
CONAKRY-Après l'élimination mercredi du Syli national de Guinée à la CAN, le gouvernement guinéen vient d'annoncer une surprise:il propose un accueil populaire pour nos "héros" de Franceville qui vont rentrer ce samedi à Conakry.
Sous d'autres cieux, un bilan du parcours de notre équipe nationale à cette compétition est indispensable, une commission allait situer les responsabilités des uns et des autres suite à l'élimination de l'équipe.
Trop fier pour avouer l'échec de notre équipe à la CAN,le gouvernement préfère miser sur l'avenir sans faire le diagnostic des maux qui rongent le onze national.Cette politique de l'autruche adoptée par le gouvernement est un message fort pour encourager l'échec.Il ne s'agit pas de bien jouer, il s'agit de gagner!A chacune des participations du Syli national à la CAN (1994, 1998, 2004, 2006, 2008...), c'est le même constat: notre équipe brille par un beau jeu éclatant, mais l'indiscipline de ses joueurs (des cartons rouges inutiles), le manque de concentration, la maladresse chronique de certains attaquants et les fautes défensives à répétition, éliminent l'équipe pourtant promise à un bel parcours. Pour cette CAN 2012, tous les observateurs du cuir rond ont salué le beau jeu de l'équipe guinéenne, mais sa sortie prématurée a été largement favorisée par nos joueurs.Une équipe qui veut aller loin doit être réaliste, le beau jeu c'est pour les caméras, car c'est le résultat qui compte!
Avec beaucoup de bruits, le comité de soutien au Syli national a récolté des milliards.Après l'échec du onze national, les guinéens veulent savoir comment ce fric a ou sera utilisé.D'ailleurs, ce comité de soutien au Syli national doit rendre des comptes sur l'utilisation des milliards mobilisés pour cette équipe.Passer sous silence la gestion de ces fonds pendant que des milliers d'étudiants guinéens crient famine au Maroc est un crime!Sans oublier les sans voix qui tirent le diable par la queue dans le pays!
Ces fonds doivent être redistribués aux plus nécessiteux ou alors investit dans des secteurs comme l'énergie qui a encore fait couler du sang dans les rues de Conakry et Kindia.Les menaces du gouvernement ne suffiront pas pour décourager les jeunes face à cet échec permanent de la gestion du secteur énergétique dans le pays.
Et que dire du ministre Titi Camara, pourtant habitué à cette compétition.Avec une préparation approximative du Syli national, le ministre Titi Camara avait même demandé des "prières" pour le onze tricolore.Une honte, alors que dès le départ, l'équipe guinéenne a montré de gros signes de faiblesses lors de sa préparation avec à la clé une lourde défaite face au Sénégal à Dakar (4-1)en amical et un nul inquiétant à Conakry face à la modeste équipe du Kenya.
Alors messieurs, arrêtons d'amuser la galerie, il faut faire le bilan de cette équipe, situer les responsabilités, redistribuer dans la transparence les milliards accumulés pour cette équipe.La prochaine CAN, c'est déjà en 2013!Après tout, dans le foot, les prières et la démagogie ne suffiront pas.Il faut éviter les mêmes erreurs du passé pour mieux relancer notre onze tricolore sur la scène continentale.Le reste on s'en foot!
Mamadou Camara
Pour Africaguinee.com |
  Rubrique: On sen Foot  date: 03-Feb-2012 à 09:24:09  Partager:   :  |