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Detail de la News

La face cachée des élections en Guinée





Il y a quelques jours, des nounous sont sorties à Kaloum pour « taquiner » le Tigre Konaté qui pilote la transition guinéenne. Comme par hasard, les regards se sont braqués sur Sidya Touré, devenu le souffre douleur tous les « laveurs de chat » qui veulent se faire voir chez le Général Konaté qui avait menacé de quitter son kibanyi tant convoité par nos opposants-opposés. Quelques jours avant, Sidya Touré avait indexé le Général Konaté:Je pense que c’est sur instruction du Président de la Transition que la Ceni a réintégré les voix du RPG qui n’auraient pas dû être prises en compte. Et ce qui devrait arrivé, arriva!Une nouvelle fois, les Guinéens ont frôlé le pire avec cette fragile transition .Cet épisode aussi pathétique que dangereux nous révèle néanmoins certains signes quand à la suite de la transition dans le pays. Voyons de plus près…

Hypocrisie : une arme pour se faire des sous…

Après « l’affront » subie par le tigre Konaté, les « laveurs de chats » affluent pour renouveler leur soutien au président intérimaire. Dans cette course morbide à la reconnaissance, Sidya Touré est devenu le « mouton noir « de la transition. Une sorte de « Judas » qui a osé salir l’honneur du tigre qui pilote notre jungle depuis …le 15 janvier avec les accords de Ouaga. Et ils sont nombreux ces « laveurs de chat » qui affluent pour remonter le moral du….Général. Mais voyons quelques uns…

Primo, dès l’annonce d’une menace de démission imminente de Konaté, les autorités de la transition dont le PM Jean-Marie Doré et son staff au grand complet, Hadja Rabiatou Diallo du CNT et les chefs des institutions (dont la CENI), tout le monde a couru pour « supplier » le Général .Dans cette course démagogique, des larmes ont coulé et les pauvres nounous qui ont insulté le Général ont été diabolisées tout comme leur leader Sidya Touré. Gare au petit chef qui sera absent lors de ce rituel chez Konaté où chaque invité rivalise dans l’excès de zèle et de loyauté au Général. Et cela, au nom de la … « démon-cratie ».




Secundo, nos gouverneurs de région ont couru depuis leurs terriers pour « soutenir » le tigre. Bien entendu, le comportement « peu héroïque « de Sidya a été dénoncé par ces « laveurs de chat » devant l’éternel. En contre-partie, le Général les a offert un gâteau comme récompense : une bonne dose de galons, car nos colonels sont tous devenus des…Généraux de brigade ! Et cela, au nom de la … « démon-cratie ».

Tertio, nos « barbes blanches » ne sont pas en reste. Venus de leurs villages, nos « sages »affluent à Conakry pour « remercier le Général » et prier pour qu’il reste ! Evidemment, comme nos « invités » ne repartent jamais les mains vides, ils attendent naturellement le prix de la cola avant de quitter les lieux ! Imaginez la suite… Ces leaders d’opinions servent d’exemple à tous ceux qui veulent goûter au miel, en attendant le mois saint de Ramadan ! Et cela, au nom de la … « démon-cratie ».

Elections : des institutions …cacophoniques!

Evidemment, après l’annonce des résultats et les multiples plaintes liées aux fraudes, c’est le sauve qui peut au niveau des autorités chargées de….piloter ces élections. Comme de joyeux enfants, chacun jette la « patate chaude » sur l’autre histoire de fuir leurs responsabilités.

Primo, notre CENI est….malade à l’image de son chef Ben Sékou Sylla qui poursuit sa convalescence chez nos cousins gaulois !Mal préparée, championne de l’improvisation, notre CENI est accusée de tous les maux liés à ces élections. Du vainqueur aux perdants, tous indexent cette « boîte à élections » dont la gestion et le fonctionnement obscurs intriguent. Pour sa défense, la CENI indexe les « petits fraudeurs » qui rêvent de voir leur candidat dans le Kibanyi. Et cela, au nom de la … « démon-cratie ».




Secundo, la Cour suprême devrait confirmer les résultats annoncés du 27 juin. N’en déplaise aux « plaignants », une annulation des résultats proclamés du 27 juin, mettrai en péril tout le processus .Au mieux, malgré la volonté manifeste de certains candidats de contester les résultats, la Cour suprême devra sacrifier le « droit » pour sauver la « paix ». Inutile de dire que si Mamadou Sylla qui trône à la Cour suprême donne raison à un candidat, bonjour la pagaille ! Car même les candidats dont l’électorat se limite à leur famille, vont se lancer dans des contestations stériles et dangereuses. Autant donc valider les résultats, tout en reconnaissant quelques … »irrégularités » dans une belle langue de bois . Et cela, au nom de la … « démon-cratie ».

Tertio, devant la contestation des résultats, la CENI a craché sur le gouvernement de Doré accusé d’ 'indifférence et de désolidarisation à travers le ministère de l'Administration du territoire et des affaires politiques (MATAP).Coorganisateur des élections, le MATAP a tenu sa langue face aux diatribes de nos opposants-opposés qui ont mitraillé la CENI par des « maux » peu aimables. Evidemment, fidèle à son habitude, Jean-Marie Doré a mis les pieds dans le plat : « Je vous avoue qu’au moment où l’on proclamait les résultats de l’élection, certaines urnes continuaient encore à parvenir à la CENI. Pourtant elle avait suffisamment reçu d’argent plus qu'elle n’en avait demandé. De 30 milliards réclamés pour un premier temps, il a été finalement mis à sa disposition 45 milliards de nos francs. Ce qui pouvait lui permettre d’acheter des véhicules pour pouvoir mener à bien les déplacements et de faciliter la centralisation rapide des résultats…’’ ah….tiens, qui a raison ? Quand on sait que le manque de coordination entre le gouvernement et la CENI risque de compromettre les élections, Il y a de quoi frémir. Et cela, au nom de la … « démon-cratie ».

Communauté internationale : des « amis » au chevet de la Guinée

Depuis la menace de démission du Tigre, le ballet diplomatique continue à Conakry. Face à l’incendie déclenché par le pauvre…..Sidya, des sapeurs-pompiers ont vite couru pour sauver la paix. Et pas des moindres svp !Même, le cousin Barack Obama de l’Oncle Sam a vite griffé une note pour « féliciter » le peuple de Guinée et insister pour le maintien du Général à la tête de la transition. Comme cadeau (contre les critiques dont il est victime), Obama a offert une 4X4 blindée au Tigre pour continuer à rugir dans la jungle guinéenne. Mais cette attention quasi spontanée de la communauté internationale révèle certaines vérités soigneusement mises sous silence…




Primo, les accords de Ouagadougou qui ont éjecté le sanguinaire Dadis du Kibanyi ont été concoctés depuis….Rabat avec la bénédiction de Washington et Paris grâce à l’appui du « pacifiste » Blaise Compaoré ! Un départ prématuré de Konaté allait compromettre cet « acquis » obtenu aux prix du sang au lendemain des massacres du 28 septembre .Ce « bébé » dont la nourrice est bien sûr le tigre n’a pas encore fini de téter, tant qu’un nouveau Prési n’est pas élu. Et cela, au nom de la … « démon-cratie ».

Secundo, les richesses de la Guinée sont trop convoitées par les occidentaux, qui peinent à relancer leurs économies martyrisées par des crises et scandales à répétition. Laisser la Guinée sombrer dans le chaos, n’est pas une « bonne affaire » pour nos amis. Et tout est bon pour calmer les humeurs imprévisibles du Tigre Konaté. Et cela, au nom de la … « démon-cratie ».

Tertio, dans un contexte sous régional explosif, une Guinée en proie aux troubles aurait des conséquences terribles. Avec la menace terroriste au Mali, Burkina, Niger, les cartels de drogue en Guinée Bissau, une Côte d’Ivoire en « paix armée », un Nigeria en panne de succession, c’est un cocktail explosifs pour nos amis occidentaux qui cherchent des ressources. Et comme la Guinée a plein de ressources, nos candidats n’ont qu’à se tenir, car aucune contestation ne fera reculer nos « amis » qui ont beaucoup investit dans ces élections. Et cela, au nom de la … « démon-cratie ».

Au final, si les Guinéens ont surpris le monde par l’engouement populaire pour les élections lors du premier tour le 27 juin, ils devront surpasser leurs passions pour élire le successeur du Tigre Konaté. La bonne nouvelle, c’est que les cris du cœur des nounous de Sidya ont réveillé les esprits sur les dangers qui menacent cette transition. D’ailleurs nos institutions ont décidé de fumer le calumet de la paix pour mieux organiser le second tour. Encore faut-il que la sincérité et le patriotisme priment sur l’hypocrisie et la passion des uns et des autres. Avec une communauté internationale décidée à « finir avec la crise guinéenne », les Guinéens vont choisir l’un des leurs pour gouverner. Cependant, deux démons risquent de ruiner cette transition : l’ethnocentrisme et le régionalisme !Mais ceci est une autre histoire. A la semaine prochaine !

Amadou Diallo
Pour Africaguinee.com


  Rubrique: Coup de gueule  date: 16-Jul-2010 à 17:39:34  Partager:   :

 

 
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