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Conditions de Travail des Journalistes: L'AGEPI interpelle les autorités

CONAKRY-L'Association guinéenne des éditeurs de la presse indépendante(AGEPI) a interpellé les autorités guinéennes sur les conditions de travail des journalistes dans le pays.Dans une déclaration officielle, l'AGEPI souhaite une subvention de l'Etat pour soutenir les médias privés...
DECLARATION
Réunis en session extraordinaire dans ses locaux, le jeudi 2 décembre 2010, les Directeurs de Publication membres de l’Association Guinéenne des Editeurs de la Presse Indépendante se sont penchés sur le fonctionnement de leur institution.
Constatant avec regret et amertume des entraves qui nuisent au bon fonctionnement de l’AGEPI, les patrons de la presse écrite guinéenne ont estimé utile de dénoncer avec vigueur certains préjugés défavorables, entretenus par des tiers visant à ternir son image de marque. Traitant celle-ci, au passage de tous les noms d’oiseau en tentant de la ramener à sa plus petite expression.
Ignorant cruellement les efforts fournis par la presse écrite depuis l’aube de la démocratisation en Guinée, ces esprits malveillants vont jusqu’à établir une comparaison injuste et déséquilibrée entre la presse écrite et les autres médias. Une appréciation, bien entendu, loin de refléter la réalité.
C’est pourquoi, l’AGEPI, soucieuse de la défense des intérêts moraux et matériels de ses membres a cru devoir prendre les devants et éclairer la lanterne de l’opinion nationale et internationale. Ceci, en exposant les véritables obstacles auxquels elle est confrontée.
En 2001, en allouant une subvention annuelle aux médias, l’Etat guinéen permettait ainsi à la presse écrite d’amortir le coût de la production du journal. Aujourd’hui, compte tenu de la forte dépréciation de la monnaie, le prix des intrants connait une hausse vertigineuse. Une réalité qui n’est pas faite pour aider les patrons de presse dans leur impérieux devoir d’informer. Quand on sait que le montant de 400 millions FG dégagé par les autorités politiques et administratives de notre pays n’a guère évolué. Ajouté à cela, l’absence de publicités et de communiqués enfonce davantage la presse écrite dans une situation économique inconfortable. A ce rythme, comment ne pas redouter la probable disparition de nombreux titres ? Tout porte à le croire hélas.
C’est le lieu ici de remercier le Capitaine Moussa Dadis Camara qui, soucieux de l’avenir de la presse nationale a dû, en son temps, débloquer la somme de trois (3) milliards de francs guinéens pour lui venir en aide, tout en promettant la hausse substantielle dans les mêmes termes de la subvention annuelle. Fort malheureusement, ce geste louable du Président du CNDD n’a pas été poursuivi.
Après avoir frappé à toutes les portes des décideurs politiques et administratifs en vue de l’obtention d’une résolution rapide de nos divers problèmes dont notamment la prise en charge de la couverture médiatique des élections présidentielles de 2010, nos efforts sont restés vains. A l’exception de l’ONG internationale basée à Dakar, OSIWA, qui a eu la présence d’esprit de nous apporter une aide financière pour couvrir le premier tour de ce scrutin. L’occasion est d’ailleurs opportune pour nous de remercier vivement cette institution.
Aussi, en dépit de la promesse faite par le Général Sékouba Konaté qui avait pourtant donné des instructions fermes au Ministre d’Etat, Ministre Secrétaire Général à la Présidence de la République de tout mettre en œuvre afin de parvenir à la satisfaction de certaines doléances que nous lui avons présentées, rien n’en a été.
A notre fort étonnement, Tibou Kamara, pour des raisons que nous ignorons encore, n’a assuré aucun suivi correct à notre dossier, pourtant dûment constitué. Dans lequel étaient inscrits la prise en charge de la couverture médiatique des élections présidentielles et le paiement de la subvention annuelle s’élevant à trois (3) milliards de francs guinéens.
De ce qui précède, si la presse écrite, à travers l’AGEPI, s’est sentie frustrée et victime de discrimination par des tiers, elle a du mal à comprendre l’attitude de certains de ses anciens membres évoluant aujourd’hui au sommet de l’Etat qui, au lieu de lui apporter leur soutien, semblent avoir contribué à la marginaliser et lui fermer les portes. Il s’agit notamment de Tibou Kamara, Ministre Secrétaire Général à la Présidence, Boubacar Yacine Diallo, Conseiller en Communication à la Présidence de la République, Aboubacar Sylla, Ministre de l’Information, Jean Raymond Soumah, Président du Conseil National de la Communication.
Dommage que ces quatre personnages, purs produits de la presse écrite, ne se soient pas suffisamment investis pour nous prêter main forte. Le plus décevant, c’est que Tibou Kamara et Boubacar Yacine Diallo ont été tous deux Présidents de l’AGEPI. L’histoire appréciera toutefois de ce qu’a pu réellement engranger chacun d’eux à leurs postes respectifs au bénéfice de leur corporation d’origine.
En tout état de cause, l’AGEPI, malgré les nombreuses embûches qui jonchent son chemin entend se battre avec ses maigres moyens pour la satisfaction de ses membres. Afin que la presse écrite guinéenne puisse davantage connaitre un rayonnement au service de la guinée.
Le Bureau Exécutif de l’AGEPI
Africaguinee.com
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  Rubrique: Société  date: 09-Dec-2010 à 14:13:49  Partager:   :  |
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