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Elections: Comment choisir son président en Guinée?

La plupart des intervenants sur ce point ne se basent que sur les projets de société, ceux-là ne maîtrisent pas parfaitement la politique de nos politiciens et ils ignorent totalement la structure et l’état de la société guinéenne.
Les politiciens ont très généralement un comportement circonstanciel. Cependant, tout projet de société en Guinée de nos jours doit avoir un aspect aussi simple qu’alambiqué car les besoins de la population sont connus de tous. Même les campagnards analphabètes sont capables d’énumérer les préoccupations du prochain président de la république. Ce qui fait que les projets de société de nos candidats sont presque similaires. La différence, si elle existe, est à chercher dans l’ordre des priorités chez nos postulants ; et seulement cela !
A la différence, dans les pays occidentaux ou la démocratie et la bonne gouvernance brillent, les problèmes vitaux sont déjà réglés. Alors les projets de société expliquent les besoins complémentaires du peuple. Le candidat qui s’expliquera le mieux sera le plus présidentiable.
Pourquoi les projets de société ne sont pas valables chez nous ?
Il n’est de secret pour personne que les politiciens sont capables de changer leur visage ; cela a tout moment et a toute circonstance (surtout dans nos pays africains ou les propos d’un(e) président(e) une fois élu(e) sont systématiquement différents a ceux des campagnes). De même, ils peuvent garder une apparence trompeuse pendant des années pour avoir la confiance des populations avant de sortir les griffes et les dents tout en infligeant de l’acide à la place du miel promis.
Cependant, de ces politiciens devenus dirigeants peuvent, d’une part, honorer leurs engagements en se mettant à la volonté de ces électeurs ; et d’autre part, se plier et se remettre sous certaines pressions des dirigés afin d’éviter des conséquences désastreuses.
Ainsi, face à ces perpétuelles volte-face et de brusques retournements de dos en signe de mépris des hommes politiques africains, il apparaît avec restriction que les projets de société des candidats ne sont pas nécessairement ceux à quoi il faut se fier pour le choix de son président. Car, si j’ose le dire, un ensemble de points font que la notion de projet de société doit être considérée comme le propre de l’occident (pour l’instant).
Ces points ci-dessous, non négligeables, sont les quelques cas particuliers qui empêchent le respect strict ou partiel d’un quelconque projet de société en Afrique en générale, en Guinée en particulier:
1.En occident, les pays sont dits développés, en Afrique a l’occurrence en Guinée, le pays est dit sous-développé : même pas en voie de développement mais à la recherche des sources (humaines) de développement.
2.En occident, les candidats sont choisis par leurs paires de leurs partis par vote, c'est-à -dire ils représentent un groupe de personnes qui sont tous représentatifs donc de bonnes ressources ; comme pour dire que les candidats appartiennent aux partis politiques, alors qu’en Guinée ils se choisissent eux-mêmes à être candidat, c'est-à -dire les partis politiques appartiennent aux candidats.
3.En occident les institutions sont fortes, chez nous elles n’existent pas (non, elles existent sur papier !).
4.En occident les populations sont libres et capables de contrôler leurs dirigeants ; ce sont les présidents qui sont libres et capables de contrôler les peuples africains.
5.En occident les peuples se sentent autonomes, tandis que nous sommes dépendants des autres, tout est importé même les principes sociaux : justice, l’éducation, démocratie...
6.En occident la justice est indépendante, alors qu’en Guinée la justice appartient aux dirigeants qu’elle sert : N’avons-nous pas entendu dire le feu président Lansana Conté que : « la justice c’est moi ! ».
7.Si les constitutions sont sacrées en occident, c’est le souverain président et sa présidence qui le sont chez nous : le vénéneux président reste le seul individu pour la cause duquel la constitution à servir.
8.Si le problème d’ethnie est presque réglé chez les autres, c’est l’instrument de campagne de nos politiciens : d’où le problème majeur dans nos pays.
9.Les pays occidentaux qui nous infligent leurs modes de vie humaines (non, dont on se fait imposé leurs modes de vie) sont ceux qui financent et pilotent les institutions financières mondiales, qui à leurs tours financent et orientent nos états : la main qui reçoit le sou doit également recevoir les instructions pour son utilisation. Quoi de plus normal ?
10.Si la démocratie occidentale est déjà enracinée, celle d’africaine est à la fondation ; comme pour dire que nous sommes d’abord à la recherche de la compréhension de la notion de la démocratie.
11.Si le droit de l’homme n’est pas violé chez eux, il est perforé et bafoué par nos dirigeants.
12.En occident les relations sont en majorité professionnelles et intellectuelles. Cependant, c’est le caractère ethnique, régional et familial des relations qu’est très sacré chez nous.
Ces points précités, gages de la démocratie, sont des facteurs qui sont réglés et respectés dans des pays développés. Ils font de sorte que les présidents n’agissent seulement qu’en vertu des pouvoirs qui leurs sont conférés. Ils évitent des immixtions perpétuelles des présidents et leurs dignitaires et autres chefs militaires dans des affaires qui ne relèvent pas de leurs ressorts. Ils (ces facteurs) les détournent de toutes éventuelles falsifications ou altérations des textes de lois et de toutes tentatives de modifications ou de métamorphoses de la constitution…
Ainsi, dans tout pays qu’il soit développé ou en voie de développement, si les règles et principes fondamentaux et généraux qui régissent l’Etat et la gouvernance font peur plus que les hommes qui les appliquent alors aucun président n’échappera à la volonté de la loi, donc des populations.
C’est pourquoi Tony Blair a été poussé à la démission à cause de son engagement à coté de Bush en Irak. C’est ce qui fait que Sarkozy a mis la France dans les collimateurs de l’Union Européenne pour l’affaire des roms. Il en est de même pour les argentins ou seulement en 2001 quatre présidents se sont succédés pour le respect de la volonté populaire.
De ce fait, la question qui se pose est : Quelles sont les critères de choix de notre futur président ?
Nous sommes à la recherche d’une personne qui sera amenée à poser des bases de la démocratie, la bonne gouvernance, le développement et l’Etat de droit. Comme Elle sera le seul sein auquel nous nous vouerons afin de lever ce défit, nous devons considérer les critères ci-dessous au détriment de toute considération personnelle, familiale, ethnique et régionale :
a.La personnalité du postulant
-Le président pour une Guinée actuelle doit être un Homme de parole pour construire une démocratie irréversible, bâtir des institutions fortes, ressusciter une administration morte, être au secoure d’un peuple traumatisé, refonder une économie lapidée, établir une nouvelle confiance entre les administrateurs et ses administrés ; comme pour tout dire : agencer une nouvelle mode de vie.
-Un homme de rigueur qui résistera à la pression familiale, ethnique et économique et qui obligera tout le monde à suivre la bonne direction qu’il entreprendra. Car, l’homme de rigueur ne se laisse pas dominer pas son entourage, n’écoute pas les cris des fautifs démasqués, ne donne pas de temps aux imams qui mettent leur religion au service du pouvoir, ne tombe pas dans l’illusion des rêveurs perfides et non plus ne tend pas les oreilles aux chansons de flatteries des griots et des artistes (qui transforment toujours les présidents en demi-dieux)
-Un homme de vision qui créera des domaines de d’orientation pour les guinéens qui ne savent plus où aller et que faire.
-Un homme de gloire, qui laissera une page brillante dans l’histoire de l’Afrique en générale et de la Guinée en particulier.
-Un guide, qui montrera au monde de quoi les guinéens sont capables.
b- La capacité du postulant
-Ce pays a besoin d’un homme qui est capable de souffler le vent de changement, et résister à toute contre force qui s’interposera.
-Un homme qui est capable de comprendre et analyser les faits afin de prendre des décisions adéquates.
-Un homme qui est capable de faire la relation entre nos capacités et nos besoins, même si cela nécessite une évolution lente mais sure !
c-Les relations des postulants
-Notre dirigeant doit avoir des relations à l’intérieur comme à l’extérieur du pays et consacrées exclusivement sur la cause, non trop sur l’intérêt.
Vous conviendrez avec moi que la parole est en avance que les faits des jours, des mois, des années, des décennies, même des siècles,… par exemple à l’indépendance on croyait avoir le Paradis dans un futur proche que nous sommes à attente jusqu’après un demi-siècle.
On doit faire la part des choses, par ce qu’on n’a plus droit à l’erreur. Une autre décennie de retard sanctionnera plusieurs générations, le monde est maintenant comme des eaux d’une même calebasse, elle se versera la ou y a de poids supplémentaires, aucun pays n’apprend l’autre comment se développer.
Alors nous avons besoin d’un choix généreux, une personne saine et serine, une coalisions de la cause de tous non de cause d’une partie.
Une contribution de Mamady BERETE
Pour Africaguinee.com
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  Rubrique: A vous la parole  date: 02-Nov-2010 à 10:30:20  Partager:   :  |
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