
Dr Faya Millimono vice président de la Nouvelle Génération pour la République, Porte parole du collectif des partis politiques pour la finalisation de la transition
L’opposition ce sont ceux là qui ne sont pas d’accord avec ce qui est entrain de se passer. Je sais par exemple que mon parti, la NGR est de l’opposition, je sais par exemple que l’UFR (Union des Forces Républicaines de Sidya Touré Ndlr) est de l’opposition parce que nous ne sommes pas d’accords avec ce qui est entrain de se passer aussi bien au sein de la CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante Ndlr), aussi bien concernant le fichier électoral dont certains sont pour tous ce que le gouvernement dit. Ceux qui sont d’accords sont le gouvernement et ceux qui ne sont pas d’accord ce sont eux qui constituent l’opposition. Si nous voulons un dialogue efficace, faisons le dialogue entre les deux entités qui ont des différents entre eux. On n’a pas dit que tous ceux qui ne sont pas du collectif ne sont pas de l’opposition, mais nous avons dit que c’est entre le pouvoir et l’opposition qu’il y a le dialogue. Je répète que la popularité qu’on doit chercher c’est auprès des populations guinéennes, ce n’est pas dans la salle des actes du palais du peuple.
Saloum Cissé : Secrétaire général du Rassemblement du Peuple de Guinée (Parti au pouvoir Ndlr)
Pour un départ le travail a bien commencé et j’espère que dans l’avenir le calendrier que le comité des facilitateurs vient de donner, que ce calendrier sera respecté par tous les acteurs politiques, c’est mon souhait le plus ardent. C’est problème d’approche qui fait que certains ne sont pas d’accords.
Mamadou Baadiko Bah: président de l’Union des Forces Démocratiques et coordinateur du Front d’union pour la Démocratie et le Progrès

Mes sentiments c’est qu’une nouvelle fois on a cruellement conscience de la difficulté de mettre en route réellement le dialogue. Vous avez vu qu’on a pratiquement passé toute la matinée à résoudre des questions procédurières, savoir qui va assister au dialogue, savoir comment ça va se passer, savoir qui va être le facilitateur. Je pense qu’on arrive à un consensus pour avoir l’équipe de facilitation qui a quand même fait un travail appréciable et ensuite on s’est mis d’accord pour qu’il y’ ait dans la représentativité trois groupes principalement qui participent au dialogue. Les participants seront donc repartis en trois groupes. Le premier donc c’est l’opposition dont il est reconnu que c’est une opposition plurielle et c’est très important qui peut avoir plusieurs sensibilités mais c’est toujours l’opposition, on a la mouvance présidentielle avec toutes ses nuances et ses tendances et les autres sont considérés comme le centre. C’est sur cette base donc que le dialogue proprement dit va reprendre le jeudi matin.
Monseigneur Gomez : Président du comité des facilitateurs et vice président du conseil national de la transition

Vous savez chacun est libre d’exprimer son point de vue ! Ce n’est pas parce que vous avez dit blanc que c’est forcément blanc. L’exercice que nous avons c’est de faire en sorte que les idées se rapprochent. Donc ça ne me trouble pas du tout que chacun donne exactement son point de vue, ce qui aurait été dramatique c’est qu’on garde par devers soi ce qu’on pense parce que là on ne peut pas savoir exactement où vous êtes.
Il y a des mécanismes à mettre en place, il y a des choses à régler, donc moi je ne désespère pas, je considère que cette journée a été positive, elle a été positive parce que nous avons eu des acquis. Le premier acquis c’est que toutes tendances étaient réunies ici, le deuxième acquis c’est qu’aucune des tendances n’est sortie de la salle malgré leurs réserves. Donc nous avançons petit à petit, demain ou après demain le climat va s’éclaircir parce qu’aujourd’hui on était peut être 50 ou 60, après il y aura 20 ou 25 c'est-à -dire que ça sera beaucoup plus gérable, maîtrisable parce que jusqu’à maintenant on n’a pas défini les quotas. On a simplement dit aux gens aller vous retrouver en groupe, par affinité idéologique regroupez-vous. Maintenant le groupe peut être de 100 mais dans les 100 on dira qu’on a besoin que de 2, de 3 ou encore de 5 et à partir de là ce sont les 5 qui viendront pour être les porte- paroles des autres.
Je repars satisfait de la manière dont les politiciens ont répondu à cette première journée là . Je m’attendais pas à ce que ça soit facile parce que de toutes les façons le cœur de l’homme ce n’est pas une horloge, chacun a ses propres sentiments, chacun a sa propre façon de réagir mais ils ont réagi positivement.
Une synthèse de SOUARE Mamadou Hassimiou
Pour AFRICAGUINEE.COM
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  Rubrique: A vous la parole  date: 28-Dec-2011 ŕ 00:48:41  Partager:   :  |