
CONAKRY- Le directeur de l’office belge des étrangers vient de tirer sur la sonnette d’alarme sur la situation de nombreux guinéens en situation irrégulière en Belgique a constaté Africaguinee.com.
Lors d’un point de presse qu’il a animé en compagnie de plusieurs cadres de l’office internationale des migrations et du représentant du ministère guinéen de la sécurité, M. Freddy Roosemont a surtout dénoncé les fausses déclarations et les faux documents souvent présentés par les demandeurs d’asile. « Depuis plusieurs années, nous constatons un grand nombre de ressortissants guinéens qui introduisent une demande d’asile en Belgique dans le but d’y obtenir le statut de réfugié. Ces personnes invoquent de multiples raisons de persécutions subies dans leur pays, souvent liées à l’instabilité politique dans le passé et aux problèmes culturels tels que l’excision et le mariage forcé, souvent invoqués par les femmes » a déclaré le directeur de l’office belge des étrangers.
« L’examen de ces demandes d’asile introduites par les guinéens, aussi bien des hommes que des femmes, nous a montré que les dossiers sont souvent constitués de fausses déclarations et de faux documents et servent uniquement à obtenir un titre de séjour permettant l’exercice des activités économiques » a-t-il poursuivit.
Selon lui son office a recensé en tous 1100 demandeurs d’asile guinéens en 2009, 1400 en 2010 et plus de 1700 depuis le début de l’année 2011. Avec ces chiffres donc, la Guinée vient donc après l’Afghanistan et bien avant l’Irak ou encore la Syrie.
Avant de terminer le directeur de l’OBE a interpellé les nombreux candidats à l’immigration clandestine de bien « réfléchir » avant de s’engager dans un tel projet car selon lui les conséquences sont souvent « désastreuses».
Répondant à la question d’un confrère qui s’interrogeait sur le cas de nombreuses personnes souvent interpellées avec des documents de voyages guinéens alors qu’il ne sont pas de cette nationalité M. Roosemont a affirmé que son office a des services spécialisés notamment des interprètes pouvant faire la différence entre les nationalités avant de rajouter que « Si on prend quelqu’un avec un passeport guinéen, même s’il est chinois nous on le considère comme un guinéen ».
Sur la délivrance des documents de voyage et la question de l’immigration clandestine de nombreux guinéens le représentant du ministère de la sécurité annoncera la création au sein donc de ce département d’une direction nationale chargée de la lutte contre ce fléau mais aussi de la gestion des étrangers en Guinée. Commissaire Diaré dira toute la volonté de son département à coopérer avec l’office belge des étrangers pour diminuer sensiblement ce fléau.
Selon le chef de mission de l’organisation internationale des migrations en Guinée les migrants guinéens sont estimés à ce jour entre 12.000 et 15.000 personnes dont la grande partie vit dans la clandestinité, caractérisée par une forte vie de précarité, de vulnérabilité et de promiscuité. M. Ali Abdi dira par la suite que l’objectif de leur projet est d’amener les jeunes et les migrants illégaux potentiels à prendre conscience des dangers qu’ils courent à opter pour une migration illégale.
A rappeler que la Guinée dispose depuis un certain temps d’un ministère chargé des guinéens de l'étranger qui est chargé entre autres de la réinsertion de tous les compatriotes expulsés dans d’autres pays.
SOUARE Mamadou Hassimiou
Pour AFRICAGUINEE.COM
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  Rubrique: Diaspora GuinĂ©enne  date: 24-Nov-2011 ŕ 18:29:19  Partager:   :  |