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Conflit au Sahara: "la création de nouvel Etat va renforcer les groupes terroristes...", avertit l'a





Alors que plusieurs pays arabes sont touchés par des contestations et manfestations populaires, le conflit du Sahara semble mis en veilleuse.Après l'échec du 7 round de négociations de Manhasset, l'activiste des droits de l'Homme, Rowaida Mroue souhaite une pression plus grande sur l'Algérie et le Polisario pour trouver une solution politique à ce conflit. Mme Roue qui préside une ONG qui s'intéresse à la résolution des conflits, préconise le renforcement des Etats du Magrheb pour faire face à une autre menace, celle des groupes terroristes.Selon ses propos, la création de nouveaux Etats sans ressources n'est pas une solution.Elle s'est confiée au micro d'Africaguinee.com...

Africaguinee.com : Vous êtes activiste et fondatrice du centre international de formation et de résolution des conflits, parlez nous de vos activités….

Rowaida Mroue :
Je suis une activiste des droits de l’Homme et journaliste. Je suis directrice et cofondatrice de l’ONG centre d’éducation international et de résolution conflit. Cette ONG travaille essentiellement sur la résolution des conflits sur l’espace arabe ainsi que dans des régions spécifiques. Nous essayons de voir quelles perspectives faut il envisager dans la résolution de ces conflits, la promotion des droits de l’Homme, les médias, le développement. Nous faisons donc des recherches, des ateliers de formations pour la résolution des conflits.

Africaguinee.com. Les négociations de Manhasset se sont achevés dernièrement sans résultats concrets. Comment voyez-vous le conflit du Sahara qui oppose le Maroc et le Polisario soutenu par l’Algérie ?

Rowaida Mroue :
Je pense que le conflit sur le Sahara n’est pas seulement un vieux conflit d’une trentaine d’années. Le problème c’est également un conflit oublié puisque peu de choses ont bougé et c’est le statu quo. Si nous avons des négociations formelles ou informelles entre le Maroc, le Polisario et l’Algérie qui est considérée comme une partie au conflit, nous risquons toujours d’avoir ce statu quo. Puisque qu’avec l’ONU qui préside ces négociations, il n’y a pas de documents de base sur lesquels les deux parties vont discuter et négocier dessus. Du côté marocain, nous avons la proposition d’autonomie qui est complètement acceptable et pratique en tant que document de base pour des négociations. Ce projet d’autonomie a été élaboré en 2007 et s’affirme comme une proposition de base pour des négociations. Mais de l’autre côté, il y a le Polisario qui est soutenu par l’Algérie, refuse d’accepter la proposition marocaine. Et pendant ce temps, ce sont les populations sahraouies qui souffrent dans les camps de Tindouf. Ainsi, le problème, c’est que le Polisario refuse la proposition d’autonomie et nous n’avons donc aucune base de négociation. A mon avis, la proposition marocaine est une bonne solution étant donné que ce projet dispose de points qui sont ouverts à la négociation et le Maroc n’impose rien sur l’autre partie et propose juste une base de négociation. Mais il y a un refus catégorique de l’autre partie qui instaure un immobilisme. Nous avons donc ce statu quo même si des négociations formelles et informelles sont organisées. Nous sommes dans un cercle vicieux et nous tournons autour d’une solution pourtant réaliste de la part du Maroc, car la proposition d’autonomie a été saluée par beaucoup de pays européens, les États Unies et même l’ONU qui a qualifiée le projet de sérieux et réaliste. Mais sans aucune pression sur les parties en négociation de la part de l’ONU ou d’autres puissances, il n’y aura aucun changement dans ce conflit.

Africaguinee.com : Selon vous, avec la situation actuelle dans les pays arabes, est ce que la proposition d’autonomie est réaliste pour trouver solution à ce conflit ?

Rowaida Mroue :
Je pense que ce qui se passe avec les printemps arabes est très important. Mais on oublie souvent qu’un pays comme le Soudan a été divisé, et c’est une situation importante. Parce que si le Soudan a été divisée facilement sans obstacles majeurs, des incidents récents comme le printemps arabe auront des conséquences majeures. Aujourd’hui il y aura donc un choix : celui de l’indépendance comme le réclame le Polisario ou bien l’autonomie comme le souhaite le Maroc. Mais je pense qu’on n’a pas besoin de nouveaux Etats sans ressources car des nouveaux Etats dans la région vont renforcer les groupes terroristes comme l’Alquaida au maghreb islamique (AQMI), il y aura également plus de corruption, plus de chaos dans le Maghreb. Dernièrement, le conseil de coopération des pays du golf ont invité le Maroc et la Jordanie à rejoindre ce conseil, mais chacun analyse les différents scénarios possibles. S’achemine t on vers un club de Monarchies, allons nous vers une coalition d’États forts ou plutôt vers la séparation. Je pense que la solution de l’autonomie est nettement plus réaliste et efficace pour les sahraouis.

Africaguinee.com : Avez-vous des activités pour les populations sahraouies des camps de Tindouf et quel message adressez vous à la communauté internationale sur ce conflit qui entraîne également une crise humanitaire ?

Rowaida Mroue :
Actuellement, je n’ai pas encore visité les camps de Tindouf. J’ai visité les provinces du sud marocain et j’ai discuté avec les populations locales. J’espère que la communauté internationale va s’intéresser de près aux camps de Tindouf pour mieux connaitre la crise humanitaire et les violations des droits de l’Homme dans ces camps. Personnellement, j’ai entendu beaucoup d’appels lors du dernier conseil des droits de l’Homme pour aider les populations sahraouies des camps de Tindouf. Je pense que l’opinion publique en particulier le monde arabe doit savoir qu’il est important d’exercer une plus grande pression pour résoudre politiquement ce conflit. Parce que beaucoup d’aides ont été apportées pour les camps de Tindouf, mais il n’existe aucune garantie sur l’utilisation des ces aides en faveur des populations de ces camps. La situation catastrophique de ces populations dans ces camps nous interpelle tous mais seule une solution politique peut mettre fin à ce conflit. Et cette solution politique passera probablement par l’édification d’États arabes forts et responsables dans ce conflit. Et beaucoup de pays arabes ont compris que le royaume du Maroc est une exception dans la région en termes de réformes, de la monarchie. Si une pression plus grande est exercée avec une plus grande implication des Etats unies, du conseil de sécurité de l’ONU, je pense qu’une solution politique sera trouvée. La société civile également doit s’impliquer pour sensibiliser l’opinion publique sur la violation des droits de l’Homme dans les camps de Tindouf. Peut être qu’un jour nous serons capables d’aboutir à une solution politique.

Entretien réalisé par Ismaël Barry
Pour Africaguinee.com

  Rubrique: Interview  date: 23-Jun-2011 à 14:27:01  Partager:   :

 

 
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