
SEOUL-En discussion avec son homologue russe Dmitri Medvedev au sommet sur la sécurité nucléaire, le président américain a oublié que les micros pouvaient capter la conversation. "C'est ma dernière élection. Après mon élection, je disposerai de plus de flexibilité", lui a-t-il expliqué.
Décidément, Barack Obama oublie que les micros de télévision sont partout dans les réunions internationales et sont souvent ouverts. On se souvient qu'en novembre dernier, lors du dernier sommet du G20 à Cannes, son aparté avec Nicolas Sarkozy sur Benjamin Netanyahu, le Premier ministre israélien, avait failli déclencher un mini-clash diplomatique.
"Je ne peux plus le voir, c'est un menteur", lui avait tout d'abord dit le locataire de l'Elysée. "Tu en as marre de lui, mais moi, je dois traiter avec lui tous les jours !", lui avait répondu le président américain.
"Je transmettrai l'information à Vladimir"
Ce mardi, c'est une conversation avec Dmitri Medvedev, le président russe, qui fait polémique outre-Atlantique. Les deux hommes se sont rencontrés lundi en marge du sommet sur la sécurité nucléaire de Séoul. Comme en novembre dernier, un micro ouvert a capté une partie de l'échange, censé rester discret. Dmitri Medvedev -président russe jusqu'à la passation de pouvoirs avec Vladimir Poutine prévue début mai- demande tout d'abord à Barack Obama une marge de manoeuvre, en particulier sur la question du déploiement bouclier antimissile en Europe, source de tensions entre les deux pays.
Réponse du président américain : "C'est ma dernière élection. Après mon élection, je disposerai de plus de flexibilité". Sous-entendu : en raison de la campagne électorale, je dois rester ferme pour ne pas m'aliéner l'électorat conservateur. Réponse de Dmitri Medvedv : "Je comprends. Je transmettrai cette information à Vladimir".
Romney "inquiet"
Sans surprise, les républicains se sont emparés de ces propos pour dénoncer ce qu'ils assimilent à un double jeu de la part de Barack Obama. Mitt Romney, le favori du parti pour l'investiture en vue de la présidentielle de novembre, se dit ainsi "très inquiet". "Le président dit une chose et en fait une autre". "La Russie n'est pas un ami sur la scène internationale. Et c'est très troublant, très inquiétant, de voir ce président chercher davantage de flexibilité, et qu'il n'ait pas à rendre des comptes aux Américains pour ses relations avec la Russie", a-t-il lancé sur CNN.
Réplique de Barack Obama : "la seule façon pour moi d'avancer sur ces questions est de consulter le Pentagone, le Congrès et d'obtenir le soutien des deux partis. Franchement, le contexte actuel n'est pas propice à ce genre de consultations sérieuses. Je pense que ce que vous avez écrit au cours des dernières 24 heures le montre assez bien", a-t-il souligné.
Source:tf1.fr |
  Rubrique: International  date: 27-Mar-2012 à 13:15:03  Partager:   :  |