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ESCROQUERIE: Un homme d'affaires ivoirien crie à l'injustice qu'il subit en Guinée
[IMG1]"J’ai confiance en la Guinée et en ses autorités. Je ne doute pas un seul instant qu’elles prendront au sérieux cette affaire et donneront raison à qui de droit". Telles sont les quelques phrases lâchées il y a quelques jours par M. Foussény Konaté, homme d’affaires de nationalité ivoirienne.
Plein sur le cœur, partagé entre le désespoir et le regret d’être tombé sur la ‘’mauvaise personne’’, Foussény s’est expliqué à la presse dans un franc parler on ne peut plus clair. C'était à l'occasion d'une conférence de presse organisée dans les locaux de l'ambassade de Côte d'Ivoire.
A l’en croire, il dit avoir été trompé par son associée d’affaires, une guinéenne dénommée Mme Sacko Hamidé. Cette dernière, depuis quelques mois, userait de trafic d’influence dans le seul but de vouloir faire ‘’mains basses’’ sur les biens de la société qu’il a créée en Guinée, et à laquelle il a voulu l’associer en lui accordant 49% du capital. Il s’agit de la société DASH (Diallo Antoine Sacko Hamidé), spécialisée dans la commercialisation et l’exportation de viande.
Sur les faits, l’homme d’affaires ivoirien s’explique : ‘’Le 09 mai 2006 j’ai créé en Guinée la société DASH spécialisée dans la commercialisation et l’exportation de viande. DASH est une filiale du groupe Djékanou invest, qui a des représentations dans plusieurs pays de la sous-région. A notre arrivée en Guinée, nous avons été très bien accueillis par Mme Sacko. C’est pourquoi nous lui avons donné 49% de la société et confié la gestion. L’entreprise marche fort puisque c’est elle qui fournit de la viande de qualité aux hôtels de la place, les supermarchés, les expatriés etc. Mais depuis que nous avons commencé, Mme Sacko ne fait pas de compte. J’ai vérifié dans le compte bancaire de la société créé le 24 mai 2006. Il n’y a que 36 856 francs guinéens.
A cause de cette mauvaise gestion, j’ai effectué plusieurs voyages à Conakry, sans suite. On est dans l’opacité totale. Les problèmes ont véritablement commencé le 13 juin 2007 quand je lui ai présenté donc la rupture du contrat. Nous en sommes arrivés là quand j’ai constaté que Mme Sacko a créé une autre société, qu’elle a aussi appelé DASH mais qu’elle a domicilié dans nos locaux que nous payons à 5100 dollars américains tous les semestres. La supercherie a été pour elle de transformer le premier nom DASH (Diallo Antoine Sacko Hamidé) en DASH (Denrée alimentaire Sacko Hamidé). Interpellée sur cet état de fait, elle nous a dit qu’elle ne craint rien par qu’elle aurait selon elle des liens d’amitié avec la première dame de la république. Or tout le monde sait que cette dernière ne cautionnera jamais une telle injustice. Aujourd’hui, elle m’empêche d’accéder aux locaux de la société. Une société dont je suis le Directeur Général et où nous avons investi une fortune. Tout cela parce que je suis étranger.
On lui a aussi réclamé nos biens, à savoir une voiture Hummer achetée à 60 000 dollars US, un poste TV, un pipit de conférence d’environ 5000 places. Pour le pipit, elle nous a dit que c’est le chef de l’Etat le Général Lansana Conté qui est intéressé et qui veut l’acheter, alors qu’on ne lui a pas donné pour qu’elle le vende. Nous savons que ce n’est pas vrai. Pour la voiture Hummer immatriculée RC 6480 L de couleur rouge bordeaux, elle a aussi refusé de nous la rendre. D’abord elle nous a priés de la laisser avec la bagnole, parce que disait-elle, toute la ville la vue rouler avec la voiture. Elle disait qu’elle aurait eu honte si on la lui retirait parce qu’elle avait raconté aux gens que c’est son enfant qui la lui a acheté aux USA. Son mari M. Sacko était en personne intervenu pour qu’on accepte qu’elle rembourse le prix de la voiture, mais qu’on ne la lui retire pas.
Mais aujourd’hui, elle est en train de prétexter qu’elle aurait dépensé dans l’obtention de la voiture parce que c’est elle qui aurait assuré les frais de dédouanement. Finalement, l’huissier de justice Me Bangoura Ibrahima Sory, sur réquisition de l’ordonnance No 159/P/TPI/K/CAB/2007 du 08 octobre 2007, a le 04 décembre dernier sollicité l’aide de la gendarmerie de Kaloum afin qu’elle lui prête mains forte dans l’exécution de ladite ordonnance en bonne et due forme. La voiture a été effectivement immobilisée.
Mais quelques temps après, à notre stupéfaction totale, des personnalités très influentes sont intervenues en sa faveur, et la voiture lui a été encore remise. Pis les gendarmes qui ont fait leur travail conformément à la loi ont été arrêtés. Et moi-même j’ai été physiquement agressé par ses enfants ce jour là ’’.
Foussény Konaté qui dit être tombé des nues pour ce qu’on lui a fait subir dans un pays qu’il considère comme le sien, explique qu’il ne cédera pas pour autant. ‘’Ce serait trop facile de laisser tomber tous mes biens et retourner chez moi. Non, je ne me laisserai jamais faire. J’ai saisi mon ambassade qui s’est elle-aussi mise sur pied afin qu’entre frères nous trouvions une issue heureuse à cette injustice d’un autre âge’’.
N’empêche, cela ne l’empêchera pas de croire en la Guinée. ‘’J’ai l’intime conviction que ce sont certains guinéens qui agissent comme mon associée l’a fait. Mais il ne serait pas sérieux de ma part si je pensais que ce sont les Guinéens qui dans leur ensemble agissent ainsi. Partout il y a des bons et des mauvais. Je suis tombé sur la mauvaise personne’’.
Aussi, ne rate-t-il pas l’occasion de s’étendre avec assez d’amertume d’ailleurs sur les conséquences de tels comportements contre des investisseurs privés dans un pays.
‘’Ce sont les investisseurs qui font un pays. Si on doit les maltraiter de la sorte, ils enverront leurs capitaux ailleurs et c’est le pays qui perd. Ils iront ailleurs, où ils trouvent plus de sécurité pour leur argent. L’argent n’aime pas le désordre’’ conclut-il.
Mamadou Camara
Conakry-Guinée
Pour Africaguinee.com |
  Rubrique: Politique  date: 14-Dec-2007 à 23:51:41  Partager:   :  |
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