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Elections en Guinée: "Le recensement n'est qu'un prétexte pour valider un fichier électoral favorab

CONAKRY-La Guinée s'achemine t-elle vers une nouvelle crise? En tout cas la bataille semble désormais inévitable entre le président Alpha Condé et l'opposition au sujet du recensement des électeurs.Pour Mouctar Diallo du parti Nouvelles forces démocratiques, le recensement ne serait qu'un prétexte pour "valider un fichier électoral favorable au parti présidentiel".Alors que du côté de l'alliance "Arc-en-ciel", des fissures apparaissent avec la sortie de Lansana Kouyaté qui accuse son ancien allié d'avoir violé les termes de leur alliance, plusieurs partis de l'opposition menacent de manifester contre le pouvoir.Au micro de notre reporter, Mouctar Diallo se prononce sur la question du recensement, le rôle de la CENI, l'arrestation du Colonel Moussa Keita, sans oublier la stratégie adoptée par son parti pour les prochaines élections législatives.Exclusif!!!
AFRICAGUINEE.COM: Bonjour M. Diallo. Votre parti vient de réaffirmer son opposition au projet de recensement des électeurs. Comment comptez- vous faire pour faire plier le gouvernement?
MOUCTAR DIALLO: Bonjour M. Souaré ! D’abord pour ce qui est du recensement il faut dire qu’il est illégal et parce qu’il est illégal nous l’acceptons pas. Vous savez le code électoral est très clair notamment en son article 19. Il stipule je cite : « A titre transitoire les premières élections présidentielle et législative depuis l’entrée en vigueur de la constitution se feront sur la base des listes électorales établies et révisées pendant l’année des dites élections ». A travers donc cet article nous comprenons de façon évidente que le recensement que veut faire le gouvernement est illégal. Cependant la révision est autorisée et nous au niveau de notre parti NFD (Nouvelles Forces Démocratiques Ndlr) comme d’ailleurs au niveau du collectif des partis de l’opposition nous sommes d’accord pour une révision de la liste électorale qui pourra permettre d’ajouter ceux qui sont en âge de voter, enlever ceux qui sont décédés, régulariser le cas des 491.241 électeurs qui sont dans les répertoires temporaires et qui ont voté avec les récépissés au premier tout et avec les cartes alphanumériques au second tour, rajouter toute personne qui serait dans les normes et régulariser plutôt le cas des personnes qui ont aussi changé de domicile. Il n’y a aucune raison aujourd’hui qui peut amener à reprendre le fichier électoral qui a permis l’élection du président Alpha Condé. C’est quand même paradoxal si non qu’œuvrer pour tricher, pour tripatouiller ce fichier en vue de frauder massivement aux élections législatives et avoir une majorité écrasante à l’assemblée nationale pour faire d’elle non une institution républicaine qui va contribuer au développement du pays en élaborant de bonnes lois et en jouant le rôle de contre pouvoir mais juste une boîte à lettre qui sera là pour entériner, pour légaliser le système autoritaire et dictatorial du régime du président Alpha Condé.
Nous avons d’ailleurs des informations qui attestent que en réalité le régime en place a déjà un fichier électoral élaboré avec ses experts en matière de fraude électorale, donc le recensement n’est qu’un prétexte pour valider ce fichier électoral dans lequel, selon des informations il y aura au moins un million d’électeurs fictifs en faveur du RPG (Rassemblement du Peuple de Guinée parti au pouvoir Ndlr). Donc ça veut dire qu’aujourd’hui même les partis anciennement alliés au RPG donc membres de l’arc-en-ciel sont menacés et doivent donc s’opposer à cela parce que si cela est fait le RPG n’aura plus besoin d’aucun parti et il va passer haut la main. Donc c’est pour dire que nous ne comprenons pas que le fichier actuel qui est valable et qui est crédible parce qu’il n’est pas fait ni par le pouvoir actuel ni par l’opposition actuelle soit remise en cause. Donc il a été fait sur la base d’une neutralité et d’ailleurs il y a eu un séminaire après les élections présidentielles qui a été organisé par la CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante Ndlr) et l’ensemble des acteurs du processus électoral avaient participé à ce séminaire et il y a eu des constats qui ont été faits sur la base de la qualité du fichier actuel notamment entre autres l’existence d’une base biométrique conformément à la demande de la classe politique, le caractère consensuel du fichier électoral, l’existence de 3.807.721 électeurs correctement enregistrés et identifiés donc plus de 75% des électeurs escomptés au début de l’opération d’enregistrement, l’existence et la disponibilité d’une base de données intégrée et exploitable, la disponibilité d’une cartographie électorale informatisée, la liste électorale sécurisée, les bureaux de vote sécurisés, le problème identification des électeurs le jour du scrutin réglé par la présence de photographies des électeurs sur la base d’électeurs, l’existence de listes d’émargement, économie de temps et d’agent pour les futures élections et l’existence de compétences nationales capables de mise à jour sur la base de données.
Nous ne comprenons donc pas pourquoi les autorités actuelles du pays cherchent à organiser un nouveau recensement alors qu’il est connu de tous les experts en matière électoral que cela ne peut être fait en trois mois. Pour un recensement il faut compter au moins 18 mois. Donc vouloir prolonger encore ces élections c’est vouloir retarder la sortie de la transition qui risquerait de compromettre les acquis démocratiques et qui va engager des dépenses colossales, des centaines de millions d’euros pendant qu’il y a beaucoup d’autres priorités et problèmes dont un taux de chômage élevé, le problème de denrées de premières nécessité, la cherté de vie, de santé, d'éducation, de justice, les problèmes d’eau et d’électricité sans oublier le problème de sécurité. Donc nous sommes aujourd’hui au niveau du collectif des partis politiques de l’opposition entrain de réfléchir sur des stratégies à mettre en œuvre pour aller vers des actions concrètes. Entre autres nous ferons des actions de sensibilisation, nous allons rencontrer tous ceux qu’il faut rencontrer, la société civile, les religieux, les coordinations régionales, les diplomates qui sont d’ailleurs opposés au recensement. Nous allons faire une large communication pour montrer au peuple et aux partenaires l'illégalité, l’impertinence, l’inopportunité de ce recensement. Et si le gouvernement reste sourd et muet à nos légitimes revendications, nous allons créer un mouvement qui va utiliser tous les moyens légaux pour empêcher la reprise du fichier électoral kit même à descendre dans la rue pour des manifestations pacifiques.
AFRICAGUINEE.COM: Pourtant le gouverneur de Conakry a renouvelé l'interdiction de toute manifestation dans la capitale. Faut-il craindre de nouvelles violences?
MOUCTAR DIALLO: Le gouverneur n’a aucun droit d’interdire une manifestation légale et pacifique ! La manifestation est garantie par la constitution, c’est l’un des moyens légaux de revendication. Donc le gouverneur ne peut pas empêcher l’opposition de descendre dans la rue. Bien sûre ils sont habitués à arrêter, blesser et tuer des manifestants pacifiques, ils pourront toujours continuer à le faire mais ils seront rattrapés un jour par l’histoire puisque nous comptons même saisir la justice internationale si la justice guinéenne ne joue pas pleinement son rôle face à ces violations massives et répétées de ces droits humains. En tout cas il ne peut pas nous interdire et nous sommes prêts à utiliser tous les moyens légaux pour garantir les acquis démocratiques obtenus au prix d’âpres luttes et d’ultimes sacrifices de guinéens qui se sont longtemps battus notamment en 2006, 2007, 2008 et 2010 et jusque maintenant. Donc nous ne pouvons pas accepter cela !
AFRICAGUINEE.COM: Récemment votre parti avait porté plainte contre le gouverneur de Conakry, suite à la mort du jeune Zakariaou Diallo. Quand est- il de ce dossier?
MOUCTAR DIALLO: Même jeudi dernier, nous avons eu une séance de travail avec le cabinet d’avocat Me Amara Bangoura constitué à cet effet. Le juge d’instruction nous avait entendus et a entendu la famille de la victime et qui s’est constituée partie civile. Il nous a dit que les enquêtes sont en cours. Nous allons donc observer durant les prochains jours et si nous n’avons pas de suite nous allons de nouveau saisir l’autorité judiciaire conformément à la loi et mettre la pression qu’il faut. Et si au bout nous nous rendons compte que ça n’avance pas nous allons passer à une étape supérieure.
AFRICAGUINEE.COM: M. Diallo, certains observateurs craignent aujourd'hui un cycle de violences avec le bras de fer qui s'accentue entre le gouvernement et certains partis de l'opposition. Quel message adressez-vous aux autorités pour éviter le pire?
MOUCTAR DIALLO: C’est vraiment regrettable que ce soit au moment où il y a un opposant appelé historique et un président appelé professeur de droit que nous assistons à ce blocage total, à cette mal gouvernance notoire, à ce recul incompréhensible des acquis démocratiques. Nous demandons aux autorités de tirer les leçons du passé et de comprendre que rien ne peut se passer comme avant. La gouvernance mondiale a changé et nous sommes dans un contexte de globalisation et de mondialisation où justement il y a des grandes valeurs qui sont protégées et défendues par les organisations et institutions internationales dont les Etats sont membres. Le gouvernement doit comprendre qu’il ne peut pas ignorer la volonté légitime du peuple de Guinée et à continuer à violer la constitution et les lois. Nous demandons au président Alpha Condé d’œuvrer pour l’histoire et sortir de ce carcan qui est entrain de le conduire et la Guinée avec tout droit vers le mûr. On ne peut plus gouverner par le forcing.
AFRICAGUINEE.COM: Dernièrement, Lansana Kouyaté a estimé que le président Condé a échoué après six mois de gouvernance. Partagez vous son avis?
MOUCTAR DIALLO: Oui absolument ! Notre parti NFD partage entièrement cet avis et nous l’avions dit, le bilan du président Alpha Condé est absolument négatif à tout point de vue. Non seulement en termes d’amélioration des conditions de vie de nos populations mais surtout en termes de symbole. Il est à constater aujourd’hui que feu Général Lansana Conté et le capitaine Moussa Dadis Camara qui sont tous des militaires sont meilleurs que le président Alpha Condé. Ces derniers sont plus respectueux de la loi, des droits humains et des institutions que l’opposant historique et le président professeur de droit. Autant du régime de feu Général Lansana Conté et du capitaine Dadis Camara on assistait à un dialogue entre l’opposition et le pouvoir en place et l’opposition avait accès aux médias publics. Quand les leaders revenaient d’un voyage ils étaient accueillis par leurs militants et sympathisants notamment bien sûre le président Alpha Condé à l’époque opposant. Tout cela montre aujourd’hui que nous assistons malheureusement à un recul grave non seulement des acquis démocratiques de la Guinée mais aussi en termes de bien être des populations. Ce qui est plus grave c’est que les gens ont même perdu leur liberté d’expression et de manifestation. Je prends l’exemple sur le cas du colonel Moussa Keita qui n’est pas arrêté mais qui est enlevé, kidnappé et cela est inacceptable. S’il est vrai que nous sommes dans un Etat de droit, si on reproche au colonel Moussa Keita d’avoir violé la loi ou d’avoir commis un délit ou un crime il y a une procédure à respecter. On doit soit le convoquer ou l‘arrêter sur la base d’un mandat d’arrêt délivré par l’autorité compétente en la matière. Simplement parce qu’il a dit ce qui ne plaît pas à certains en usant de son droit d’expression on le kidnappe et aujourd'hui est porté disparu. Il y a aussi des étudiants qui ont réclamé des meilleures conditions de vie et d’étude les autorités ont été sourdes à leurs revendications légitimes pour avoir une bonne formation et être de bons cadres afin de bien servir la Guinée. Pour une simple manifestation pacifique comme partout dans le monde, ils ont été arrêtés, jugés et condamnés ; ils croupissent aujourd’hui en prison. Le ministre de l’enseignement supérieur dit que c’est pour donner une leçon à ces étudiants en vue de mettre fin à l’impunité qu’ils sont en prison. Cela est scandaleux ! Qu’on emprisonne des étudiants et on laisse des criminels qui ont blessé, tué et violé depuis 2006 jusque maintenant comme le cas de feu Zakariaou Diallo, ces derniers ne sont ni arrêtés ni jugés et on dit que c’est pour lutter contre l’impunité qu’on arrête et qu’on emprisonne de pauvres étudiants. Notre parti NFD exige la libération du colonel Moussa Keita et les étudiants de Dubreka injustement arrêtés.
AFRICAGUINEE.COM: A part les partis qui étaient dans l’alliance Cellou Dalein Président avez-vous des contacts avec ceux qui sont dans la mouvance présidentielle ?
MOUCTAR DIALLO: Non !
AFRICAGUINEE.COM: Aujourd'hui l'opposition rappelle l'époque du Président Conté avec une floraison de partis. Ne craignez vous pas un échec si le collectif des partis politiques dont l'UFDG, L'UFR et le votre, adoptent une politique de la chaise vide alors que la majorité des partis agrées semble soutenir les actions du gouvernement pour les législatives?
MOUCTAR DIALLO: Le collectif des partis de l’opposition qui sont les partis crédibles n’adoptent pas la politique de la chaise vide. Nous sommes face à un blocage dû au refus de dialogue du pouvoir en place. C’est le pouvoir en place qui refuse tout dialogue. Vous me direz que le ministère de l’administration du territoire et de la décentralisation nous avait invités à une rencontre récemment, non ! Ce n’est pas du ressort de ce département d’organiser des rencontres pour parler des élections. Cela relève de la CENI. C’est elle qui organise les élections. Si le ministère de l’administration du territoire le fait, cela nous fait reculer de 10 ans au moins car on s'est battu à l'époque du régime Conté pour avoir la CENI. Donc nous n’acceptons pas que le département de l’administration du territoire usurpe les prérogatives de la CENI mais nous sommes pour un dialogue. Nous sommes une opposition responsable et constructive. Mais c’est le président Alpha Condé qui refuse tout dialogue. Pourtant lui quand il était dans l’opposition le Général Lansana Conté et le Capitaine Moussa Dadis Camara lui avait tendu la main. Et paradoxalement nous étions tous ensemble dans l’opposition et nous avons mené ce combat ensemble mais aujourd’hui il est fermé à tout dialogue, à tout échange avec l’opposition. Donc vous dites la majorité des partis politiques, non ! Vous savez en Guinée il est très facile de créer un parti politique, même une seule personne peut être dans sa chambre, monter des dossiers et les déposer au ministère de l’administration du territoire et quelques jours après obtenir son agrément. Donc vous avez quelque fois des partis politiques qui n’ont qu’un seul membre c'est-à -dire le président. Et ce sont ces partis là qui sont aujourd’hui dans ce qu’on appelle la majorité présidentielle, la majorité qui soutient les actions du gouvernement. Les vrais partis politiques représentatifs de la légitimité nationale et qui répondent à tous les critères d’un parti politique conformément à la loi sont dans le collectif des partis de l’opposition.
AFRICAGUINEE.COM: Mais c’est un peu paradoxal que vous parliez d’usurpation des compétences de la CENI par le ministère de l’administration du territoire et de la décentralisation alors que la majorité des membres de cette institution soutient le protocole d’accord qui a été signé entre les deux parties. Qu’en dites-vous ?
MOUCTAR DIALLO: Ecoutez, vous savez le pouvoir a beaucoup de moyens, il a beaucoup de possibilités de corrompre ou d’intimider certaines personnes. C’est pour cela que certains membres de la CENI, pas tous, certains membres sous la coupole de M. Louceny Camara président intérimaire dont nous connaissons tous l’appartenance politique et qui n’est pas neutre, jouent pour le régime en place. Mais cela est illégal ! Aucun accord ne peut transférer les attributions légales de la CENI au ministère de l’administration du territoire. Ce n’est pas un protocole d'accord qui va violer la loi. La loi est au dessus de leur fausse entente qui a été signée entre les deux parties. Et ce qui est grave c’est que de moins en moins on entend la CENI et de plus en plus on entend le département de l’administration du territoire et de la décentralisation dans le processus électoral.
AFRICAGUINEE.COM: À la sortie du séminaire qui a été organisé récemment par le ministère de l’administration du territoire et de la décentralisation, les préfets et gouverneurs ont réaffirmé leur soutien au gouvernement sur la reprise du recensement électoral. Quelle est votre réaction ?
MOUCTAR DIALLO: On connait la position de ces préfets et gouverneurs. Ils sont nommés par le Pr. Alpha Condé et tout cela est dans sa logique de tricher les élections. Car on se rappelle qu’il avait dit dans un discours qu’il avait tenu à Dixinn qu’il n’entend pas organiser des élections et les perdre et que celui qui croît à ça est un fou. Il avait dit que c’est lui qui nomme les préfets, gouverneurs et même les sous préfets et que donc s’il organise des élections il va les remporter. Donc tout cela va dans ce sens, ils sont entrain de préparer des fraudes massives mais tous les guinéens de tous les bords épris de justice et de paix doivent se lever pour empêcher que le pouvoir actuel de confisquer les acquis démocratiques et instaurer une nouvelle dictature.
AFRICAGUINEE.COM: Au niveau des NFD, peut-on connaître votre stratégie dans le cadre des préparatifs des élections législatives?
MOUCTAR DIALLO: Nous sommes entrain de réfléchir sur les prochaines élections législatives même si pour l’instant nous sommes beaucoup plus concentrés sur comment empêcher le recensement électoral, exiger que les conseils communaux illégalement destitués soient rétablis dans leurs fonctions. Nous œuvrons aussi dans le cadre de la réconciliation nationale et c’est pour cela d’ailleurs que nous avons proposé un mémorandum au président de la république et au premier ministre chef du gouvernement. Nous constatons aujourd’hui que les guinéens n’ont jamais été aussi divisés, tout cela à cause des stratégies cyniques du président Alpha Condé d’arriver au pouvoir par tous les moyens. Maintenant, il doit œuvrer comme étant le président de tous les guinéens. Nous sommes donc beaucoup plus concentrés sur cela mais parallèlement nous réfléchissons aussi sur les stratégies à mette en place pour les élections législatives et soyez sûre que NFD sera candidat et nous comptons obtenir beaucoup de députés à l’assemblée nationale pour vraiment contribuer à élaborer de lois efficaces et que l’assemblée nationale serve de contre poids au pouvoir exécutif.
AFRICAGUINEE.COM: Serez-vous même candidat M. Diallo ?
MOUCTAR DIALLO: (Rires) Absolument ! Je serais candidat si le parti NFD à travers son congrès qui sera tenu à cet effet entérine cette volonté des milliers de membres et sympathisants tant en Guinée qu’à l’extérieur.
AFRICAGUINEE.COM: Pour terminer, un message pour vos militants, en particulier les jeunes?
MOUCTAR DIALLO: Nous demandons aux guinéens et aux jeunes en particulier d’œuvrer pour l’unité nationale et de refuser de tomber dans le piège de diviser pour régner du pouvoir actuel. Ils doivent refuser ce discours venant de qui que ce soit. Nous au niveau des NFD nous sommes convaincus que la diversité est une richesse parce que chaque ethnie, chaque communauté, chaque région a des spécificités positives qui doivent permettre de construire une identité nationale et qui pourra permettre à la Guinée d’être une nation très forte. Ils doivent refuser les préjugés, les stéréotypes, l’étiquetage des communautés. Dans toute communauté il y a des bons et des mauvais. On ne peut pas dire qu’une communauté est bonne ou mauvaise. On doit accepter de vivre ensemble afin de bâtir un Etat de droit dans lequel chaque guinéen a les mêmes droits et est soumis aux mêmes devoirs, où chacun peut avoir des ambitions et œuvrer sur la base de ses efforts et de ses mérites pour les atteindre. Nous souhaitons donc qu’il y ait une Guinée unie, paisible et prospère. Je vous remercie.
Interview réalisée par SOUARE Mamadou Hassimiou
Chef de Bureau AFRICAGUINEE.COM
Guinée-Conakry
Tél. : 224 62 65 75 74/ 224 60 36 80 12
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  Rubrique: Interview  date: 11-Jul-2011 à 12:37:36  Partager:   :  |
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