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Projet de décret de Jean-Marie Doré:" Ce n'est pas une décision du gouvernement", précise le ministr

L'actuel ministre de l'élevage, Mouctar Diallo a déclaré que le projet de décret visant à modifier l'article 2 paragraphe 2 du code électoral "n'est pas une décision du gouvernement".Avec son parti les Nouvelles Forces Démocratiques, Mouctar Diallo s'oppose à toute modification des règles de jeu avant le second tour.Au micro de nos confrères de l'Indépendant, il revient aussi sur son bilan à la tête du département de l'élevage...
L’indépendant : Bonjour Monsieur Mouctar Diallo, votre nomination comme ministre a été perçue comme une victoire pour la jeunesse guinéenne. Pouvez-vous nous faire aujourd’hui un bilan de votre passage au département de l’élevage, après six mois de fonction ?
Mouctar Diallo : Merci de m’avoir donné l’opportunité de m’exprimer dans vos colonnes. Je ne parlerai peut-être pas d’un bilan, mais plutôt des actions importantes que nous avons réussi à réaliser en si peu de temps au ministère de l’élevage. Vous savez, il faut d’abord rappeler que c’est un nouveau ministère. Donc, il fallait tout mettre en place, surtout qu’il s’agit d’un secteur qui était négligé et qui n’a jamais été une priorité pour nos gouvernements précédents. Vous comprendrez donc que notre premier challenge était d’ériger le secteur de l’élevage comme étant une des priorités de l’Etat. Parce que, c’est un secteur porteur de croissance économique qui peut contribuer efficacement à la sécurité alimentaire et à la lutte contre la pauvreté. C’est dans cette dynamique que nous nous sommes lancés. Et aussitôt nous avons mené des réflexions profondes qui nous ont permis d’élaborer un plan d’action d’urgence comportant treize (13) actions fortes. Et dans le cadre de sa mise en oeuvre nous nous sommes rendus sur le terrain pour faire un diagnostic clair de la situation. C’est ainsi que nous sommes partis sur le terrain, et avons constaté de visu les difficultés liées au secteur. Notamment dans le domaine des abattoirs, quand on a visité les abattoirs de Conakry, j’étais scandalisé par l’état défectueux, dégradant des lieux. Ce qui était aussi dangereux pour la santé des populations suite au mauvais traitement de la viande livrée à la consommation. C’est ainsi que j’ai pris la décision de tout mettre en œuvre pour rénover à minima l’abattoir de Coléah et les deux autres aires d’abattages de Matoto et Ratoma. Et mieux de construire un abattoir moderne digne de ce nom qui, il faut le rappeler, est un vieux projet du ministère de l’élevage.
Monsieur le ministre l’une de vos premières actions a été la campagne d’abattage des chiens errants et que les populations avaient d’ailleurs bien appréciée. Mais contre toute attente cette campagne a fait long feu. Pourquoi ?
Effectivement, quand on a fait une visite de terrain, nous avons été surpris par la présence des chiens errants dans toute la ville. Pis les chiens avaient accès à tous les abattoirs et hôpitaux de la ville. Ce que nous avons trouvé très inquiétant. Parce que vous n’êtes pas sans savoir que la morsure du chien peut être source d’infection. Notamment la rage qui est devenue un phénomène international inquiétant. C’est pourquoi d’ ailleurs, il y a désormais la journée internationale de la rage. Et en Guinée, les statistiques sont très inquiétantes à cause du nombre élevé de cas de rage décelés dans nos hôpitaux et centres de santé. Nous nous sommes alors dit de procéder immédiatement à l’abattage des chiens et chats errants. Car ils constituent de véritables réservoirs de maladies, de virus et de microbes. Et vu les résultats probants sur le terrain, ça été bien apprécié par l’ensemble des populations. Aussi contrairement à ce que vous pensez, la campagne d’abattage de chiens errants continue. On a décidé d’arrêter momentanément à cause de la pluie. Et nous avons déjà fait des communiqués pour informer l’opinion guinéenne, puisqu’il est fortement déconseillé de faire ce genre d’action pendant la saison des pluies. Cela est dû aux produits toxiques utilisés, qui sont très dangereux pour la santé humaine. Nous comptons donc reprendre cette campagne dès après la période pluviale. En tout cas, ce n’est pas une action de feu de paille ou une action de plus. Aujourd’hui, nous sommes sollicités dans toutes les préfectures et sous-préfectures du pays. Où cette maladie est en train de décimer les bétails des populations.
Vous avez procédé récemment à la pose de la 1ère pierre pour la construction d’un abattoir moderne dans la préfecture de Dubréka. Peut-on savoir les critères du choix de ce site hors de Conakry ?
Oui. Il faut savoir que le site de Coléah ne peut plus contenir un abattoir à cause de l’augmentation démographique et de l’occupation sociale et urbaine. C’était donc techniquement mieux que l’abattoir soit hors de la ville, c’est la première raison. La deuxième, est que c’est là -bas qu’on a eu un site. Si vous voyez comment la viande est traitée dans nos abattoirs vous n’aurez pas envie de la consommer. C’était donc un défi pour moi de réussir ce projet. Nous nous sommes attelés à mener des démarches sur tous les fronts pour obtenir les financements. Ceci pour la réalisation de cet abattoir moderne et des boucheries communales. Comme je le dis, il s’agit d’un vieux projet qui date de très longtemps. Ainsi nous avons relancé la coopération brésilienne qui était bloquée. Mais il y a eu des obstacles au niveau du ministère des finances et de la Banque centrale, qui ont estimé que les conditions posées par la société brésilienne dans le cadre d’un préfinancement étaient inacceptables. Ces conditions seraient contraires au principe qui lie la Guinée aux institutions de Breton Wood, notamment le FMI (Fond Monétaire International). Il faut dire que la société avait demandé une lettre de garantie, et les remboursements sur la base du taux Labor. Il s’agissait donc d’un prêt non constitutionnel. Et à cause de cela, le ministère des finances et la banque centrale n’ont pas accepté la proposition brésilienne. Or pour nous, toujours pour relever le défi, il fallait trouver des alternatives. Ainsi nous avons lancé de nouveau des appels d’offres et mené des contacts. Il y a eu donc d’autres propositions qui ont fait l’objet d’une consultation restreinte au niveau du ministère des finances qui, finalement, a choisi la proposition de Gui-Co-Press. Cela non seulement en termes de coût mais aussi en termes d’offres techniques. Par exemple dans la réalisation du projet Gui-Co-Press S.A. qui prévoit l’abattage de 500 bœufs par jour, alors qu’avec la société brésilienne c’est 200 bœufs par jour. Aussi le taux de remboursement se fera en francs guinéens, alors qu’avec les brésiliens c’était en devises. C’est donc pour toutes ces raisons que le ministère des finances qui est seul habilité à engager l’Etat, a signé le contrat avec la société Gui-Co-Press. Le coût du projet d’environ 60 millions de francs guinéens pour une durée de réalisation de 18 mois. Nous estimons que la réalisation de cet abattoir évitera à la population de consommer de la viande de mauvaise qualité. Parce qu’il y a lieu de savoir qu’aujourd’hui 60% des maladies humaines sont d’origine animale. Ce qui permettra aux populations d’économiser les milliards qu’elles utilisent pour se soigner mais aussi à l’Etat d’orienter les milliards qu’il dépense dans le cadre de la santé, dans d’autres secteurs de croissance. Je tiens à préciser que le ministère de l’élevage n’ayant pas de fonds disponibles, on a donc fait recours à l’option de préfinancement. Le coût total de financement du projet est payé par les budgets de 2011 et de 2012. Ce n’est donc pas l’argent mobilisé maintenant qu’on a donné à la société Gui-Co-Press. C’est la société qui finance à hauteur de 50%, d’ici là , nous saurons dans le budget de 2011 qui va prendre le reste du coût. Cette précision est importante parce que certains estiment que le contexte actuel n’était pas favorable au financement d’un tel projet. Ils pensaient que c’est de l’argent mobilisé immédiatement et remis à la société. Mais comme on l’a dit plus haut, le coût du projet est pris en charge dans les budgets de 2011-2012 de l’Etat. La réalisation de ce projet met aussi la Guinée sur le même niveau que certains qui ont des abattoirs qui remplissent des conditions d’hygiène et environnementales reconnues par les organisations internationales de la santé animale. Cet abattoir moderne aura tous les mécanismes de traitement des eaux usées, des cornes, de la peau animale. Il prendra aussi en charge l’installation électrique, d’eau, la construction de logements, le transport de la viande dans des camions frigorifiques aux neuf blocs de boucheries modernes, dans les cinq communes de Conakry et dans celle de Dubréka. Donc les infrastructures qui vont être réalisées se substitueront carrément aux infrastructures actuelles, qui ne répondent plus aux critères d’abattoirs modernes. Et une fois finies, on ne parlera plus des abattoirs de Coléah, de Matoto et de Ratoma. Ils seront supprimés et remplacés par de nouvelles infrastructures.
Quelles sont les actions entreprises aujourd’hui pour améliorer la production animale ?
Il faut dire que nous avions mis en œuvre beaucoup d’actions importantes qui prennent en charge l’ensemble du secteur de l’élevage. Nous avons réalisé des actions pour renforcer les capacités de production des éleveurs. Cela en prenant en charge le traitement des bêtes, la recherche et la mise à disposition des médicaments, notamment les vaccins. Aujourd’hui, en collaboration avec la CONEG (Coordination Nationale des Eleveurs de Guinée) on n’a réussi à renforcer les capacités de beaucoup d’éleveurs. Et qui parviennent actuellement à mieux traiter et commercialiser leur cheptel. On leur a permis aujourd’hui de ne plus se déplacer au gré des saisons, et de s’installer à des endroits précis. Grâce à cette sédentarisation, ils parviennent désormais à scolariser leurs enfants qui, dans un passé récent vivaient dans l’analphabétisme total. Aussi, la création d’une telle condition leur a permis d’accroître leur revenu. Mais surtout, cela a permis d’éliminer les conflits récurrents entre éleveurs et agriculteurs. Et comme vous devrez le savoir, ces conflits qui étaient parfois mortels obligeaient nos éleveurs d’immigrer de façon massive vers les pays limitrophes, transportant ainsi avec eux, le cheptel guinéen. Une triste réalité que nous avons pu corriger à travers les nombreux efforts et actions réalisés par mon équipe. Ce qui se révèle aujourd’hui par la satisfaction de nos éleveurs qui ont la chance d’avoir enfin un gouvernement qui est à leur écoute et qui prend en charge leurs problèmes. Donc, c’est une action qui se révèle efficace d’un partenariat fructueux public/privé, qu’on réussit à mettre en œuvre. Ce qui est aujourd’hui, beaucoup apprécié par nos partenaires, notamment les éleveurs.
M. le Ministre, tout comme l’agriculture, l’élevage est un secteur non le moindre dans le développement socio économique de notre pays. Quel est l’apport de ce secteur au budget national ?
Comme je l’ai dit tantôt, l’élevage est un secteur porteur de croissance, qui contribue au PIB (Produit Intérieur Brut) du pays. Il contribue à la lutte contre la pauvreté et favorise la création d’emplois. C’est donc un secteur extrêmement important qui, s’il est valorisé, va dynamiser l’économie nationale. De nos jours, il contribue dans le PIB de l’agriculture à hauteur de 20% et 3,4% au PIB national. Ce qui dénote combien de fois, ce secteur est stratégique. C’est pourquoi il devrait bénéficier d’une attention soutenue de l’Etat et d’un appui important de nos partenaires au développement.
M. le Ministre, en votre qualité de leader politique et représentant du parti NFD, vos mandants avaient menacé de vous retirer du gouvernement si jamais la date des élections n’était pas fixée au mois d’août. Cette date a été finalement fixée pour le 19 septembre prochain. Peut-on savoir pourquoi Mouctar n’a pas quitté la barque ?
C’est vrai, j’avais même dit, avant de prendre fonction au ministère de l’élevage, que quand j’estimerai que je n’arrive pas à influencer positivement au sein du gouvernement pour la réussite de la transition qui passe nécessairement par un processus électoral réussi, j’allais démissionner. Parce que si nous avons accepté de prendre part à ce gouvernement, c’est pour contribuer à la réussite de la transition. Cela voudrait dire que si nous n’étions pas dans les conditions nous permettant d’accomplir notre mission, il était impératif que je démissionne. Et mon parti, NFD, l’a réitéré en disant que si on n’arrivait pas à fixer la date du 2e tour dans les deux dernières semaines du mois d’août, sans aucune explication plausible et pertinente, le parti allait me retirer du gouvernement. Ce qui était tout à fait évident, c’est une décision du parti que je partage entièrement. Maintenant même si la date n’a pas été fixée comme le parti l’avait souhaité, grâce à cette pression et à d’autres, on a quand même réussi à amener les organisateurs à fixer une date. N’oubliez pas qu’on avait commencé à délirer à propos de cette date. Parce que l’on avait commencé à parler du mois de décembre voire de 2011 pour l’organisation du second tour. Nous estimons donc que grâce à cette pression, les choses ont été accélérées. Ce qui est donc pour nous un motif de satisfaction. Puisque nous estimons que la date du 19 septembre est acceptable. Cela dans la mesure où elle est consensuelle, car elle est issue d’un processus de concertation de l’ensemble des acteurs de la transition. On peut donc dire qu’elle est l’aboutissement d’une concertation inclusive et participative de l’ensemble des acteurs du pays. En dépit donc du contexte actuel et de certaines contraintes, nous pensons que la date du 19 septembre est acceptable.
Le Premier Ministre, aurait introduit une proposition pour que le MATAP et la CENI soient chargés conjointement de l’organisation du second de l’élection. En tant que ministre et homme politique quelle est votre opinion vis-à -vis de cette approche ?
D’abord, je dis que ce n’est pas une proposition du gouvernement, parce qu’elle n’est pas issue d’une discussion du conseil des ministres. Donc ce n’est pas une décision du gouvernement. Ce que je peux dire, notre parti N.F.D. est catégoriquement opposé à cette décision, si elle est vraie. Cela pour la simple raison que nous estimons que le moment n’est pas opportun pour changer les règles du jeu. Nous estimons qu’on a déjà fait un premier tour, ce n’est donc pas le moment de changer les règles du jeu. C’est comme dans un match de football, on ne peut pas s’arrêter en cours de jeu pour demander qu’on change l’arbitre, à ce qu’on change les règles du jeu ou le terrain. Tout en sachant que l’arbitre n’était pas le meilleur et les règles aussi n’étaient pas les meilleures. Ce qui est important, c’est de savoir que nous étions tous d’accord d’aller sur la base d’un minimum consensuel. Et tout le monde savait qu’on ne peut pas avoir des élections parfaites, car nulle part au monde, on ne peut avoir des élections parfaites. Surtout en Guinée, qui vient de très loin et qui est soumise à beaucoup de contraintes. Donc pour nous, il faut laisser les règles du jeu telles quelles et aller au 2e tour le 19 septembre. Afin que les Guinéens élisent leur président et retrouvent l’ordre normal de la démocratie. Ceci pour permettre à notre pays de retrouver le concert des nations démocratiques.
Vous vous opposez donc à l’implication du MATAP dans le cadre de l’organisation du second tour ?
Il faut déjà rappeler que le MATAP est impliqué dans le processus électoral. Parce que le MATAP apporte son appui technique à la CENI. Et mieux, on vient d’adopter une constitution qui confie l’organisation des élections à la CENI. Donc on ne peut pas, après avoir adopté cette constitution, la remettre en cause. Et d’ailleurs, la CENI a sollicité l’appui technique du MATAP qui, à cet effet, participe d’une façon ou d’une autre à l’organisation au processus électoral. Peut-être, aurait-on pu demander une co-organisation des élections entre la CENI et le MATAP. Mais, cela est un autre débat. Ce n’est donc pas le moment, à partir du moment où le processus électoral est déjà enclenché. Ce débat, à mon avis, ne doit être posé qu’après le 2e tour. Je précise que je suis opposé pour le moment que les règles du jeu soient changées. Parce que, cela va participer à retarder le processus électoral et remettre en cause les acquis, ce qui risque d’occasionner d’autres dérives qui compromettront les acquis de la transition.
Certains partis politiques mécontents de cette attitude du Premier Ministre, réclament aujourd’hui son départ. En tant que membre du gouvernement, que dites-vous ?
Ecoutez, pour l’instant, je n’ai pas d’informations sûres qui prouvent que le Premier Ministre a enclenché cette action. Et dans tous les cas, on n’en a pas discuté au niveau du gouvernement. Ensuite, ceux qui demandent sa démission sont libres de le faire. Je pense que c’est leur droit à l’expression.
Et si l’on ne parvenait pas à respecter la date du 19 septembre, quelle sera votre réaction ?
Il faut non seulement dire que cela n’est pas souhaitable et acceptable, mais si cela devrait malheureusement arriver, le parti NFD prendra ses responsabilités.
Que voulez-vous dire ?
Le moment venu, le parti communiquera là -dessus. Mais pour le moment, soyez sûrs que nous sommes à l’avant-garde du combat pour la démocratie. Et pour rien au monde nous ne mettrons dans une logique de compromission les acquis obtenus grâce au sacrifice humain de beaucoup de nos concitoyens. N’oubliez pas qu’avant qu’on en arrive là , il y a eu beaucoup de sacrifices, les gens ont donné leur vie pour que nous soyons là . Nous continuerons donc le combat jusqu’à l’instauration d’une véritable démocratie en Guinée.
A quelque semaines du second tour, la plupart des partis non candidats à la présidentielle se sont déjà ralliés soit à l’UFDG de Cellou Dalein Diallo soit au RPG d’Alpha Condé. De quel côté est votre parti, NFD ?
Il faut rappeler que suite à une large concertation entre les différentes instances du parti, on avait décidé de ne pas faire acte de candidature et d’observer une neutralité. Et également d’œuvrer pour la non violence et le respect du verdict des urnes à travers des actions citoyennes de sensibilisation. Mais actuellement, la majorité de nos bases (militants et sympathisants) demande qu’on revoie notre position. Cela en tenant compte du fait que le contexte a changé. C’est pourquoi, depuis quelques jours nous sommes en train de mener des concertations et des réflexions au niveau du parti. C’est donc fort possible que, dans les prochains jours, nous nous mettions dans la direction souhaitée par la majorité de nos militants et sympathisants pour prendre une position entre les deux candidats. Cela devra être décidé au cours d’une assemblée générale conformément aux principes de fonctionnement du parti. C’est dire que bientôt nous allons ouvrir des consultations avec les deux candidats. Nous allons ainsi voir sur la base de nos idéaux, de nos principes, de nos valeurs et ambitions, lequel des deux candidats il faut soutenir pour ce second tour.
J’exhorte tous les Guinéens de se mettre au-dessus de certaines considérations, notamment ethniques et régionalistes. Et de fonder leur choix sur les programmes de société, les valeurs et principes véhiculés par les différents candidats. Pour que la Guinée sorte gagnante de cette élection. Car il n’y a pas un Guinéen de moins ou un Guinéen de plus. Nous sommes tous des Guinéens et nous avons un destin commun.
Propos recueillis par Samory Keita
Source:L’Indépendant
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  Rubrique: Interview  date: 26-Aug-2010 à 20:18:28  Partager:   :  |
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