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Exclusif: l'opposant Mouctar Diallo demande au président Condé de l'arrêter !
CONAKRY- Au lendemain de l’ouverture du procès des manifestants du 27 septembre dernier au tribunal de première instance de Dixinn le leader du parti Nouvelles Forces Démocratiques s’est dit très indigné et déçu de l’attitude des autorités guinéennes a constaté Africaguinee.com.
Lors d’un point de presse qu’il a animé au siège de son parti, Mouctar Diallo a aussi indiqué qu’il n’y a aucune raison d’arrêter les autres militants sans l’arrêter lui d’abord .« Nous sommes très déçus, nous sommes indignés de l’attitude des autorités actuelles qui ont exercé des barbaries sur des citoyens leur droit qui garantie par la constitution. Cela démontre qu’en réalité il n’y a pas eu de changement. L’arrivée de Alpha Condé avait suscité un grand espoir pour tout le peuple de Guinée. La liberté des citoyens est confisquée et même celle des journalistes avec cette tentative de bâillonnement des médias par le CNC (Conseil National de la Communication Ndlr) » a indiqué M. Diallo.
« Notre manifestation n’était pas interdite. On nous avait fait comprendre que la manifestation allait être encadrée. Mais ça n’a pas été le cas et des centaines d’arrestations ont été opérées dans les maisons. Parmi ces arrestations il y a bien sûre le brave et notre frère Etienne Soropogui. Il n’y a pas de raison d’arrêter Etienne Soropogui sans m’arrêter moi le président du parti ou encore Dr Faya Millimono parce que nous étions tous ensemble. En tout cas nous assumons pleinement l’organisation de cette marche » poursuivra l’ancien ministre de l’élevage.
Pour sa part le conseiller juridique du parti a estimé que le jugement qui s’est tenu hier au tribunal de première instance de Dixinn était « partiel » et que les magistrats n’avaient pas respecté les droits des prévenus. S’appuyant sur l’article 10 de la constitution et de la charte des partis politiques, Aboubacar Sidigui Diallo a aussi souligné « l’illégalité » des charges retenues contre les 322 prévenus« Le jugement d’hier était complètement partiel. On juge les manifestants et on laisse les bourreaux auxquels on distribue des enveloppes d’encouragement. La présomption d’innocence n’était pas respectée. On n’a envoyé certains accusés à moitié nus. Ils n’ont pas tenus compte de la dignité de la personne humaine. Il s’agit d’une justice bancale parce qu’aucun magistrat n’avait la constitution ou encore la charte des partis politiques avec lui dans la salle » a souligné l’actuel membre du conseil national de transition.
Il citera ensuite un exemple sur le cas de deux prévenus qui selon lui avaient été libérés à cause de leur appartenance ethnique « Parmi les personnes interpellées il y avait un certain Bangaly Kalo et Sanoussi Camara qui ont affirmé devant la cour qu’ils étaient tous des malinkés et qu’ils ne sauraient donc combattre le régime du président Alpha Condé. Par miracle donc le premier a été condamné à une amande de 500 mille francs guinéens et le second à 6 mois de prison avec sursis et 100 mille francs d’amande » s’exclamera t-il.
A noter qu’hier donc le numéro 2 du parti Nouvelles Forces Démocratiques a été déféré à la maison centrale de Conakry. Quelques instants seulement après la clôture de la conférence de presse, on a enregistré l’arrivée de Cellou Dalein Diallo qui était accompagné d’une forte délégation de son parti. Selon nos informations, ils devaient rendre visite à la famille de Etienne Soropogui pour lui témoigner leur soutien et leur compassion.
Affaire Ă suivre...
Ahmed Tounkara
Pour AFRICAGUINEE.COM
 
Rubrique:
Politique 
date:
01-Oct-2011 ŕ 23:07:51 
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