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Pascal Feindouno quitte la ligue 1 française dans l'anonymat!
[IMG1]Des feintes incroyables, du talent, des dribbles merveilleux une frappe de balle magnifique, de la clairvoyance dans le jeu et une bonne humeur communicative dans un groupe. C'est tout les qualificatifs de Feindouno un des joueur de ligue 1 les plus spectaculaires qui est partit dans l’anonymat le plus stricte, sans tambours ni trompettes, ni même une demi page dans l'Equipe ou un article sur Football.fr .
Un soir de printemps 1999, alors que les Girondins de Bordeaux tenus en échec au parc des princes voient le titre de champions de France s’envoler chez le rival marseillais, le coach Elie Baup décide de faire entrer un jeune attaquant maigrichon qui marque durant les arrêts de jeux leur offrant ainsi le titre, ce jour là , la France du football a découvert Pascal Feindouno. Né à Conakry ( en Guinée ) le 27 février 1981 où il touche son premier ballon vers l’âge de 8 ans, après avoir joué pour les hirondelles de Guinée et le CIK, il débarque en France à l’âge de 17 ans accompagné de son frère aux girondins de Bordeaux. Il y reste trois ans le temps d’apprendre le métier en qualité de réserviste et de remplaçant par la suite, où il eut le temps de s’aguerrir aux difficiles joutes européennes de la ligue des champions et de la coupe de l’UEFA. Puis vint le temps de s’affirmer, et le seule moyen de le faire c’était de gagner un temps de jeux plus conséquent qu’il n’en disposait en gironde.
Voilà comment il se retrouve à Lorient sous forme de prêt, où il peut enfin exprimer à sa guise son immense talent, formant notamment un duo fracassant avec Jean Claude Darcheville. Avec l’aide de celui-ci, il mène son équipe aux portes de la victoire en coupe de France, mais ne peut lui éviter la relégation à l’échelon inférieur. Sa bonne saison en Bretagne lui rend grâce aux yeux des Girondins de Bordeaux, qui non seulement le rapatrie mais prennent également dans leur bagages l’homme qui est devenu son meilleur ami: le bien nommé Jean Claude Darcheville. Il y’ reste deux saison supplémentaires avant de suivre l’homme qui lui donna sa chance en professionnel, son père spirituel, Elie Baup, chez les verts, car quelque mois plutôt il fut licencié de Bordeaux. Dans l’enfer du chaudron il s’adapte parfaitement à son nouveau rôle de milieu excentré ou axial offensif, un poste qui lui va à merveille et permet à la ligue 1 de s’enorgueillir d’être toujours le point de départ de tous les footballeurs africains de classe Mondiale, les Roger Milla, Aziz Bouderbala, Abédi Pelé, Georges Weah et Didier Drogba peuvent dormir tranquilles, ils ont toujours un successeur en France. Malgré son gabarit moyen (1,76 m pour 69 kg) il déstabilise les défenses les plus imperméables avec ses qualités; une technique au dessus de la moyenne, bon dribbleur, très bonne frappe de balle, vivacité et vitesse d’exécution, il n’a pas grand chose à envier à Ribery si ce n’est d’appartenir à un grand club français donc il bénéficie d’une couverture médiatique moindre et c’est justement ce manque de considération qui est navrant, il s’en va à Birmingham dans l’indifférence totale. On se préoccupe plus de la peace cup, un tournoi dont le seul intérêt est financier, ou du bobo de Nasri qui ne le privera que des deux premières journée du Championnat, que du départ d’un artiste de la ligue 1.
Ce manque de considération se remarque aussi à travers les clubs, l’O.M préfère dépenser 7 millions d’euros pour Ziani, auteur certes d’une bonne saison mais inexpérimenté, l’O.L a dépensé 16 millions pour K.Keita puissant, véloce mais incapable d’enchaîner les performances ( les lillois en savent quelque chose), le PSG 6 millions pour Z.Camara alors qu’en défense ils sont plutôt bien fournis avec, S.Traoré, Yepes, et deux joueurs prometteurs que sont Digard et Sakho (internationaux chez les jeunes) et enfin Lens 8 millions pour Kalou qui n’est plus que l’ombre de lui même, alors que les anglais l’ont eu pour 5 millions d’euros!
Quand on parle de fuite de talents, il n’y en que pour Malouda, Ribery ou Kaboul ...il n’est qu’une valeur perçue mais non reconnue. Certaines mauvaises langues l’ont même taxé «d’intermittent du spectacle», mais dans le contexte difficile dans lequel il se trouvait, c’est-à -dire Saint Etienne, club qui vit toujours sur son glorieux passé, dont l’immobilisme des dirigeants ne lui permet pas d’ambitionner plus que le maintient dans la ligne de flottaison ( entre la 10 ème et la 14 ème place ), il est difficile de fournir constamment des performances de qualités, la motivation ne vient que dans les grandes rencontres.
Dans un milieu où dès le plus jeune âge, on prête plus attention aux qualités physiques qu’aux qualités footballistiques en elles même, voir ce petit bonhomme réussir, avec sa fougue, son besoin constant de donner du plaisir au public dans un football de plus en plus morose où le résultat a pris définitivement le pas sur le spectacle, on est triste de voir ce bonhomme jovial aller exprimer son talent sur d’autre terre. Tout ce que l’on peut espérer pour lui, c’est qu’il soit enfin reconnu à sa juste valeur.
Gabriom
Source:football.fr
Africaguinee.com |
  Rubrique: Sport  date: 30-Jul-2007 à 10:23:05  Partager:   :  |
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