez, c’est un scenario, c’est une stratégie.En matière de politique, les alliances, les fusions ou encore les absorptions, sont des pratiques courantes. Il faut noter qu’un bon nombre de partis qui formaient l’alliance « arc-en-ciel » ont accepté de fusionner pour former le grand groupe qu’on appelle aujourd’hui le « RPG-Arc-en-ciel ». Mais par contre il y a un autre groupe qui a pensé que ce n’était pas nécessaire dont moi; j’ai pensé qu’on ne peut pas mettre tous les œufs dans le même panier, c’est vrai que je suis pratiquement un des membres initiateurs de ce grand parti qui est aujourd’hui le RPG-Arc-en-ciel, mais j’ai été un peu découragé au fur et à mesure qu’on avançait dans la mesure où j’ai constaté que l’adhésion était plus par enthousiasme que par conviction. Et moi dès que c’est comme ça, je ne peux pas, je voudrais adhérer à quelque chose par conviction, quand vous demandez aujourd’hui à tous ceux qui ont fusionné qui ils sont, ils vous diront je suis telle personne, leader de tel parti, alors dans ces conditions pourquoi il y a eu la fusion. Ou bien ils ne comprennent même pas le sens de la fusion, la fusion veut dire que chaque parti perd sa personnalité juridique et on crée une nouvelle formation politique, ce qui est à l’opposé d’une alliance où chaque parti garde sa personnalité juridique.


Voilà pourquoi je ne suis pas membre de ce grand parti, le RPG-Arc-en-ciel, je préfère garder la personnalité juridique du parti « GRUP », tout en restant dans les idéaux du projet de société de son excellence le président de la république, donc du RPG.

AFRICAGUINEE.COM: Donc c’est de cette façon là que vous compter apporter votre soutien au président Alpha Condé lors des prochaines élections législatives?

ELHADJ PAPA KOLY KOUROUMA :
C’est comme ça que je pense être utile, parce que tout le sens que nous nous avons voulu donner à cette formation, ce n’est pas comme ça que j’ai vu les choses évoluer.Donc j’ai dû me retirer, sinon je suis le président de la première séance de la constitution de ce parti, lors de la première réunion où on a exposée l’idée, j’étais le président de séance, Mamady Diawara (leader du parti du travail et de la solidarité-PTS, Ndlr) était là également.

AFRICAGUINEE.COM: Est-ce que c’est le même point de vue que vous partagez avec l’ancien président, le Capitaine Dadis Camara, qui on le sait, est très proche de vous ?

ELHADJ PAPA KOLY KOUROUMA :
La gestion du parti, il (le capitaine Dadis, Ndlr) n’est pas impliqué. Mais, l’ancien président du CNDD (Conseil National pour la Démocratie et le Développement, Ndlr), c’est mon ami, c’est mon frère, je bénéficie très souvent de ses conseils sur tout ce que j’entreprends. Ce n’est pas seulement du point de vue politique, mais par rapport à la fusion, nous n’avons pas les mêmes points de vue. Même si nous avons les mêmes objectifs, mais la stratégie diffère, lui il a pensé qu’il serait bon qu’on aille fusionner dans le RPG, et moi j’ai pensé qu’il serait mieux qu’on garde notre personnalité juridique tout en restant avec la mouvance, l’objectif étant de soutenir le projet de société du président de la république, donc à ce niveau moi je pense qu’il n’ ya pas péril en la demeure.

AFRICAGUINEE.COM: Que répondez-vous aujourd’hui à ceux qui disent que vous avez perdu votre base en forêt, qui est l’un de vos fiefs, à cause des nombreuses promesses non tenues ?

ELHADJ PAPA KOLY KOUROUMA :
(Rires, Ndrl), Perdre mon fief, ça c’est une autre histoire. Je le dis et je le répète, ce fief là je ne le partage avec personne, modestie à part! Et quand je le dis, je pars de très loin, vous savez chacun se réclame aujourd’hui de N’Zérékoré (Deuxième région en terme d’électorat, Ndlr), c’est vrai que nous sommes de N’Zérékoré en tant que région administrative, c’est vrai que nous sommes de N’Zérékoré en tant que préfecture, mais quand on prend cette ville dans le sens profond de la chose, beaucoup ne sont pas de N’Zérékoré. Je suis un peu traditionnaliste moi, on ne partage cette région avec personne, il y a des dessus, il y a aussi des dessous. Quand on parle de dessous, tout le monde va s’arrêter et il y a juste un petit groupe de personnes qui pourront avancer, et je suis de ceux qui pourront avancer, je ne sais pas si vous comprenez?
Je vous dis il y a un chemin, et je suis de ceux qui pourront continuer ou peut être même le seul qui pourra. C’est pourquoi je dis que je ne me dispute avec personne, alors quand je parle de N’Zérékoré, je ne parle seulement de cette ville, je parle aussi de Beyla, je sais d’où je viens, quand on va du côté de Macenta, je sais ce qu’on a là bas, quand on descend vers le fond, vers Yomou, je sais ce que nous avons là, à Lola c’est pareil. Partout où je vais dans ces contrées, j’ai où rentrer et j’ai au moins un interlocuteur traditionnel, qui peut me recevoir, qui peut parler avec moi et avec qui on peut parler des choses sérieuses de la ville. Je pense qu’aujourd’hui il n’ ya pas grand nombre de personnes qui peuvent le faire.

AFRICAGUINEE.COM: Certains disent aussi que l’une des conditions que vous aviez posées lors de la signature de votre alliance avec le RPG au second tour de l’élection présidentielle, c’est le retour inconditionnel du capitaine Moussa Dadis Camara, quelle est votre réaction sur ce sujet ?

ELHADJ PAPA KOLY KOUROUMA :
On a jamais posé clairement sur papier cette question,.En politique il y a ce qu’on appelle le non dit, peut être qu’on le pense mais on le dit pas. Si on doit le dire on le dit sous d’autres formes. Lors de la signature de cet accord, nous avons parlé du règlement de tout ce qui s’est passé en Guinée, de l’indépendance jusqu’à nos jours, et qu’on était de ceux qui pensaient que ça devait se régler de façon pacifique, y compris du cas du 28 septembre.


Ce n’est qu’un élément bien sûre, il y a eu les évènements de 2006,2007, il y a eu les évènements du 22 novembre 1970, il y a autres choses. Je ne peux pas dire aussi que c’est cela qui conditionne le retour du président Dadis, comme je vous l’ai dis, moi je suis traditionnaliste et légaliste. Le président Dadis, rien ne le retient, donc on ne peut pas parler d’un retour conditionnel. Qu’est ce qui le bloque, ce n’est pas en tout cas le président Alpha Condé, il est à Ouagadougou sur des prétextes que chacun d’entre nous connait, je pense que quand il en fera la demande, le Pr Alpha Condé l’a d’ailleurs dit haut et fort, il pourra venir à tout moment. Mais il y a seulement qu’un certain nombre de choses étaient entrain d’être réglées à la demande même du président Dadis, c’est ce qui fait qu’aujourd’hui, il est encore là bas. Le jour qu’il le souhaitera, il rentrera librement. Je l’ai dis depuis longtemps, je ne peux pas accepter et je n’accepterais pas qu’on me dise que le président Dadis ne peut pas venir ici, celui qui le dira va m’expliquer pourquoi il ne peut pas venir ici, ailleurs quand on a un citoyen qui est pris en otage, qui est dans des difficultés, on fait tout le tintamarre pour aller les récupérer. Comment est-ce qu’ici on peut penser qu’on peut garder un des nôtres ailleurs, sans raison, le jour qu’on le fera, on posera des questions, et si des réponses claires ne sont pas données, on procédera autrement.

AFRICAGUINEE.COM: Que pensez-vous des revendications de l’opposition qui demande entre autres la recomposition de la CENI et la destitution du président de cette institution ?

ELHADJ PAPA KOLY KOUROUMA :
La réclamation est légitime dans le fond, mais dans la forme j’ai un peu de recul. J’accepterais qu’on dise aujourd’hui que la CENI qui est est caduque, je suis de ceux qui pensent aujourd’hui que cette CENI là est caduque, elle ne répond pas à la composition actuelle du paysage politique. Donc on doit forcément revoir ça, mais s’attaquer à la personne de Louceny (président actuel de la CENI, Ndlr), ça je refuse, Louceny a été élu par ses pairs, dans les formes les plus légales. Donc je refuse qu’on s’attaque à Louceny, on ne peut pas vouloir d’une chose et de son contraire, on ne peut pas réclamer la légalité et vouloir enfreindre à la loi de l’autre côté, ce n’est pas possible. Loucény a été élu président, il reste président! Maintenant, pour ce qui est de la recomposition de la CENI, je suis tout à fait d’accord.

AFRICAGUINEE.COM: Quelles solutions préconisez-vous, alors pour une sortie de « crise » ?

ELHADJ PAPA KOLY KOUROUMA :
Je pense qu’il est temps que les parties se retrouvent; ça passe forcément et nécessairement par le dialogue. La situation qui se pose aujourd’hui est la déconfiture de ce dialogue social et du ras le bol que les acteurs politiques éprouvent. Je pense qu’on ne devait pas en arriver là, il y a vraiment des voies par lesquelles on peut régler cette situation, ce sont ces acteurs là qui doivent aller aux élections, chacun a la volonté de faire des élections transparentes, crédibles. Mais asseyons nous et discutons pour savoir comment pouvons nous aller à des élections libres et transparentes, on déballe tout sur la table et après on peut arriver à des solutions consensuelles. Comment recomposer la CENI, comment proposer un chronogramme réaliste, ça va se passer de commun accord avec tout le monde.

AFRICAGUINEE.COM: Est-ce qu’aujourd’hui vous avez un appel à lancer ?

ELHADJ PAPA KOLY KOUROUMA :
L’appel, c’est d’inviter tout le monde autour de la table du dialogue. Un dialogue non instrumentalisé bien sûre, qu’on s’asseye sur la même table, qu’on discute et qu’on trouve une solution parce que la solution ne viendra pas d’ailleurs. Il faut un compromis, donc les solutions ne seront pas statiques, les solutions doivent évoluer en fonction des contextes, je pense que c’est cela, sinon à un moment on aurait pas accepté de mettre un malien (Général Siaka Sangaré, Ndlr) à la tête de la CENI pour pouvoir diriger les élections. Toutes les parties avaient d’ailleurs acceptées, alors pourquoi aujourd’hui on s’asseyerait pas pour trouver une solution consensuelle ? Moi je pense qu’il faut que tous les acteurs se mettent autour de la table pour discuter des problèmes guinéens, c’est là qu’il faut crier s’il faut crier, c’est là qu’il faut taper la table s’il le faut, pourvu qu’au sortir de la salle, qu’il y ait une solution consensuelle qui a été prise, le chronogramme de ces élections doit s’établir avec les acteurs politiques, il ne s’établira pas ailleurs.

AFRICAGUINEE.COM: L’autre sujet qui alimente les débats actuellement, c’est bien sûre la réconciliation nationale. Quel est votre avis sur cette question ?

ELHADJ PAPA KOLY KOUROUMA :
Je vous disais tout à l’heure que mon parti s’appelle GRUP, Générations pour la Réconciliation, l’Union et la Prospérité.Seulement, quand je dis "réconciliation" je mets réconciliation entre griffe, il s’agit pas là de réconcilier les guinéens, il s’agit plutôt de les maintenir réconciliés. C’est ça un peu notre vision parce que nous pensons que les guinéens sont réconciliés, contrairement à ceux qui pensent qu’il y a lieu aujourd’hui de réconcilier les guinéens.Je dis que c’est faux, regardez dans les différentes familles ici, allez en forêt, vous trouverez peulhs, soussous, malinkés, forestiers, ils vont au marché ensemble, ils puisent dans le même puits, ils partagent les mêmes toilettes, alors qui peut me dire que ces gens là sont brouillés?

AFRICAGUINEE.COM : Donc selon vous c’est un faux débat ?

ELHADJ PAPA KOLY KOUROUMA :
La réconciliation par définition, c’est mettre ensemble des personnes brouillées, mais ici tel n’est pas le cas. Cette notion de réconciliation appelle à une réflexion, il y a problème entre les acteurs politiques, on ne parle de réconciliation que quand on s’approche des consultations électorales.


C’est en ce moment qu’on dit que les guinéens ne s’entendent pas, le tissu social est déchiré, ce n’est pas vrai ! Le tissu social n’est pas déchiré ! Il est bien recollé, ici chez nous on fait l’amalgame entre l’adversité et l’animosité, on peut être des adversaires politiques, ça c’est au niveau des débats d’idées, de stratégies qui sont certainement opposées. Mais les objectifs étant les mêmes, aucun leader ne vous dira aujourd’hui que quand il sera au pouvoir il mettra du feu en Guinée, qu’il coupera de l’eau aux guinéens ou qu’il leur coupera l’électricité.Tout le monde dit je donnerais de l’eau et de l’électricité aux guinéens, je ferais de la Guinée un pays où il fait bon vivre. Maintenant comment arriver à ces objectifs là, c’est ce qu’on appelle stratégies, ce sont les stratégies là qui divergent, et moi je pense que dans cette diversité on doit pouvoir discuter, mais une fois les discussions terminées, qu’on sorte main dans la main et qu’on voit des frères qui viennent. Moi c’est comme ça que je vois les choses et c’est comme ça que les politiciens doivent comprendre. D’ailleurs cette idée là je vais essayer de la développer pendant le lancement de notre parti, parce que je vais inviter tout le monde, j’inviterais tous les politiciens à venir m’accompagner lors du lancement de ce parti, je pense qu’en ce moment tout le monde comprendra que nous ne sommes pas des ennemis, que nous sommes des frères. Mais nous sommes en contradiction d’idées et de stratégies, c’est ce qu’il faut exposer, voilà ma vision sur cette question.

AFRICAGUINEE.COM : Les élections législatives c’est pour bientôt, est-ce que votre formation politique prendra part à ce rendez-vous électoral ?

ELHADJ PAPA KOLY KOUROUMA :
Le parti sera présent, maintenant comment il sera présent, ça c’est une question qui pourra être discutée. Est-ce qu’on va aller dans le cadre d’une alliance, est-ce qu’on va aller en singleton, tout ça sont des questions qui vont être discutées. Je pense que ce n’est toujours pas à l’ordre du jour, mais ce qui reste clair, c’est que le parti est de la mouvance, moi-même je suis de la mouvance, c’est pourquoi d’ailleurs je suis toujours ici, le jour que je déciderais de ne plus être de la mouvance, je prendrais mes bagages et je m’en irais.

AFRICAGUINEE.COM: Selon vous qu’est ce qui différencie votre formation politique aux autres partis qui existent déjà ?

ELHADJ PAPA KOLY KOUROUMA :
Vous savez nous, nous pensons qu’on doit évoluer, vous m’avez vu pendant les élections présidentielles puisque vous avez eu à me suivre. Moi quand je parle, je parle d’abord stratégie, la stratégie doit partir du constat sur le terrain, aujourd’hui il est profondément remarquable qu’on ne parle de militants, qu’on ne s’occupe des militants, qu’on ne s’intéresse aux militants que quand les consultations électorales approchent, et après ça, chacun est laissé pour compte! Si hier le militantisme était une espèce de volontariat, aujourd’hui il faut savoir que militantisme est un militantisme intéressé, donc économique. C’est pourquoi nous avons pensé qu’il fallait que notre formation politique repose sur une espèce de parti de développement. C’est pourquoi quand vous voyez dans notre règlement intérieur et les statuts, en lieu et place de militants, nous nous parlons d’actionnaires, comme ça chacun a un intérêt. Je vous explique, pour adhérer à ce parti, il faut prendre une carte qui coûte 5000 gnf, ces 5000 représentent les actions que vous avez payées, mais ces actions ne seront valorisées que si au sein du parti, vous vous mettez en groupement, donc il peut y avoir une adhésion individuelle ou une adhésion groupée, quand vous venez en groupe, chacun paye son action, et vous présentez un projet à hauteur du montant auquel vous vous êtes collectivement attachés, et collectivement responsables. Ce projet donc, vous le mettez en route, vous fonctionnez sous la surveillance d’un responsable du parti qui aura reçu une formation pour la gestion des projets, si vous réussissez dans ce projet et vous remboursez le montant de vos cotisations préalables, le parti va multiplier ce montant là par 10 pour avancer dans un autre projet à dimension plus élevée. Quand vous voyez aussi la structure de notre parti, vous verrez que ce ne sont pas les structures habituelles où on parle de bureau exécutif, au niveau national.Nous, nous avons ce qu’on a appelé le comité exécutif national (CENA), au niveau régional nous avons les comités exécutifs régionaux, au niveau des communes nous avons les comités exécutifs communaux et un peu plus bas nous avons les comités exécutifs de base, donc voilà un certain nombre de choses qui nous différencient des autres formations politiques.

AFRICAGUINEE.COM: Donc c’est comme une entreprise ?

ELHADJ PAPA KOLY KOUROUMA :
C’est une « entreprise parti » !

AFRICAGUINEE.COM : Un dernier mot ?

ELHADJ PAPA KOLY KOUROUMA :
Le dernier mot sera d’annoncer à tout le monde le lancement officiellement de ce parti qui est naissant.

AFRICAGUINEE.COM: Ça va être où et quand ?

ELHADJ PAPA KOLY KOUROUMA :
Nous sommes entrain de voir, puisque nous allons placer cet évènement sous la haute autorité de quelqu’un et comme le disent les forestiers, « on ne peut pas donner la tête à quelqu’un et retirer la langue ». On attend qu’il nous donne une date de sa convenance pour qu’on programme.

AFRICAGUINEE.COM : Je vous remercie M. le ministre !

ELHADJ PAPA KOLY KOUROUMA :
C’est à moi de vous remercier M. Souaré !

INTERVIEW REALISEE PAR SOUARE Mamadou Hassimiou

Chef de Bureau AFRICAGUINEE.COM

Guinée-Conakry

Tél. : (224) 62 65 75 74/ 64 95 36 33

  Rubrique: Interview  date: 17-May-2012 ŕ 11:30:54  Partager:   :

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