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Sarkozy comparé à un «sale mec» : l'UMP exige des excuses de Hollande

PARIS-Nicolas Sarkozy, «un président en échec», «un sale mec». François Hollande a lâché cette formule mardi lors d'un déjeuner avec des journalistes, révèle «le Parisien». Le candidat PS à la présidentielle se glissait dans la peau de son rival et déclarait : «Il va se présenter devant les Français et leur dire : Je suis un président en échec depuis cinq ans, je suis un sale mec, mais réélisez-moi parce que, dans cette période difficile, je suis le seul capable."
Ses propos ont provoqué un tollé à l'UMP, qui a saisi la balle au bond ce mercredi pour tomber à bras raccourcis sur François Hollande, accusé d'avoir insulté le chef de l'Etat. Le Parti socialiste renvoie de son côté Nicolas Sarkozy à son «casse-toi pauvre con», en démentant que son candidat PS eut injurié le président.
Morano «exige des excuses»
A la sortie du conseil des ministres, ce matin, c'est Nadine Morano qui a dégainé : «J'exige des excuses publiques à l'endroit du chef de l'Etat.» A ses yeux, «ce n'est pas digne d'un candidat et pas digne à l'égard de nos concitoyens.» Pour la ministre de l'Apprentissage, «ce n'est pas à la hauteur d'un candidat à l'élection présidentielle».
Pierre Lellouche, secrétaire d'Etat au Commerce extérieur, y voit «une grosse erreur» de la part du candidat.
Le «carton rouge» de Rosso-Debord
Les propos du candidat PS à la présidentielle sont «inadmissibles», «c'est carrément carton rouge», dénonce également Valérie Rosso-Debord sur BFM-TV. «On n'insulte pas le président de la République», ajoute la députée de Meurthe-et-Moselle et déléguée générale adjointe du parti de la majorité présidentielle. «Nous exigeons ou un démenti ou une excuse publique.» Dans un communiqué publié sur le site de l'UMP, elle ajoute : «La démocratie ne s'accommode ni de l'injure ni du dénigrement, quand on aspire aux plus hautes fonctions de l'Etat la moindre des qualités est le sang-froid et la sérénité, monsieur Hollande vient de démontrer qu'il ne possédait aucune des deux !» ajoute-t-elle.
Lors de ses voeux à la presse, Jean-François Copé, patron de l'UMP, a fustigé «des propos indignes de celui qui se prétendait être quasiment élu». «Tout cela nous a profondément choqués», ajoute le député, qui se fait un malin plaisir d'assurer : «Nous ne seront certainement pas dans ce registre-là » durant la campagne présidentielle.
«Hollande a perdu ses nerfs»
A quatre mois de la présidentielle, «Hollande a perdu ses nerfs», attaque également Eric Ciotti, secrétaire national de l'UMP en charge des questions de sécurité. Ces «insultes» «ne sont pas dignes d’un homme d’Etat. Depuis quelques mois déjà nos concitoyens peuvent constater que ce costume est bien trop grand pour lui», écrit le député UMP des Alpes-Maritimes sur son site. Au passage, il taxe le candidat socialiste de «vulgaire et grossier». Même tonalité de la part de Renaud Muselier qui reprend le sobriquet de «Flamby» pour désigner Hollande.
«François Hollande ne sera pas le président du Casse-toi pauvre con !»
Face à l'évalanche de déclarations outragées de l'UMP, le PS accuse le parti de la majorité présidentielle de «manipulation grossière». Najat Vallaud-Belkacem, porte-parole de François Hollande, souligne sur BFM-TV que «ces propos n'ont pas été tenus comme cela, pas dans ce sens-là dans ce déjeuner : il imitait Nicolas Sarkozy».
«Au-delà de ce qu'il aurait pu dire ou ne pas dire, je voudrais dire à l'UMP que cette manipulation grossière est particulièrement malvenue de la part d'un parti dont le président s'est caractérisé ces dernières années par une véritable vulgarité», ajoute-t-elle. «On se souvient du casse-toi pauvre con par exemple et des dégâts considérables pour l'image de la fonction présidentielle.» Najat Vallaud-Belkacem faisait allusion à l'invective lancée en 2008 par le président de la République à un visteur du salon de l'agriculture qui avait refusé de lui serrer le main.
Autre porte-parole du candidat PS, le député-maire PS de Cherbourg Bernard Cazeneuve affirme, lui, sur France Inter que «cette histoire est fausse. François Hollande n'a pas pour habitude de pratiquer l'invective». «Très honnêtetement, si François Hollande avait dit à Nicolas Sarkozy : Casse-toi pauvre con, il aurait eu légitimitement les raisons de s'en plaindre (...). Mais ce n'est pas ce que François Holande dit et François Hollande ne sera pas le président du Casse-toi pauvre con !» a ajouté Cazeneuve.
Leparisien.fr |
  Rubrique: International  date: 04-Jan-2012 à 14:18:23  Partager:   :  |
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