
PARIS-Sidya Touré de l'Union des forces républicaines (UFR)a déploré l'attitude du président Alpha Condé qu'il accuse de d'utiliser l'intimidation et la violence comme méthode de gouvernance, a appris Africaguinee.com.
"Notre pays se caractérise par une extrême précarité avec une fragilité patente alors qu'il n'est ni un état post-conflit, ni en guerre. Les populations ne comprennent pas que les dividendes de la démocratie se fassent toujours attendre. La raison en est que le nouveau pouvoir, une fois en place, a tout simplement contourné le changement authentique par des méthodes d'intimidation ou même parfois de violence", a affirmé Sidya Touré au cours d'une conférence débat sur intitulé "La France avec les Printemps Africains-Regards Croisés"; tenu le week-end dernier à Paris.
"Il s'en suit un désintérêt des populations pour la concertation d'autant plus que toute tentative de demande d'imputabilité aux dirigeants est étouffée manu militari",a ajouté M.Touré.
Pour l'ancien premier ministre, le chef de l'Etat prépare des fraudes massives pour conquérir la future assemblée nationale.
"Fait d'autant plus grave, le pouvoir en place cherche plutôt les moyens de s'adonner à des fraudes pendant les prochaines élections législatives en ce créant un nouveau fichier électoral et en modifiant délibérément les attributions et la composition de la commission électorale nationale indépendante (CENI).S'il persiste dans cette attitude, il est à craindre que la Guinée connaisse, de nouveau, des turbulences, tant la frustration du peuple est grande", a avertit Sidya Touré.
Sur cette tribune parisienne, Sidya Touré à lancé un appel à la communauté internationale pour éviter toute "complicité" avec le pouvoir d'Alpha Condé.
"J'en appelle donc à plus de vigilance pour que la Communauté internationale évite d'être complice de ce qui apparaît comme une vaste arnaque ou de cautionner des processus électoraux qui jurent avec les principes qu'elle prétend défendre", a conlu le leader de l'UFR.
Près d'un an et demi après l'investiture du président Alpha Condé, la Guinée est toujours plongée dans une transition politique, en attendant la mise en place d'une nouvelle assemblée nationale.Les élections législatives annoncées pour le 8 juillet prochain, devraient vraisemblablement être de nouveaux reportées suite à des querelles internes au sein de la commission électorale nationale indépendante.
Par ailleurs, la société civile guinéenne a demandé la démission du président de la CENI, Louncény Camara. Une demande qualifiée "d'irresponsable" par la mouvance présidentielle.
Africaguinee.com
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  Rubrique: Politique  date: 18-Apr-2012 à 11:10:59  Partager:   :  |