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Vols, intimidations et attaques : Les leaders syndicaux demandent à leurs camarades de resserrer les
[IMG1]Les leaders syndicaux, au cours d'une assemblée générale extraordinaire tenue, jeudi, à la Bourse du Travail,à Kaloum, ont dénoncé la montée galopante de l'insécurité dans le pays et les menaces dont ils font l'objet depuis la mise en place de l'actuelle équipe gouvernementale.
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Pour Rabiatou Sérah Diallo, Secrétaire générale de la Confédération Nationale des Travailleurs de Guinée (CNTG), l'insécurité s'est beaucoup accentuée par le manque d'électricité dans les villes. Ce qui, à ses yeux, est un danger pour la libre circulation des personnes et de leurs biens.
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Ensuite, elle a indexé tous ceux qui ont perdu des privilèges depuis la fin de la grève. « Ceux qui ne veulent pas du changement font tout pour nous mécontenter afin qu'on s'entre-tue. Ils ont fait des tracts pour opposer les ethnies, ils n'ont pas réussi. Maintenant, ils passent par la violence", lance le numéro un de la CNTG avec insistance.
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Continuant, elle flétrit l'enrôlement des jeunes dans des mouvements dits de patriotes à l'image de la Côte d'Ivoire pour perturber la vie nationale. Avant de s'en prendre à ceux qui continuent encore à garder en prison des citoyens alors que le protocole d'accord demandait la libération pure et simple de tous les détenus pour cause de grève. Comme exemple, elle cite la zone de Boké.
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Plus loin, elle affirme ne plus être prête à voir à nouveau le sang d'un autre Guinéen versé après les événements de Janvier et février derniers.
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Parlant de la lettre ouverte adressée par l'Inter Centrale au Premier ministre, Rabiatou Sérah regrette son interprétation à des fins malhonnêtes.
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« Ce n'est pas parce qu'on a mis un gouvernement sur place qu'on ne peut plus critiquer. Ce n'était qu'un rappel à l'ordre. Ce n'était pas méchant. (…) Personne n'a une poubelle où mettre un Guinéen. D'ailleurs, notre lettre a porté fruit parce que nous avons été appelés. (...) Ceux qui sont entrain de monter des scénarios pour nous distraire sont connus. Le mouvement syndical reste uni, contrairement à ce qui se raconte en ville (...) », ajoute la syndicaliste.
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Pour Dr Ibrahima Fofana de l'Union Syndicale des Travailleurs de Guinée (USTG), « le mouvement syndical guinéen est aujourd’hui placé devant une alternative extrêmement complexe ». Car, continue-t-il, « les forces qui s'opposent au changement ont commencé par s'attaquer au maillon le plus faible qu'est le patronat, chercher ensuite à diviser le mouvement syndical et finalement l'affaiblir ».
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Pour lui, cela est l'oeuvre de « tous ceux qui ont leurs intérêts remis en cause » ajoutant que ce contre mouvement vise même le gouvernement. Sans trop attendre, il révèle que Mamadou Sylla est à la base de cette manipulation. Pour preuve, Dr Fofana parle de l'entretien par ce dernier d’une autre Inter centrale pour boycotter leurs actions.
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« Si on ne se ressaisit pas pour mettre fin à nos contradictions internes, c'est pas bon. Car on nous cherche ».
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Evoquant la rumeur selon laquelle Fofana et Rabi ne s'entendent plus, le leader de l'USTG rejette ledit propos et lance: « J'ai vu des gens, toutes ethnies confondues, pleurer parce qu'ils ont appris que rien ne va plus entre Rabi et moi. »
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Pour rejoindre sa collègue syndicaliste, Dr Ibrahima Fofana déclare que « la lettre ouverte adressée au PM était nécessaire ». « C'est pour simplement que le gouvernement sache que c'est nous qui l'avions mis sur place. C'est ça son sens, il ne faut pas voir son contenu », martèle-t-il. Et de poursuivre: « On a été informé qu'on a fait appel aux gens de l'extérieur qui sont à Conakry actuellement pour nous abattre. Ce n’est pas faux. On a l'information à plusieurs niveaux et à plusieurs sources ».
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Saisissant enfin la balle au bond, Yamoudou Touré, Secrétaire général de l’Organisation nationale des syndicats libres de Guinée (ONLSG), apparemment très remonté contre ces pratiques, indexe, à son tour, le comportement peu enviable de Mamadou Sylla .
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« Il y a beaucoup de centaines de millions qui sont sorties pour sensibiliser les jeunes guinéens contre le mouvement syndical. Ces personnes sont entrain de montrer à l'opinion que l'inter centrale ne représente rien et qu'elle ne dépasse guère 40.000 personnes en Guinée. Donc il y a une tentative accrue de déstabilisation de notre mouvement syndical, (...) avec un apport financier immense signé par Mamadou Sylla », appuie Yamoudou.
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Et comme pour tuer dans l'oeuf toute agitation, Rabiatou Sérah enchaîne avec ses camarades syndicalistes : "A kha dan…" (Que ça s’arrête !).Â
Mamadi Fofana
Conakry-Guinée
Pour Africaguinee.com
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  Rubrique: Politique  date: 21-Jul-2007 à 00:13:30  Partager:   :  |
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