
PARIS - Le Front national a dénoncé lundi l'éventualité d'une arrivée de Jean-Louis Borloo à la tête de Veolia, y voyant l'illustration qu'avant de partir, Nicolas Sarkozy place ses potes.
Aux antipodes des promesses de +République irréprochable+ de 2007, cette affaire est révélatrice des manoeuvres que l'oligarchie pratique sans rien avoir à envier aux républiques bananières, estime dans un communiqué Steeve Briois, secrétaire général du Front national.
Borloo est pris ici en flagrant délit de pantouflage, ce confortable cadeau financier intervenant seulement quelques semaines après le retrait de sa candidature. Ce n'est plus la République des vendus, c'est aussi la République des achetés, a-t-il affirmé.
Selon M. Briois, proche de la candidate à la présidentielle Marine Le Pen, Nicolas Sarkozy profite de ses dernières semaines de mandat pour verrouiller encore un peu plus le système, en mettant ses copains à des places stratégiques. Celui qui prétend depuis cinq jours avoir changé et pris de la carrure est toujours le Nicolas Sarkozy qui voulait nommer son fils à la tête de l'Epad (Etablissement public de la Défense).
Steeve Briois condamne ces échanges de bons procédés qui sont, affirme-t-il, contraires aux principes de méritocratie et d'égalité que défend Marine Le Pen.
Il demande qu'un audit soit réalisé sur les conditions de nomination des chefs de grandes entreprises car l'exécutif ne peut plus continuer à nommer les chefs des grandes entreprises.
AFP |
  Rubrique: International  date: 20-Feb-2012 à 13:05:48  Partager:   :  |