
CONAKRY-Le président Alpha Condé va-t-il reculer après les menaces du collectif et de l'ADP qui ont promis d'empêcher les élections?Il faut dire que le temps joue en faveur chef de l'Etat qui n'a aucune intention de laisser le parlement à l'opposition.
Il fera peut être des compromis sur la question de la commission électorale nationale indépendante(CENI)pour calmer les ardeurs du collectif et de l'ADP, mais le président Condé ne compte organiser les législatives, qu'avec une garantie certaine de la victoire de son alliance.
Le chef de l'Etat sait que l'opposition qui coagule actuellement contre son pouvoir risque de se déchirer face aux fauteuils juteux de la future assemblée nationale.Déjà le Front d'Union pour la démocratie et le progrès (FDP) de Mamadou Baadiko Bah se positionne déjà pour le "gâteau" du parlement même s'il affirme prudemment qu'il n'a "aucun mandat pour représenter toute l'opposition".
Une chose est claire, 2012 est une année critique et le pouvoir d'Alpha Condé ne prendra pas le risque d'enliser la transition.Les enjeux financiers pour le pays sont énormes et le gouvernement a besoin des partenaires étrangers pour soutenir l'économie guinéenne qui est sous perfusion.Autre enjeu pour le président Condé, l'organisation d'une conférence sur la Guinée cette année à Abou Dhabi, capitale des Emirats arabes unis courant 2012, pour encourager les capitaux étrangers à investir dans le pays.Évidemment, la mise en place du parlement avant ce rendez vous d'Abu Dhabi, est un excellent argument pour rassurer les investisseurs étrangers.D'ailleurs à l'occasion de la visite cette semaine à Conakry,de l'administratrice générale du PNUD, Helen Clark, la mouvance présidentielle a exprimé son "souhait" pour que les élections législatives se tiennent d'ici mars 2012.Ceci pour rassurer la communauté internationale de la bonne volonté du gouvernement de terminer la transition dans le pays.
Reste à savoir, si les menaces de l'opposition ne vont pas entrainer une répression de la part du pouvoir, qui va une nouvelle fois ternir son image à l'extérieur. Car le collectif des partis politiques pour la finalisation de la transition et l'alliance pour la démocratie et le progrès ont promis "d'empêcher" la tenue de ce scrutin si le gouvernement refuse d'instaurer un dialogue direct avec eux.
En attendant, le bras de fer continue à Conakry...
Mamadou Camara
Pour Africaguinee.com |
  Rubrique: Politique  date: 14-Jan-2012 à 21:52:05  Partager:   :  |