
Le Premier Ministre de la transition Jean-Marie Doré a lancé officiellement les activités du haut commissariat aux droits de l’homme (HCDH) en République de Guinée ce vendredi 13 août 2010 au Palais du peuple à Conakry.
La cérémonie a été présidée par le représentant du HCDH, Ahowanou Agbessi. Le ministre de la justice garde des sceaux Général Siba Lohalamou, le coordonnateur du système des Nations Unies en Guinée Antony Ohemens Boanah, les corps diplomatiques accrédités en Guinée, les membres du gouvernent guinéen et de nombreux invités ont pris part à cette cérémonie.
Le représentant du HCDH, Ahowanou Agbessi a expliqué que son institution va "suivre attentivement la situation des droits de l'homme à travers tout le pays ; coopérer avec le gouvernement dans l'application des normes internationales de droits de l'homme, dans l'adoption des législations appropriées, dans la formation et l'enseignement des droits de l'homme ; assister le gouvernement dans la mise en œuvre des recommandations formulées dans les différents rapports nationaux et internationaux pertinents ; coopérer avec le gouvernement dans d'autres domaines ayant un impact sur la promotion et la protection des droits de l'homme, notamment la reforme du système judiciaire et l'établissement de mécanismes de justice transitionnelle ; conseiller et assister le gouvernement et les acteurs de la société civile dans la mise en place des institutions nationales de promotion et de protection des droits de l'homme ; conseiller et assister notamment les forces de sécurité, le personnel pénitentiaire, la magistrature, les organisations de la société civile et les individus sur les questions relatives à la promotion et à la protection des droits de l'homme ; s'assurer que les recommandations et les décisions des organes conventionnels des nations unies et des autres organisations internationales sont prise en compte par les autorités et que des mesures spécifiques sont adoptées pour leur mise en œuvre ; conseiller et assister les nations unies en Guinée sur les questions de promotion et de protection des droits de l'homme, ainsi que sur l'intégration des droits de l'homme dans leurs activités et programme ; faire rapport au haut-commissaire, qui communiquera, selon la situation et le besoin, les informations pertinentes au conseil des droits de l'homme, au secrétaire général et à l'assemblée générale des nations unies".
Le ministre de la justice garde des sceaux Général Siba Lohalamou rassure que la Guinée a déjà accepté les 114 recommandations qui lui ont été faites par les nations unies pour le respect des droits de l'homme au plus haut niveau, exceptée l'abolition de la peine de mort. il précise que la Guinée va examiner cette recommandation (l'abolition de la peine de mort).
Le Premier Ministre de la transition Jean-Marie Doré quant à lui déclarer que la Guinée, comme d'autres pays africains, ne pourra atteindre le stade de la France ou des États Unis d'Amérique en matière de respect de droits de l'homme comme par exemple l'utilisation de la chicote, qu'à l'espace de 20 ; 30 voir 50 ans. Jean-Marie explique qu'en d'autres termes, les pays du tiers monde sont en avance (en matière de respect de droits de l'homme) sur les pays développés. Faisant allusion à la présence des États Unis d'Amérique en Iran, il explique que les plus grands violeurs des droits de l'homme sont les super-puissances qui ne cessent de dicter des règles de conduites au tiers monde.
Jean-Marie Doré termine en insistant que la Guinée est prête à respecter, au plus haut niveau, tous les droits de l'homme exceptée l'homosexualité. Il prévient qu'il n'est pas question de songer à l'homosexualité en République de Guinée, encore moins de son vivant.
Un compte-rendu de Abdourahamane Bakayoko
Depuis Conakry pour Africaguinee.com
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  Rubrique: Société  date: 16-Aug-2010 à 10:03:09  Partager:   :  |