
Malgré la mise en oeuvre de plusieurs projets et programmes de développement en Moyenne Guinée, la région administrative de Labé est l’une des plus pauvres du pays. Une partie très importante de la population locale ne dispose ni d’eau salubre ni d’installations d’assainissement. Nombreux sont les citoyens de la région qui sont exposés aux maladies infectieuses, aux parasitoses et aux maladies d’origine hydrique comme la tuberculose et le paludisme.
Le gouvernement guinéen avait adopté en 1992 une politique de population soutenue par un plan d’action opérationnel dont la mise en oeuvre cadrait avec les recommandations de la conférence internationale sur la population et le développement tenue au Caire en septembre 1994. Cependant, dix huit (18) ans après, les principaux indicateurs sociaux montrent que la région administrative de Labé est loin d’atteindre les objectifs du millénaire pour le développement.
Selon les statistiques disponibles au gouvernorat avec la commission régionale de populations et ressources humaines, 65% des populations de la région administrative de Labé vivent au dessous du seuil de la pauvreté avec moins d’un dollar par jour. Environs 38,9% des enfants de moins de 5 ans accusent un retard de croissance par rapport à l’âge contre une moyenne nationale de 40%.
Seulement 4% des ménages ont accès à l’électricité contre 20,7% au niveau national. Plus de 97% des familles utilisent le bois de chauffe comme combustible. Ce qui se traduit par une forte pression sur l’environnement.
Dans le domaine de la santé, l’espérance de vie à la naissance a
sensiblement augmenté, selon les spécialistes. Mais, les taux de mortalité maternelle et infantile restent encore très élevés, malgré l’évolution de la couverture vaccinale et d’autres mesures nutritionnelles. Il y a encore des groupes de populations locales qui ne disposent ni d’eau potable ni d’installations d’assainissement. Nombreux citoyens de la région sont exposés aux maladies infectieuses, aux parasitoses et aux maladies d’origine hydrique comme la tuberculose et le paludisme. Pendant que le taux d’accès
aux services de santé est de 40,1% contre une moyenne nationale de 56%.
Par ailleurs, la consommation croissante de tabac, d’alcool et de drogue par la couche juvénile entraîne une augmentation sensible de la prévalence des maladies chroniques parmi la population active. Aussi, si 55% de la population de la région sont des femmes, leur participation à la prise de décision est très faible. Seules 2% femmes occupent des hautes fonctions dans l’administration régionale. Cette situation n’est pas de nature à promouvoir l’égalité entre les sexes prônée par la conférence du Caire.
Un compte-rendu d’Idrissa Sampiring DIALLO
Depuis Labé
Pour Africaguinee.com
Tél: 00224 67 26 95 51
|
  Rubrique: Echos de nos régions  date: 13-Jul-2010 à 11:27:20  Partager:   :  |