[IMG1]D'un renvoi à un autre, le procès intenté par le barreau de Guinée contre les commissaires Thermite Mara, Alhassane Diallo et Ibrahima Sory Camaran alias "Sory S'en fout", risque de perdurer. Les policiers accusés d'avoir fait la peau aux avocats gagnent du temps et cela agace la partie plaignante.
D'abord prévu le 21 décembre, ce jugement n'a débuté que le 11 janvier sur fond de tension entre les hommes en uniforme et ceux en robe noire.L'audience qui a été perturbé par les attaques verbales et autres intimidations a été renvoyée pour ce 25 janvier. Aujourd'hui encore, la tension était perceptible. Une horde de policiers habillés en civil, commeprécédemment, ont très tôt envahi le siège national des Considérants, autre dénomination familière de la Cour suprême.
Ils sont venus prêter mains fortes à leurs chef hiérarchiques. A l'origine, une simple brouille entre les deux mamelles de la Justice, une incompréhension transformée en guéguerre où les protagonistes ne se font plus de cadeau. La bande des trois est taxée d'agression, d'arrestation arbitraire et de séquestration, mais également de retrait de numéraires à l'encontre des Me Doumbia et Yomba.
Le dossier concernant Thermite Mara, qui dormait dans les tiroirs de la Justice, a été remis en scelle dernièrement par la bévue commise par le commissaire Alhassane Diallo à l'encontre de Me Doumbia.
Depuis, le barreau guinéen s'est montré déterminé à aller jusqu'au bout. En traînant ces "policiers d'une autre époque" devant la chambre pénale de la Cour suprême.
Le bras de fer, engagé avec les hautes instances de la Justice, pour exiger la comparution des officiers de Police, a débuté par un sit-in devant le bureau du procureur avant de se "muer" en une véritable grève. Laquelle aura duré deux mois au cours desquels les avocats du pays ont boudé les audiences en signe de récrimination et de boycott.
Il a fallu une lutte des plus âpres pour contraindre les officiers de police incriminés à la barre. Absent à la première audience, Thermite Mara, le patron de l'office central antidrogue, a été menacé par le procureur d'un mandat d'amener.
Aujourd'hui, tous les prévenus étaient dans la salle d'audience, avant que la présidente ne prononce ce renvoi au 15 février.
KONKOLA DIALLO
Depuis Labé-Guinée
Pour Africaguinee.com |
  Rubrique: Société  date: 29-Jan-2008 à 12:01:39  Partager:   :  |