
Des manifestations, une pétition et des réactions politiques. Plus de six mois après son entrée en vigueur, la circulaire Guéant continue de faire parler. Ce texte restreint les possibilités de recrutement en France d'étudiants étrangers diplômés.
Ce mercredi matin, sur BFM-TV, l'ancienne ministre de la Justice Michèle Alliot-Marie a jugé qu'il fallait le «modifier de façon à bien préciser les choses et qu’il n’y ait aucune ambiguïté».
MAM : «Claude Guéant m’a dit qu’il réexaminait le cas par cas»
Au micro de Jean-Jacques Bourdin, la députée UMP des Pyrénées-Atlantiques a commencé par assurer que Claude Guéant «fait un énorme et bon travail sur l’immigration». Elle a néanmoins rappelé que «ces étudiants étrangers, dans un certain nombre de cas, ont besoin pour leur pays et leur crédibilité, de prouver qu’ils ont travaillé un certain temps, qu’ils ont une première expérience professionnelle». Et de prévenir : «Si nous ne le faisons pas, ils ont un diplôme qui n'a pas une totale crédibilité. Et donc, ils ont tendance à ne pas venir chez nous.»
Voilà pourquoi, elle souhaiterait «que l’on précise, qu’en ce qui concerne les grandes écoles et des formations avec des finalités techniques très nettes, on peut permettre aux étudiants d’avoir un contrat de quelques années parce qu’il ne faut pas non plus que ce soit un prétexte pour des étudiants étrangers de s’installer définitivement dans notre pays». «Claude Guéant m’a dit qu’il réexaminait le cas par cas», a assuré Michèle Alliot-Marie.
Une circulaire «honteuse» aux yeux d'Axel Kahn
Quelques minutes auparavant, sur France Inter, le généticien et candidat socialiste aux législatives dans la deuxième circonscription de Paris, Axel Kahn, a lui évoqué une circulaire «honteuse». En tant que président de l'université Paris-V-René-Descartes, il a reconnu avoir parrainé des étudiants. «Je suis intervenu au niveau des préfectures, au niveau des ministères, pour essayer de leur permettre de régler leur situation», a-t-il témoigné à propos d'une dizaine de «diplômés de très haut niveau, qui avaient trouvé un contrat de travail à durée indéterminée».
Des manifestations et une pétition
Il fait également partie de la centaine de personnalités, dont le prix Nobel de Physique Albert Fert, à avoir lancé la pétition, «la matière grise est de toutes les couleurs», demandant «le retrait» de la circulaire Guéant. Une pétition dans laquelle les signataires s'engagent à «parrainer les diplômés étrangers en les aidant concrètement dans leurs démarches dans les préfectures» et à les «protéger» pour qu'ils puissent rester en France. Dimanche à Paris, à l'occasion de la journée mondiale des migrants, des étudiants victimes de cette circulaire, réunis dans le Collectif du 31 mai, avaient à nouveau manifesté pour en demander le retrait.
Leparisien.fr
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  Rubrique: Diaspora GuinĂ©enne  date: 21-Dec-2011 ŕ 16:38:28  Partager:   :  |