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Processus électoral en Guinée : les femmes de l’opposition exigent le départ de Loucény Camara à la





CONAKRY-Comme annoncé dans nos précédentes éditions, ce soir, les femmes de l’Alliance pour la démocratie et le progrès (A.D.P.) et du Collectif des partis politiques pour la finalisation de la transition ont animé une conférence de presse à Conakry sur la « Situation sociopolitique et faire un compte rendu du sit-in tenu de ce 19 avril devant la Commission électorale nationale indépendante (C.E.N.I.) », a constaté Africaguinee.com sur place.

Faisant le point sur la situation, Hadja Biya DIALLO, membre du bureau exécutif et conseillère politique de l’Union des forces démocratiques de Guinée (U.F.D.G.), déclare que le problème de la CENI est devenu « une véritable gangrène pour l’ensemble du corps social guinéen ». Selon elle, l’organisation du sit-in hier jeudi pour signifier à l’opinion nationale et internationale, mais aussi au pouvoir en place, qu’avec la « CENI de Monsieur Loucény Camara, la Guinée est menacée des dangers réels. Le peuple de Guinée veut une élection et non une sélection », martèle-t-elle.

La Guinée, poursuit la conférencière, veut une élection propre, crédible et acceptable pour tous.

Des inquiétudes !

Cependant, « les agissements que nous voyons aujourd’hui au niveau de la l’institution nous inquiètes à plus d’un titre. Si c’est avec Loucény Camara, on n’y arrivera pas. Avec lui, on risque de vivre des conflits inutiles avec des conséquences imprévisibles », fait remarquer la dame du collectif des partis politiques.

C’est pourquoi les femmes invitent le chef de l’Etat et les institutions de s’impliquer « le plus vite » afin de trouver une solution adéquate au problème de la Ceni et de ‘’son’’ président.

Parlant du dialogue inclusif qui s’est tenu récemment au palais du peuple, Hadja Iliassou Diallo, vice-présidente du parti de l’Union des Forces du Changement (UFC), membre de l’ADP, dit qu’il y avait eu des points de convergences surtout au niveau de la CENI et à l’audit du fichier électoral. « Tout le monde était d’accord sur l’audit du fichier, à une révision et non un recensement intégral du fichier. Sur la question de la recomposition de la CENI, même la mouvance était d’accord qu’on mette un comité de veille auprès de l’institution. Toutes les parties prenantes au dialogue étaient d’accord sur ces points », rappelle Mme Ann, Iliassou Diallo. Mais, depuis qu’on est sorti et le document a été déposé auprès du Président de la République, « jusqu’aujourd’hui, le chef de l’Etat n’a pas répondu. Chacun a attendu. Si vous comprenez, même les facilitateurs étaient gênés », estime-t-elle.

Pour l’heure, les femmes de l’opposition restent déterminées à poursuivre leur combat jusqu’à disent, « la satisfaction de leur revendication ».

Ce dire que le combat politique ne fait que commencer puis ce qu’il faut le souligner, depuis plusieurs années, on ne voyait pas les femmes guinéennes concrétiser de telles initiatives.

Aliou Diallo

Conakry, pour Africaguinee.com

  Rubrique: Politique  date: 20-Apr-2012 à 22:29:12  Partager:   :

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