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Etudier au Maroc:l'autre piste des immigrés subsahariens!


[IMG1]Les jeunes Subsahariens ne viennent pas au Maroc seulement pour migrer vers l’Europe, mais aussi pour étudier. Désireux de s’ouvrir aux pays du Sud, le Maroc en accueille, pour cette année académique, plus de 7000 qui, bien que boursiers, vivent dans des conditions difficiles.

"Mon grand souhait est de décrocher, à la fin de mes études, un emploi de haut niveau dans le domaine maritime dans mon pays", explique Assa M., 25 ans, au moment de prendre un train pour Casablanca. Après une licence obtenue en biologie-géologie à Kénitra (Maroc), cette jeune Mauritanienne va entamer dans la métropole un Master en études maritimes. Selon elle, les problèmes d’un étudiant africain au Maroc sont les mêmes que ceux de tout expatrié : d'abord, le déracinement, au moins passager. Mais "passés les premiers moments d’adaptation, je me suis sentie mieux", précise-t-elle.

À Casa, Assa a déjà pris contact avec des compatriotes qui, aux côtés des Sénégalais, sont les plus nombreux parmi les étudiants étrangers dans le pays. Près d’une quarantaine de nations d’Afrique subsaharienne sont ainsi représentées dans les universités, instituts d'enseignement supérieur ou écoles techniques marocaines. En tout, ces étudiants sont plus de 7 000 pour l’année académique qui commence. Selon la Confédération des élèves, étudiants et stagiaires africains au Maroc (CESAM) le Maroc offre de grandes possibilités d'études. Elle a répertorié 370 établissements qu’elle décrit comme offrant une possibilité d'accueil aux étudiants étrangers.

Ces "Africains", comme les appellent leurs camarades de classe marocains, arrivent dans le Royaume après avoir réussi le concours de sélection dans leur pays d’origine et avoir été acceptés par l'Agence marocaine de coopération internationale (AMCI) qui étudie leur dossier. "Les plus nombreux viennent de Mauritanie et des pays francophones de l'Afrique de l'Ouest, au vu des relations traditionnelles et anciennes de coopération nouées avec ces pays, souligne un responsable de l’AMCI. Mais le Royaume s'est ouvert également à de nombreux pays lusophones et anglophones." Pour les non-francophones, l’Agence prévoit une année de mise à niveau en français, dont profitent chaque année 200 étudiants, en moyenne. Des cours optionnels d’arabe sont aussi dispensés gratuitement depuis deux ans pour faciliter l’accès des jeunes à la culture locale.

Bourses insuffisantes

L’AMCI a été créée en 1986 sous la tutelle du ministère marocain des Affaires étrangères, ce qui témoigne de la perspective diplomatique volontariste qui préside à l’ouverture à l’Afrique subsaharienne. Elle accompagne les étudiants à leur arrivée au Maroc dans leurs démarches d’inscription dans les établissements de formation et la recherche d’hébergement. En outre, l’Agence octroie aux étudiants subsahariens une bourse mensuelle de 750 dirhams (près de 70 euros), qui s’ajoute à la bourse nationale que la plupart des étudiants expatriés obtiennent de leur propre pays.

"Même cumulées, les deux bourses obligent l’étudiant sans aide parentale à une vie de misère", insiste une jeune étudiante gabonaise. Une de ses compatriotes va plus loin : "A moins d’être un fils de super riche, même ceux qui obtiennent une aide de la famille pour subvenir à leurs besoins d’étudiants parviennent difficilement à s’en sortir, tant les livres et la vie quotidienne sont chers dans les grandes villes marocaines. "

De toutes les situations difficiles, celle des 170 étudiants centrafricains au Maroc, dont 30 % de filles, est la pire. "Nous attendons toujours notre bourse nationale. Et ce n’est pas la première fois que cela arrive", regrette Lionnel Steve Tonnet Touabo, secrétaire général de l’Union des élèves, étudiants et stagiaires centrafricains au Maroc. La République centrafricaine accorde, en principe, 41 000 Fcfa par mois (62 € environ) aux étudiants du 1er cycle et 62 500 Fcfa (95 € environ) à ceux des 2e et 3e cycles. Mais, cette année encore, cette bourse n’arrive pas.

Pas des immigrés clandestins

Malgré les difficultés propres à la vie d’étudiant, "les étudiants subsahariens sont connus au Maroc pour être persévérants, travailleurs et ambitieux", rapporte cet enseignant universitaire. Un responsable au département de l’Enseignement estime leur taux de réussite à plus de 70 % chaque année, ce que confirment des responsables de l’AMCI bien qu’aucune étude n’ait été menée à ce sujet.

"Ce qui nous agace parfois, c’est d’être confondus avec des immigrés clandestins", regrette Aïcha Noura Souleimanou, étudiante en physique à El Jadida, à 100 km de Casablanca. Son souhait est de pouvoir réussir plus tard un Master en télécommunication à Rabat, avant de rentrer dans son Congo natal. Une fois le haut diplôme décroché, quelques lauréats choisissent de s’établir au Maroc quand ils y trouvent du travail. Ceux qui en ont les moyens émigrent vers l’Europe ou le Canada pour approfondir leurs études. Mais le souhait de la plupart est de rentrer au pays, avec un bon diplôme, pour briguer des postes à responsabilité dans le secteur public ou privé.

Mohamed Zainabi
Source: Syfia
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  Rubrique: Diaspora Guinéenne  date: 13-Nov-2007 à 19:08:31  Partager:   :

 

 
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