
GENEVE-Suite aux derniers évènements en Guinée, la Rencontre Africaine pour la défense des droits de l'Homme(RADDHO) a invité lundi les deux candidats Cellou Dalein Diallo et Alpha Condé à sensibiliser leurs militants pour éviter toute confrontation ethnique dans le pays.Nous vous livrons le contenu d'un communiqué qui vient de nous parvenir...
COMMUNIQUE DE PRESSE
Processus électoral et violences, les urnes en fumée en Guinée
Ayant pris part à l’organisation à Genève le 7 septembre 2010 à la conférence sur l’état des lieux de la transition en Guinée, la RADDHO a salué la signature de l’accord portant sur le code de conduite à adopter pour les élections présidentielles.
Sous la houlette du médiateur de la crise institutionnelle guinéenne, Monsieur Blaise Compaoré, Président du Burkina Faso, lors de cet accord entre les deux candidats en lice pour le 2e tour le 3 septembre à Ouagadougou, Cellou Dalein Diallo de l’Union des Forces Républicaines de Guinée et Alpha Condé du Rassemblement du Peuple de Guinée, la RADDHO reste très préoccupée par la montée de la tension entre les militants des deux candidats, soldée d’ores et déjà par la perte de vie humaine et de nombreux blessés graves durant la nuit du 10 au 11 septembre 2010 à Conakry.
Force est de constater que malgré la signature de cet accord, il subsiste de réels risques de confrontations entre ethnies, partisans de l’un ou l’autre candidat, qui pourraient déboucher même en une guerre civile.
La RADDHO condamne fermement ces manifestations violentes, les incendies du matériel électoral, incompatibles à la règle du jeu édictée lors du protocole d’accord indispensable pour la cohésion du pays.
La RADDHO exhorte donc les deux candidats à tempérer et à sensibiliser leurs militants pour éviter toute confrontation violente susceptible de ramener l’instabilité dans le pays. Le fait d’avoir dû reporter la date du second tour prévue pour le dimanche 19 courant constitue un fait alarmant, très grave. Elle invite aussi le Groupe de Contact International sur la Guinée, le CNT, la CENI, le FOSSEPEL et le MATAP à assumer leurs responsabilités face à cet état de fait afin que tous ces efforts mis en place cette dernière ne finisse pas en un bain de sang et que les élections se fassent jusqu’au bout dans un climat de quiétude, et de diligenter les enquêtes nécessaires, d’accélérer la reforme de l’armée et des forces de sécurité.
Fait à Genève le 20 Septembre 2010
Africaguinee.com
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  Rubrique: Politique  date: 21-Sep-2010 à 11:27:34  Partager:   :  |