
Le père de l’ancien inspecteur des polices du Polisario, Moustapha Selma Ould Sidi Mouloud réclame justice auprès de la communauté internationale face aux exactions commises par le Polisario sur le peuple sahraoui.Au cours de son séjour à Genève, Ismaili Moulay Salma Ould Sidi Mouloud a interpellé le haut commissariat aux réfugiés sur le sort de son fils.Dans cet entretien qu'il nous a accordé, ce chef de tribu sahraoui nous explique les liens qui unissent le Maroc et les populations qui vivent au Sahara...
Africaguinee.com :Bonjour M.Ismaili Moulay Salma Ould Sidi Mouloud. Peut on connaitre les raisons de votre visite à Genève ?
Ismaili Moulay Salma Ould Sidi Mouloud : Bonjour. Ma visite à Genève porte sur deux volets. D’abord informer la communauté internationale sur le sort de mon fils Moustapha Selma. Ensuite, c’est pour déclarer mon soutien au projet d’autonomie proposé par le Maroc pour le Sahara .Je rappelle que mon fils a été arrêté parce qu’il a librement exprimé son soutien au projet d’autonomie du royaume du Maroc pour le Sahara. J’ai expliqué devant le conseil des droits de l’homme le cas de Moustapha Selma pour qu’il puisse rejoindre notre famille .Je suis donc ici pour sensibiliser l’opinion internationale sur le problème du Sahara dont le projet d’autonomie proposé par le Maroc est une solution réaliste. Le Front Polisario n’est qu’un instrument politique de l’Algérie pour atteindre des objectifs géopolitiques. Le Front Polisario ne défend ni la cause du peuple algérien ni celle des sahraouis mais uniquement la cause des militaires du régime algérien .Les populations concernées par ce conflit sont d’abord celles qui vivent dans les provinces du Sud à Laayoune, et dans d’autres villes. Les populations qui vivent dans les zones colonisées par l’Espagne, les shoukhs, les dignitaires ont prêté allégeance aux rois du Maroc depuis des siècles.
Africaguinee.com : Justement, comment les tribus sahraouies accueillent-elles le projet d’autonomie pour le Sahara proposé par le Maroc ?
Ismaili Moulay Salma Ould Sidi Mouloud : Le conflit existe entre le Maroc et l’Algérie, le Polisario n’est qu’un instrument dans ce conflit. Le projet d’autonomie prévoit la gestion des affaires locales par les populations sahraouies. Pour les populations dans les provinces du sud, de Tindouf, leurs droits sont garantis par le royaume du Maroc. Ce projet d’autonomie est une initiative courageuse qui a été reconnue par plusieurs pays et nous pensons que c’est une solution réaliste qui protège nos traditions et coutumes pour les tribus sahraouies. 
Africaguinee.com : Aujourd’hui, des populations sahraouies vivent dans des camps à Tinfouf. Votre réaction?
Ismaili Moulay Salma Ould Sidi Mouloud : Les sahraouis qui vivent dans les camps de Tindouf sont des personnes kidnappées par le Polisario dans les années 70.Les dirigeants du Polisario utilisent les souffrances de ces populations dans les camps car ils détournent les aides humanitaires pour les revendre dans les marchés noirs en Mauritanie, au Mali.
Africaguinee.com : Comme beaucoup de familles sahraouies, vous avez perdu certains membres de votre famille dans ce conflit. Est ce que vous envisagez de porter plainte contre le Polisario ?
Ismaili Moulay Salma Ould Sidi Mouloud :Aujourd’hui, je réclame justice pour ma famille et celles des sahraouies qui ont perdu leurs proches à cause du Polisario. A Tindouf, il n’y a pas de réfugiés, mais des populations kidnappées et retenues dans des camps par le Polisario. Les mercenaires du Polisario veulent déstabiliser la région du Sahara. Il existe aujourd’hui des risques terroristes dans la région à cause de l’instabilité voulue par le Polisario.
Africaguinee.com : Pour finir, votre fils a été libéré et se trouve aux mains du Haut commissariat aux réfugiés (HCR) à Nouakchott. Quel message adressez vous à la communauté internationale ?
Ismaili Moulay Salma Ould Sidi Mouloud :Mon appel pour la communauté internationale en particulier pour le HCR, c’est d’aider Moustapha Selma à choisir librement son lieu de résidence et qu’il puisse rejoindre sa famille qui vit actuellement à Madrid. J’insiste pour que le cas de Moustapha Selma soit examiné par le conseil des droits de l’homme. Le HCR doit prendre ses responsabilités pour que mon fils quitte Nouakchott. Il est privé depuis longtemps de sa liberté de mouvement et d’expression. Mon dernier message c’est de voir les populations, la jeunesse sahraouie réunie sur les terres de leurs ancêtres dans les provinces du Sud au Maroc.
Interview réalisée par Ismael Barry
Pour Africaguinee.com
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  Rubrique: Interview  date: 22-Mar-2011 à 11:01:14  Partager:   :  |