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Reprise du dialogue: les deux blocs de l'opposition sont sceptiques...





Aboubacar Sylla, porte parole de l'Alliance pour la démocratie et le progrès[/N]

"Ce dialogue est né de la volonté de l’ADP et du collectif. Ce sont eux qui ont fait le lobbying au niveau des institutions nationales et internationales, au près du gouvernement pour que ce dialogue ait lieu. C’est nous qui avons choisi le groupe des facilitateurs. C’est nous qui les avons mandaté d’aller vers le gouvernement. Quand nos préalables ont été satisfaits on a entendu un communiqué du MATD qui nous convie à un dialogue. Nous partons dans la salle et nous voyons dans la salle des partis politiques qui se disent être ni de la mouvance ni de l’opposition et qui se reclament être du centre. Lorsque le gouvernement a parlé de recensement général ils ont dit d’accord et quand il a encore annoncé le contraire ils étaient d’accord. Ce sont des partis politiques qui n’ont jamais rien demandé au gouvernement. Nous sommes déterminés mieux que quiconque à aller au dialogue. Si vous voyez que nous nous sommes retirés au dialogue c’est parce que les conditions minimales pour la tenue d’un véritable dialogue ne sont pas là. Si on se fie aux élections présidentielles l’ADP et le collectif totalisent au moins 70% de l’électorat guinéen. Donc nous ne sommes pas du tout hanté par le syndrome ivoirien. Nous ne sommes pas dans le même cadre de figure."

Mouctar Diallo, du parti Nouvelles Forces Démocratiques(NFD),Membre du collectif des partis politiques pour la finalisation de la transition




"L’opposition responsable, progressiste est claire. Nous sommes demandeurs de dialogue depuis le mois d’avril dernier. Mais il faudrait que ça soit un dialogue franc, structuré. C’est une rencontre entre deux parties. Le dialogue n’a pas encore commencé. Pour aller au dialogue on nous propose quatre parties : il y a 3 équipes qui se retrouvent dans un camp et de l’autre l’opposition. Les représentants du gouvernement ne seront pas neutres. Les membres du comité de facilitation ne seront pas neutres à partir du moment où le président Alpha Condé avait lui-même dit que les préfets et gouverneurs ne seront pas neutres. Mgr Gomez nous avait demandé de lui faire confiance, que si lui et son équipe trouvaient qu’ils ne pouvaient pas qu’ils allaient démissionner. Aujourd’hui je me pose la question que je me pose c’est l’impartialité de ce comité de dialogue."

Propos recueillis par SOUARE Mamadou Hassimiou
Pour Africaguinee.com

  Rubrique: A vous la parole  date: 02-Jan-2012 ŕ 19:42:55  Partager:   :

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