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Transition en Guinée: "Nous sommes inquiets...", prévient Aboubacar Sylla de l'alliance pour la démo





CONAKRY- A quelques mois des élections législatives en Guinée, l'alliance pour la démocratie et le progrès (ADP)craint un hold-up électoral du président Alpha Condé, à travers un recensement intégral des électeurs, déguisé en révision du fichier électoral.Son porte-parole Aboubacar Sylla n'a pas manqué de souligner plusieurs "incohérences" entre les discours officiels et la réalité notamment au sujet de la révision du fichier électoral, la réconciliation nationale.Au micro d'Africaguinee.com, M. Sylla qui est également leader de l'Union des forces du changement (UFC), a réagit sur plusieurs sujets de l'actualité nationale, sans oublier l'épineuse question de la commission électorale nationale indépendante(CENI).Exclusif!

AFRICAGUINEE.COM : Bonjour Mr. Sylla !

ABOUBACAR SYLLA :
Bonjour Mr. Souaré !

AFRICAGUINEE.COM: Le paysage politique guinéen s'enrichit d'une nouvelle alliance dénommée "Alliance pour la Démocratie et le Progrès", dont l'UFC est membre. Peut-on connaître les raisons qui vous ont motivé à créer cette nouvelle coalition politique?

ABOUBACAR SYLLA :
Vous savez qu’après l’élection présidentielle, nous avons en ligne de mire les prochaines élections législatives qui constituent aussi un grand rendez-vous électoral national. Donc pour être mieux en mesure d’affronter ce scrutin avec les meilleures chances de réussite, nous avons donc pensé mettre en commun nos forces afin que nous puissions de cette façon avec des listes communes, avec des candidats communs que nous allons présenter, engranger le maximum de suffrages pour être massivement représentés au sein de la prochaine assemblée nationale. Cette alliance nous permet également de nous regrouper et de réfléchir sur des questions liées à l’actualité nationale et internationale, harmoniser nos positions et adopter des positions communes vis-à-vis de tous les sujets d’intérêt national.

AFRICAGUINEE.COM : Pourquoi selon vous, cette nouvelle alliance marque-t-elle "une rupture" sur la scène politique guinéenne ?

ABOUBACAR SYLLA :
Parce que c’est d’abord une alliance qui transcende les clivages traditionnels entre les deux alliances qui existaient en Guinée au lendemain de l’élection présidentielle, c'est-à-dire l’alliance Cellou Dalein Président et l’alliance arc-en-ciel. L’ADP regroupe en son sein des partis politiques qui sont issus de ces deux alliances et des partis d’horizon géographique, ethnique et d’obédience totalement divers. Ce qui fait que c’est une alliance qui regroupe des sensibilités différentes. A notre avis, c’est de cette façon que nous pouvons créer une entité politique de dimension nationale, telle est la première rupture ! La seconde est que c’est une alliance électorale, par rapport par exemple, au collectif des partis politiques pour la finalisation de la transition qui constitue simplement un forum de débats où des partis qui ont une identité de vue par rapport à la façon et à la démarche à entreprendre pour la finalisation de la transition se regroupent. Nous c’est une alliance électorale que nous avons préféré créer. Donc nous allons au-delà, et nous allons donc dans le cadre de cette alliance électorale mettre en synergie tous nos moyens, toutes nos forces pour être massivement présents à l’assemblée nationale. Ensuite notre opposition, contrairement à certaines que nous avons connues par le passé, c’est une opposition qui se veut responsable, constructive et non-violente. Donc c’est une opposition qui va constituer à notre avis une alternative crédible vis-à-vis de l’opinion nationale et internationale. Enfin, c’est une opposition qui va prôner la non violence mais en même temps qui va être ferme quant à la défense des intérêts de nos populations par rapport à l’application stricte des dispositions de notre constitution et de la loi.




AFRICAGUINEE.COM : Que répondez-vous à ceux qui pensent que cette alliance est le fruit de la frustration de Lansana Kouyaté et de Jean-Marie Doré qui se sont brouillés avec le nouveau président Alpha Condé?

ABOUBACAR SYLLA :
Je ne peux pas parler à la place de ces deux leaders mais je peux dire que M. Lansana Kouyaté et M. Jean Marie Doré sont des responsables politiques qui ont assumé de hautes fonctions dans ce pays et aussi à l’étranger. Car vous savez que M. Lansana Kouyaté a occupé de grandes fonctions au niveau du système des nations unies, donc ce sont des personnes suffisamment responsables pour faire des choix. Donc j’estime que les choix qu’ils ont fait, ce sont des choix qui ont été faits à travers une analyse politique de la situation et c’est cette analyse là qui les a amené à choisir de participer au sein de l'ADP.

AFRICAGUINEE.COM : Certains observateurs pensent qu'il s'agit d'une alliance centriste entre la mouvance présidentielle et le collectif des partis de l'opposition pour la finalisation de la transition. Partagez vous cet avis?

ABOUBACAR SYLLA :
Dans nos idées, je ne crois pas à cette notion de centre. Car, c'est une notion, qui est généralement basée sur des considérations idéologiques. Je crois que dans nos pays on est, soit de la mouvance présidentielle, soit de l’opposition. On est de la mouvance présidentielle parce qu’on est impliqué dans les décisions, dans les choix du pouvoir en place. On est de l’opposition parce qu’on n’est pas impliqué, on se réserve ainsi le droit d’apporter des critiques certes constructives mais des critiques par rapport aux décisions liées aux actes posés par les autorités. Donc, nous nous considérons résolument comme une alliance de l’opposition, une opposition qui se veut suffisamment mûre et suffisamment responsable mais une opposition qui va être forte et qui ne va pas transiger sur ces droits ainsi que sur les devoirs qui doivent être ceux du parti au pouvoir et de la majorité présidentielle.

AFRICAGUINEE.COM : Votre nouvelle alliance ne compte qu’actuellement six formations politiques. Comment comptez-vous faire rallier d’autres partis dans l’ADP ?

ABOUBACAR SYLLA :
Après avoir signé le protocole d’entente, nous avons fait une déclaration qui a été rendue publique. Au terme de cette déclaration nous avons invité tous les partis politiques qui se reconnaissent dans nos objectifs et dans notre démarche à nous rejoindre pour qu’on puisse agrandir cette alliance. Il se trouve déjà que certains partis politiques ont pris contact avec nous et ils sont désireux de participer l’ADP. Donc dans les jours ou semaines à venir je crois que vous serez informé de l’agrandissement de cette alliance. Nous sommes convaincus, que compte tenu des lignes directrices de notre programme, que beaucoup d’autres formations politiques vont nous rejoindre très bientôt et l’ADP sera certainement une alliance très forte qui va compter dans le paysage politique guinéen.

AFRICAGUINEE.COM : Lors d'un entretien qu'il nous a accordé, Dr Oussou Fofana de l'UFDG a affirmé que vous n'avez participé à aucune réunion de ce collectif avant la création de l'alliance ADP. Est ce qu'on peut dire que vous ne partagez pas toutes les revendications exprimées par ce collectif notamment la restructuration de la CENI, la révision du fichier électoral et l'annulation des décisions de limogeage des élus locaux?

ABOUBACAR SYLLA :
Personnellement, je n’ai pas participé aux travaux du collectif bien qu’on avait un de nos représentants qui était en quelque sorte un observateur au niveau du collectif au même titre d’ailleurs que le PEDN (Parti de l’Espoir pour le Développement National de Lansana Kouyaté Ndlr) qui a parfois aussi participé aux réunions du collectif. Mais nous, nous avons préféré une alliance plus forte, plus consistante étant donné que notre alliance est une alliance politique où il y a bien sûre des débats pour harmoniser nos positions sur des questions d’actualité mais aussi c’est une alliance électorale qui nous permet d’aller ensemble à des scrutins législatifs, communautaires ou communaux à venir. Donc ce n’est pas tout à fait en harmonie avec les revendications du collectif, nous avons aussi nos revendications qui se recoupent parfois avec celles du collectif. Nous avons une idée très précise du problème du fichier électoral et du problème de la CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante Ndlr), mais nous nous estimons que le problème fondamental, le problème central, celui auquel il faut s’attaquer c’est le problème de la CENI.


Nous estimons que si nous avons une CENI consensuelle dont la composition fait l’objet d’un consensus au niveau de la classe politique et si la CENI est respectée dans ses attributions et dans son indépendance je pense que tous les autres problèmes deviennent des accessoires. Le problème du fichier, le problème de la neutralité de l’administration publique, tous ceux-ci deviennent des problèmes accessoires parce que c’est la CENI qui est constitutionnellement chargée des questions comme l’établissement des fichiers, la fixation du chronogramme, c’est elle qui est du début jusqu’à la fin de tout le processus. Si la CENI est consensuelle et acceptée par toute la classe politique, son indépendance est garantie et assurée, je crois que tous les autres problèmes trouvent leurs solutions automatiquement. Donc nous nous appesantissons essentiellement sur la CENI et aussi évidemment que nous avons demandé à ce que le fichier électoral fasse l’objet d’une révision et d’un nouvel établissement. Parce que nous ne voyons aucune raison objective qui pourrait nous amener à reprendre ce recensement. Premièrement nous avons une raison légale parce que le code électoral prévoit une révision même si par erreur une confusion peut être créée au niveau de l’article 18 du code électoral qui prévoit dans des conditions exceptionnelles l’établissement d’un nouveau fichier, mais on ne voit pas ces conditions exceptionnelles puisque ce fichier là a déjà servi à une élection qui s’est globalement déroulée de manière satisfaisante. Ensuite cette reprise éventuelle de ce recensement va nous amener à des coûts exorbitants, à un gaspillage de ressources financières dont nous devons faire l’économie compte tenu de la situation de détresse économique et sociale dans laquelle végète le peuple de Guinée aujourd’hui. Nous avons des priorités plus sérieuses, plus importantes plutôt que de financer un processus qui n’est pas du tout nécessaire. Troisièmement, ceci va contribuer à décrédibiliser le chef de l’Etat et à affaiblir l’institution présidentielle parce que ce fichier qui est actuellement en vigueur, c’est ce fichier qui a servi à l’élection du président de la République. Donc si on considère que ce fichier n’est pas suffisamment propre et qu’il ne peut pas servir de base à l’organisation du scrutin législatif on remet en cause la transparence et le sérieux de l’élection présidentielle. Et ça nous ne le souhaitons pas ! D’autre part aussi nous avons les bailleurs de fonds qui ne contribuent pas au financement éventuel de ce recensement verrait d’un très mauvais œil que les maigres ressources dont nous disposons que nous les dépensions à faire un recensement qui n’est pas nécessaire d’autant que les bailleurs de fonds ne se sont pas eux-mêmes engager à financer ou à participer même techniquement à la reprise de ce recensement. Bien que le président de la république ait parlé de révision, mais il a toujours ajouté qu’il faudrait que dans le cadre de cette élection que tous les guinéens aient la capacité de voter et qu’on édite des cartes d’électeurs et des cartes d’identité sécurisées, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. Donc ça nous amène à nous poser des questions. Est-ce que derrière le discours de la révision, on ne prépare pas en réalité une reprise du recensement ? Parce que vous le savez très bien que les cartes d’électeurs actuelles n’obéissent pas à ce critère qu’il a indiqué. Les cartes d’identité n’ayant pas été éditées dans le cadre du dernier recensement, cela voudrait dire que tous les guinéens devront passer de nouveau devant les opérateurs de saisie pour bénéficier de leurs cartes d’électeurs et de leurs cartes d’identité infalsifiables ou sécurisées. D’autre part la CENI reçoit 2000 kits qui seraient un don de l’Afrique du Sud alors que pour le recensement qui avait été fait auparavant on a utilisé que 1000 kits. Pour une simple révision donc on se dote de 2000 kits et mieux que ça on a engagé une procédure de recrutement de 4000 opérateurs de saisies. Alors tout ceci nous amène à nous poser des questions, il y a une certaine ambigüité dans les discours officiels. Ou on dit que c’est une révision et cette révision donne lieu à l’édition de nouvelles cartes d’électeurs et de cartes d’identités sécurisées et qu’en même temps que tous les guinéens en âge de voter puissent effectivement voter. Donc nous, notre soucis aujourd’hui c’est qu’il y ait une révision et que cette révision là tienne compte de toutes les faiblesses qu’on constatées dans le fichier. La révision doit tenir compte notamment de tous ceux qui sont arrivés en âge de voter, elle doit expurger tous ceux qui sont décédés mais doit aussi prendre en compte les quelques 460 mille électeurs qui étaient sur la fiche de rejet et qui n’avaient voté qu’avec des récépissés au premier tout. Donc je pense que si toutes ces conditions sont réunies nous aurons un fichier relativement propre pour pouvoir aller aux élections .Mais nous avons des craintes qu’il y ait une sorte de bluff qui s’organise et amener les gens devant un fait accompli avec tous les risques d’explosion sociale que cela pourrait générer.

AFRICAGUINEE.COM : A l’allure où vont les choses, croyez-vous à la tenue des élections législatives avant la fin de cette année ?

ABOUBACAR SYLLA :
Je n’y crois pas beaucoup ! Surtout avec les conditionnalités qui ont été ajoutées à cette « révision » je ne vois pas comment on pourrait arriver à des élections avant la fin de l’année. Si tout le monde doit repasser encore devant les opérateurs de saisie avec tous les problèmes que vous connaissez, les problèmes d’intendance, les problèmes logistiques qui vont se poser avec aussi le fait que les fiches des listes électorales vont être d’une certaine façon vérifiées et corrigées pour avoir des listes définitives, je pense qu’il est très peu probable surtout dans l’hypothèse actuelle des autorités qu’on aille à des élections avant la fin de l’année.




AFRICAGUINEE.COM : Le président Alpha Condé vient de mettre en place une commission provisoire de réflexion sur la réconciliation nationale dirigée par deux religieux. Partagez vous cette méthode du chef de l'Etat dans le cadre de la réconciliation nationale?

ABOUBACAR SYLLA :
Nous, nous sommes inquiets de la façon dont ce processus de réconciliation nationale est en train d’être actuellement géré par les autorités. Nous avions depuis longtemps lancé cet appel il y a à peine 3 mois après l’élection du Pr Alpha Condé. Nous avions lancé un appel aux autorités pour qu’elles engagent ce processus de réconciliation nationale. Contrairement à ce que peut sembler le calme apparent qui prévaut aujourd’hui dans notre pays il y a en dessous des antagonismes importants, il y a des clivages qui ne font que s’accentuer entre les différentes couches sociales de notre pays, entre les différentes ethnies, entre les différentes régions. Il est donc important qu’une réconciliation intelligemment conçue soit mise en œuvre pour que les guinéens se sentent appartenir désormais à la même nation et qu’ils s’intéressent plus aux problèmes qui sont plus importants que sont la lutte contre la pauvreté, l’instauration d’un Etat de droit dans notre pays plutôt qu’à ces antagonismes entre les différentes régions, entre les différentes ethnies sur des bases totalement irrationnelles. Mais à l’allure où vont les choses nous avons l’impression que la réconciliation reste un simple slogan à la mode au lieu d’être un état d’esprit et une volonté politique sérieusement appliquée par les nouvelles autorités. On a mis plus de six mois pour créer théoriquement une commission de réconciliation, on a attendu deux autres mois pour nommer les deux responsables d’une commission de réflexion sur la réconciliation. On aura peut être besoin d’attendre deux autres mois pour voir les autres membres de cette commission, combien d’autres mois pour que cette commission puisse travailler et présenter un rapport et dans combien de mois on va créer une véritable commission de réconciliation nationale maintenant et non une simple commission de réflexion et quant est ce les différentes idées qui vont en résulter vont commencer à être mise en œuvre ? Donc le fait qu’on n’accorde pas une certaine priorité à cette réconciliation nationale nous inquiète et cette démarche à petit pas qui est actuellement mis en œuvre par les autorités ne nous convient pas du tout parce qu’elle ne reflète pas du tout la priorité que doit revêtir cette réconciliation nationale.

AFRICAGUINEE.COM : Revenons sur l'alliance ADP. En tant que porte parole de cette nouvelle alliance, comment comptez-vous préparez les prochaines élections législatives?

ABOUBACAR SYLLA :
Nous avons décidé au niveau de notre alliance, le moment opportun de nous retrouver, de nous assoir autour d’une table et de définir les conditions dans lesquelles on va préparer les listes communes et investir des candidats communs au niveau de l’uninominal. Donc pour le moment on a défini simplement dans un protocole d’entente qu’on a signé le 17 juillet les grandes lignes. Ce protocole d’entente a été plus ou moins résumé dans la déclaration du 19 août dernier. Dans ce protocole d’entente nous avons prévu les grandes lignes et les principes généraux de notre alliance. Ça va être une alliance électorale mais les questions de détails seront définies par les états majors des partis politiques une fois qu’on va se rapprocher du scrutin législatif on verra comment établir les listes et comment mettre en œuvre les systèmes de désistement réciproque au niveau des circonscriptions électorales où on devra désigner des candidats à l’uninominal. Il peut y avoir des ententes sur tout, il peut y avoir des ententes sur les listes à l’uninominal sur telles circonscriptions et non sur d’autres. Bref c’est à la pratique que nous verrons quelles sont les meilleures conditions qu’il faut prendre en considération pour que nous ayons le maximum de chances d’arriver massivement à l’assemblée nationale parce que notre soucis c’est de faire en sorte que notre pays sorte un peu de ce cycle d’autocratie qu’il a toujours connu qui a fait que la séparation des pouvoirs n’a jamais été effective puisque le pouvoir a toujours eu une majorité écrasante à l’assemblée nationale. Ce qui fait qu’il y a toujours eu une confusion entre les différentes institutions qui doivent garantir l‘Etat de droit et la démocratie dans notre pays. Nous voulons qu’il y ait une assemblée nationale forte et non pas une caisse de résonance de l’Etat. Une assemblée nationale qui sera un véritable contre pouvoir et qui va jouer son rôle de contrôle de l’action gouvernementale. C’est pour cette raison que nous nous battons pour être représentés massivement au niveau de l’assemblée nationale pour amener cette institution à être aussi neutre, à être aussi indépendante que possible.

AFRICAGUINEE.COM : Au niveau de l'UFC, quelles sont vos priorités pour la future assemblée nationale?

ABOUBACAR SYLLA :
L’Union des Forces du Changement continue son travail d’implantation, son travail de sensibilisation au niveau de la base. Le fait que nous ayons conclu une alliance ne nous amènera pas à ralentir cet effort. C’est de la force de chacun des partis que viendra la force de l’alliance elle-même. Plus chacun des partis sera implanté, plus chacun des partis disposera d’un nombre significatif de militants et de sympathisants plus notre alliance sera forte. Donc l’UFC est déterminée à apporter à cette alliance tout son poids de manière à ce qu’il soit fier des résultats que cette alliance pourrait engranger demain au terme du scrutin législatif à venir.

AFRICAGUINEE.COM : Pour terminer, un message pour les militants et sympathisants de votre parti?

ABOUBACAR SYLLA :
Nous allons comme cela doit se faire informer le plus largement possible tous nos militants à la base et tous nos responsables ainsi que toutes nos instances des conséquences de cette alliance. Nous allons leurs expliquer comment toute la base de ces partis politiques doit se retrouver pour être ensemble, pour travailler ensemble. Je leur demande de toujours rester mobilisés, de se remettre dans cette dynamique d’alliance car on n’a pas le choix, pour aller à scrutin législatif il faut s’unir, il faut être fort et pour être fort il faut s’allier. Nous sommes certains que d’autres aussi vont venir massivement nous rejoindre pour que notre alliance qui a commencé avec 6 partis politiques va se retrouver très bientôt avec un nombre beaucoup plus élevé en son sein. Je vous remercie !

INTERVIEW REALISEE PAR SOUARE Mamadou Hassimiou
Chef de Bureau AFRICAGUINEE.COM
Guinée-Conakry
Tél. : 224 62 65 75 74/ 224 60 36 80 12
E-mail:

  Rubrique: Interview  date: 23-Aug-2011 à 15:04:23  Partager:   :

 

 
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