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« En voyant les jeunes qui bravent la mer pour aller en Occident, c'est qu'ils ne croient plus au mi


[IMG1]En séjour à Conakry où il est en mission de travail, Babacar Sall, directeur de collection de L'Harmattan en a profité, lundi 29 octobre, pour animer une causerie avec des journalistes. Objectif : la problématique du développement en Afrique.

Conscient que la démocratie dans sa forme actuelle ne sied pas au contexte africain car, détournée de sa définition par les africains eux-mêmes, l'auteur du roman ''Le Stagiaire'' dira qu’au lieu d’être une solution, la démocratie a plutôt été le problème du continent.

L’Afrique selon lui, manque, depuis l’instauration de la démocratie, d’écoles de taille, d’hôpitaux... Est ce que cet outillage que nous avons choisi est-il la solution ? S’interroge Sall.

Pour tenter une réponse, il soutient que des vecteurs de développement ont été finalement contre-performants. « Il nous manque de tout aujourd’hui en Afrique dans nos hôpitaux, la mortalité reste très élevée malgré certains progrès. Non seulement nous sommes en difficulté avec notre histoire, notre présence mais aussi avec notre avenir. »

Pour preuve, il dénonce l’immigration clandestine qui s’explique par le fait que les jeunes africains ne croient plus en leur continent. « Aujourd’hui, en voyant les jeunes qui bravent la mer pour aller en Occident, c’est qu’ils ne croient plus en l’Afrique, au miracle du développement africain ».

Autre problème et non des moindres, il citera la structure démographique. Selon lui, avec plus de 50% de jeunes, le partage des responsabilités sur le continent reste encore au stade embryonnaire. Autrement, en Afrique, seule la politique compte.

Pourtant, renchérit-il, la majorité de la population parle de besoins sociaux. Donc, continue-t-il, il faut que « l’Afrique se débarrasse du complexe d’extériorité pour s’ouvrir au monde ». « En Afrique, on ne travaille pas assez et si l’on travaille, les fruits sont très mal partagés » martèle-t-il pour dénoncer le fossé creusé en gouvernants et gouvernés africains.

Parlant de l’aide au continent, Babacar Sall estime que c’est un piège car celui qui donne a plus de droit sur celui qui reçoit. A ce niveau, il ajoute sans détours : « Tout pays qui ne saura pas se maintenir finira par disparaître », ajoutant que les maladies, les guerres sont, entre maux, qui rongent les populations africaines. « Chacun doit changer et si l’Afrique change, nos relations avec l’extérieur va changer», ajoute-t-il

Et comme pour fustiger le travail facile tel qu’il est connu aujourd’hui en Afrique, le directeur des éditions de persister : « En Afrique, les plus riches sont ceux qui sont dans la politique. Alors que la rareté du matériel engendre la crise du partage et encourage la haine ». Comme réussir le pari du changement, il propose de ‘’réinventer la politique’’.

Mamadi Savané

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  Rubrique: Culture  date: 30-Oct-2007 à 17:16:34  Partager:   :

 

 
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