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Violences à Conakry:" Nous n'avons tué personne...", assurent les autorités de la police guinéenne





CONAKRY-Les forces de sécurité guinéennes rejettent les accusations de l'opposition et nient toute implication dans les tueries de mardi.Au niveau de la police nationale, on dénombre également de nombreux blessés comme le confirme, le Colonel Ibrahima Sory Soumah, Directeur général adjoint de la police nationale qui s'est confié à notre rédaction.Exclusif!

AFRICAGUINEE.COM : Le collectif des partis de l’opposition vient d’accuser les forces de sécurité d’avoir tué plusieurs personnes. Quelle est votre réaction ?

COLONEL IBRAHIMA SORY SOUMAH :
Je m’en vais vous dire franchement la vérité, hier c’est nous qui avons beaucoup subis et on a accepté de subir. Nos hommes ont été molestés, lynchés et nous avons acceptés cela pour que nous sauvions ceux là qui étaient sortis pour marcher. Il y a eu beaucoup de choses. Pour ce qui concerne les cas de morts ce n’est pas nous. Vous avez même écoutez à la radio. C’est entre eux même qu’il ya eu des morts et vous pouvez aller prendre contact avec le médecin légiste qui a examiné les corps. Nous n’avons tué personne et c’est nous qui avons d’ailleurs subits. Même le directeur central adjoint des unités d’intervention a eu la vie sauve parce qu’il avait ramassé un projectile qui avait fendu son casque et il est présentement alité à la clinique Ambroise Paré. Vous êtes un policier en réserve parce que nous avons participé l’autre fois à un séminaire. On a droit de vous donner les explications. En ce moment d’ailleurs j’étais le directeur général de la sécurité publique et nous avons rendus compte. On ne cache rien et on ne vous dira que ce qui est réel.

AFRICAGUINEE.COM : Que répondez-vous à ceux qui dénoncent aussi l’implication des chasseurs « DONZO » dans la répression des manifestants ?

COLONEL IBRAHIMA SORY SOUMAH :
Ces gens ne sont pas de la sécurité. Je crois qu’il vaut mieux demander ça à ceux qui les accusent. Ils (Les DONZO Ndlr) ne sont pas de notre commandement. Ils ne sont pas dans notre dispositif donc je ne peux pas répondre.

AFRICAGUINEE.COM : L’opposition menace de relancer de nouvelles manifestations dès ce jeudi. Selon vous que faut-il faire pour éviter un nouveau bain de sang ?

COLONEL IBRAHIMA SORY SOUMAH :
Ça n’engage que les politiques. Nous nous sommes des services de maintien d’ordre. Quand l’ordre est troublé on est obligé de maintenir l’ordre ou de rétablir l’ordre. Ça c’est notre métier. S’ils (les partisans de l’opposition Ndlr) veulent faire la négociation entre eux ça ce sont les hommes politiques qui doivent en décider. Si la marche est autorisée on l’encadre et si elle n’est pas autorisée on ne peut pas faire la marche. Nous nous sommes là pour faire respecter les principes et règlements en vigueur.

Africaguinee.com, Septembre 2011


  Rubrique: Interview  date: 28-Sep-2011 ŕ 13:19:45  Partager:   :

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