[IMG1]Depuis le limogeage, jeudi dernier, du ministre, Justin Morel Junior et la publication, vendredi, de l'avis de grève générale et illimitée du 10 janvier prochain, la capitale Conakry connaît, ce samedi, une ambiance rare.
Les banques et les différents marchés de la capitale sont envahis par des clients aux allures de pressés. Soit pour sortir de l'argent ou pour s'approvisionner en denrées. Une façon pour eux de pouvoir rester à la maison pendant tout le long de la grève.
Ce samedi, la BICIGUI a connu la queue jusque dans l'après midi. Même schéma pour les autres banques de la capitale à l'image de la SGBG, l'UIBG pour ne citer que celles-là .
Interrogé, Ibrahima Camara, fonctionnaire, déclare se préparer par rapport à la grève annoncée pour le 10 janvier. Pour lui, cette grève risque de bloquer le pays. Alors que, reconnaît-il, les guinéens vivent du jour en jour. A la BICIGUI, le retrait reste serré.
"Moi, je préfère retirer mon argent aujourd'hui car je ne sais pas ce que demain sera fait dans notre pays. Voilà le Kenya qui est entrain de brûler aujourd'hui pour cause d'incompréhension. Ici encore, on veut nous servir d'une instabilité aux conséquences désastreuses,'' s'inquiète, Fatoumata Touré, apparemment frappée par le scénario de la dernière grève. Continuant, elle interpelle les décideurs à tous les niveaux afin de calmer un jeu qui ne profite à personne.
Au marché principal de Madina où certains magasins ont préféré simplement fermer pour cause d'éventuelles violences. Les citoyens, quant à eux, ont continué à se ravitailler en denrées alimentaires. Chacun, selon ses moyens, se dote de ''réserve''.
Selon madame Barry, quand on est mère de famille, on doit se préparer à toute épreuve. Raison pour laquelle, je suis venue tôt ce matin au marché...''
Mamadou Camara
Conakry pour Africaguinee |
  Rubrique: SociĂ©tĂ©  date: 05-Jan-2008 ŕ 21:06:19  Partager:   :  |