
GENEVE-Plusieurs activistes des droits de l’Homme ont interpellé mercredi le gouvernement algérien pour assurer la protection des populations sahraouies dans les camps de Tindouf, a appris Africaguinee.com.
Au cours d’une conférence sur le thème Droits des réfugiés : Responsabilités des pays d’accueils des panelistes ont rappelé les engagements internationaux de l’Algérie dans le cadre de la protection des réfugiés sahraouis qui vivent sur son territoire.
Pour l’ancien représentant du Polisario à Rome, Sidati Mohamed El Galaoui, « les sahraouis n’ont que le nom formel de réfugiés, car depuis 1975, il n’existe aucun droit dans les camps de Tindouf situés sur le territoire algérien ».Il a estimé que l’Algérie « fuit ses responsabilités en tant que pays d’accueil » alors que ce pays a ratifié la convention internationale de 1951 sur la protection des réfugiés.
Mme. Rowaida Mroue, du Réseau International de soutien à l'Autonomie du Sahara a quand à elle rappelé les violations des libertés d’expression et de mouvement, du droit à la santé des populations sahraouies qui vivent dans les camps de Tindouf.
Si la crise du Sahara empoisonne les relations entre le Maroc et l’Algérie, la situation des populations sahraouies dans les camps de Tindouf peut avoir des conséquences au niveau du Maghreb et de la Méditerranée, estime pour sa part, Bayat Zighem, ancien cadre du Polisario. Selon lui, « le refus de l’Algérie d’assurer la protection de ses réfugiés pérennise la catastrophe humanitaire dans les camps de Tindouf. Par conséquent les jeunes sahraouis vivant dans ces camps sont des proies faciles pour les groupes terroristes qui menacent la région du Maghreb et même le bassin méditerranéen ».
Du côté des pays de la région des grands lacs, le sort des réfugiés sahraouis est une « préoccupation majeure tout comme le traitement réservé aux réfugiés africains en Libye », a signalé M. Maurice Katala, Coordinateur Général Action Internationale pour la Paix et le Développement dans la région des grands lacs. Au nom de son ONG, M. Katala a estimé que « les réfugiés sahraouis doivent être protégés par le pays d’accueil, l’Algérie. Dans le cas contraire, ils doivent avoir la possibilité de retourner au Maroc ou choisir un autre pays d’accueil »Avant de terminer, il a lancé « un appel pressant à la communauté internationale pour exiger le respect des normes internationales pour la protection des réfugiés « .
A noter que cette conférence s’est tenue en marge des travaux de la 17ème session ordinaire du Conseil des droits de l'homme qui se tient au palais des nations à Genève du 30 mai au 17 juin 2011.
Ismael Barry
Pour Africaguinee.com |
  Rubrique: News Afrique  date: 09-Jun-2011 à 09:47:58  Partager:   :  |