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Transition en danger: Quand nos politiciens jouent avec le feu...





Après “l’incendie” allumé par le plus “Doré” de notre gouvernement, Cellou Dalein Diallo et Alpha Condé sont attendus une nouvelle fois à Ouagadougou pour voir le « Docteur » Compaoré, pour soigner cette crise qui risque de porter un coup fatal à la transition. D’ailleurs, même le tigre Konaté a pris son bâton de pèlerin pour rencontrer « Braise » Compaoré pour éteindre ce énième « incendie » allumé par nos politiciens pyromanes. Certes cette vague de pèlerinage à Ouagadougou, prouve une nouvelle fois, l’incapacité chronique des Guinéens à « laver leur linge sale en famille ».Seulement, à force jouer avec le feu, nos politiciens pyromanes risquent de tout perdre. Car certains signes nous montrent que les Guinéens ont intérêt à se trouver rapidement un « président » par les urnes. Voyons de plus près…

« Braise » Compaoré : Un pompier inquiet…

Le 3 août dernier, le médiateur Compaoré était en visite à Cona-cris pour demander l’organisation rapide du second de la présidentielle. A peine le président du Faso a quitté le sol guinéen, que Jean-Marie le plus « Doré » de nos ministres, a annoncé son intention d’impliquer son gouvernement dans la grande « mamaya » du 19 septembre. Avec cette « piqûre », le premier ministre a soulevé un tollé général au sein de la classe politique, chacun tirant le drap de son côté. Résultat, Alpha Condé et son « Arc-en-ciel », Cellou Dalein Diallo et même Sékouba Konaté se succèdent au Palais de Kosyam de Ouaga pour solliciter l’aide du « pompier » Compaoré. Seulement, la crise guinéenne n’est pas le seul souci, du président Compaoré, au contraire…




Primo, « Braise » Compaoré doit régler un gros souci, suite à l’annonce de sa candidature pour les élections présidentielles de Novembre prochain. Après sa désignation par le parti Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), pour l’élection présidentielle le 22 août dernier, les adversaires de Compaoré craignent qu’il ne modifie la constitution pour rester au pouvoir après 2015, s’il est réélu (chose à ne pas douter…).Devant ce remue-ménage, Compaoré doit préparer activement le terrain pour mieux confirmer sa victoire à la présidentielle du 21 novembre. Et ses adversaires sont bien décidés à freiner son long règne depuis son accession sanglante à la présidence, un matin du 15 octobre 1987, suite à l’assassinat de Thomas Sankara. Et dire que nos politiciens pyromanes jettent de l’huile sur le feu, il y a de quoi frémir.


Secundo, la Côte d’Ivoire qui est un Etat voisin du Burkina est toujours en « convalescence », avec le boulanger Laurent Gbagbo, toujours prêt à rouler ses adversaires dans la farine. Seulement, la crise ivoirienne est une préoccupation majeure pour « Braise » Compaoré qui assure également la médiation dans ce pays. Mais à la différence de la Guinée, Compaoré risque gros du côté d’Abidjan, car des millions de Burkinabè travaillent dans les plantations ivoiriennes. Une reprise des hostilités en Côte d’Ivoire, aura des conséquences fâcheuses pour le Burkina, dont l’économie est très liée à celle de son gros voisin. Inutile de dire que si les ivoiriens échouent le 31 octobre pour élire (enfin) leur président, Compaoré aura de la peine à dormir dans son palais de Kosyam. Et dire que les Guinéens continuent de jouer avec le feu, il y a de quoi frémir…

Tertio, depuis l’enlèvement et l’exécution de plusieurs touristes occidentaux au Sahara, le Burkina Faso est sur le qui vive, face à la menace terroriste qui touche ses deux voisins : le Mali et le Niger. Depuis plusieurs semaines, le locataire du palais de Kosyam a renforcé les mesures sécuritaires pour éviter une contagion terroriste au Burkina. Quand on sait que l’une des cartes de visite de Compaoré pour séduire les électeurs burkinabè et rassurer les occidentaux , c’est son rôle de médiateur, une attaque terroriste va porter un coup fatal à son image de faiseur de paix de la sous région si son pays est….instable ! Et dire que nos politiciens pyromanes jettent de l’huile sur le feu, il y a de quoi frémir…


Communauté internationale : nos « amis « s’impatientent…

Depuis l’arrivée de notre Dadis national au pouvoir, le 23 décembre 2008, la communauté internationale est au chevet de la Guinée, pour « restaurer l’ordre constitutionnel », souillé par Dadis et ses compagnons. Après des mois de sanctions et les massacres du 28 septembre, nos « amis » ont accordé un sursis à la Guinée. Avec les accords de Ouaga, Paris et Washington ont misé sur le tigre Konaté pour diriger la jungle guinéenne. Seulement, une fois Dadis écarté, les alliés du (défunt) Forum des forces vives sont devenus des ennemis déclarés. Hélas, dans leurs querelles (Jean-Marie Doré, Cellou et Alpha), les "Ex" des forces vives, vont porter un coup fatal aux fragiles accords de Ouaga. Ils oublient que nos « amis » occidentaux ont mis des millions de dollars pour organiser les élections. Cette dette, nos « amis » espèrent bien la récupérer à travers des investissements juteux dans le pays après les élections. Mais avec les querelles intestines au sein de la classe politique guinéenne, nos amis sont à la limite du supportable et leur colère, risque de ramener le pays dans les abysses…




Primo, nos amis risquent de geler leur soutien à la restructuration de l’armée. Avec le statu quo actuel, nos « amis » perdent des sous et si nos lakoudous ne touchent plus leurs salaires, imaginez la suite. Et Dieu sait que l’entretien de l’armée coûte cher aux finances de l’Etat. Avec des politiciens pyromanes qui accusaient l’armée de confisquer le pouvoir, Jean-Marie Doré et nos deux candidats donnent le mauvais exemple à nos lakoudous, qui n’hésiteront pas à reprendre le pouvoir. Surtout si leurs salaires se font attendre… Et dire que nos politiciens pyromanes jettent de l’huile sur le feu, il y a de quoi frémir…


Secundo, nos braves populations sont très excitées par cette crise sans fin. Si nos « amis » oublient la Guinée, la crise économique ne laissera aucune chance à la transition, car la majorité de nos compatriotes cherchent à survivre dans une galère indescriptible. L’espoir suscité par l’élection d’un président civil, qui apportera « les miracles », risque de tomber à l’eau et la colère de nos populations est à craindre. Sans oublier que les discours irresponsables de nos politiciens qui tirent sur la fibre ethnique pour sauver leurs carrières, ne soulagent pas le moral de nos populations. Et dire que nos politiciens pyromanes jettent de l’huile sur le feu, il y a de quoi frémir…

Tertio, les autorités de la transition (gouvernement, Cour suprême, Conseil national de transition, CENI…) risquent de se taper dessus. Si nos « amis » qui sont les garants des accords de Ouaga se retirent, chacune de nos institutions deviendra…caduque et bonjour la pagaille !Pire, le Président de la transition, Général Sékouba Konaté (dont la santé fragile interdit toute prolongation ) risque de jeter l’éponge. Sans l’aide de nos « amis », le Général Konaté ne pourra pas remplir sa mission, face aux querelles intestines dont le pyromane Jean-Marie Doré se retrouve dans l’œil du cyclone. D’ailleurs, le CNT, la CENI ont tous refusé le projet de décret du premier ministre Doré qui veut modifier le code électoral. Alors faut –il virer Doré et nommer un nouveau PM ? Pas facile, surtout que le candidat Alpha Condé soutien son projet. Et un boycott de ce vieux crocodile n’est pas à exclure. Dans cette pagaille, la Cour suprême n’a pas grand-chose à dire. Et si l’Etat ne fonctionne plus, comment maîtriser les passions et les ego des partisans de nos deux candidats opposés ? Difficile d’imaginer l’anarchie qui guette le pays, si nos institutions se tirent des boulets rouges au nom des « accords de Ouaga ».Et dire que nos politiciens pyromanes jettent de l’huile sur le feu, il y a de quoi frémir.

Pour finir, il est dommage de constater que les Guinéens aiment se faire peur. Alors que leur pays aspire enfin à une élection démocratique avec un président civil, voilà que nos politiciens pyromanes s’activent à souffler sur les braises héritées de nos cinquante ans de galère et de dictature. Hélas, en cette période de Ramadan, les Guinéens doivent prier pour que nos « imams » qui conduisent la transition ne se trompent pas dans leur prêche. Bien entendu, la communauté internationale, le médiateur « Braise » Compaoré sont au chevet de la Guinée pour l’accouchement d’un président démocratiquement élu. Encore faut-il que les Guinéens votent pour le candidat qui fait l’unanimité : leur patrie ! Car nos politiciens pyromanes sont prêts à tout pour se mettre à table devant la « mangeoire » de la République !Et nos pauvres populations doivent refuser de mourir pour ces « ingrats » qui n’hésiteront pas à pactiser avec le diable, pour conforter leur Kibanyi. La bonne nouvelle, c’est que les griots de la république ont promis prêcher l’unité nationale dans un album qui sortira le 15 septembre prochain. En attendant, nos deux candidats sont attendus cette semaine au Palais de Kosyam pour recevoir des « conseils » du médiateur Compaoré. Est-ce le premier face-à-face Cellou Dalein- Alpha Condé ? Espérons que le futur président de la Guinée ne soit pas une marionnette du maître de Ouagadougou. Mais ceci est une autre histoire. A la semaine prochaine !

Amadou Diallo
Pour Africaguinee.com




  Rubrique: Coup de gueule  date: 30-Aug-2010 16:28:52  Partager:   :

 

 
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